Le pays réel
Population, ménages, emploi et jeunes NEET. Des stocks observés, avec des dates distinctes.
ENQUÊTE FINANCIÈRE · MAROC · 2027—2031
Un programme. 98 mesures.
Une question : comment faire tenir les comptes ?
LE PROGRAMME À L’ÉPREUVE DU CHIFFRAGEEnveloppe publique proposée, réserve incluse.
01 / REMONTER AUX SOURCES
Le point de départ : mesurer le pays, ses budgets et les services déjà financés. Puis isoler ce que le programme ajouterait.
Chaque valeur conserve son unité, son millésime, son périmètre et un lien vers le document d’origine.
Population, ménages, emploi et jeunes NEET. Des stocks observés, avec des dates distinctes.
Recettes fiscales, dépenses fiscales, crédits votés et trajectoire macroéconomique.
Éducation, santé, eau, protection sociale, régulateurs et rapports sectoriels.
Les deux compléments HCP et MEF apportent six paramètres macro-budgétaires. Les 40 références initiales comprennent des sources exploitées et des compléments documentaires.
02 / L’ENQUÊTE A AUSSI SES ANGLES MORTS
Une donnée nationale ne remplace ni une liste de bénéficiaires, ni un devis, ni une recette votée. Ces absences changent le prix final.
Revenus des ménages, petites pensions, rémunérations minimales et recours réel à la garantie jeunesse.
CONSÉQUENCE · Le volume d’ayants droit reste à valider.Jours de stocks, irrigation à 80 %, intégration industrielle, défense et flotte maritime.
CONSÉQUENCE · Une enveloppe ne certifie pas l’objectif physique.Assiette fiscale nouvelle, crédits reprogrammables, pénalités, apports des partenaires et passifs des caisses.
CONSÉQUENCE · Les leviers proposés doivent être sécurisés.La transparence sur ce qui manque
fait partie de la crédibilité.
03 / PASSER DE LA PROMESSE À UNE QUANTITÉ
Pour calculer, il faut choisir un barème, un volume et un calendrier. Voici des choix de mise en œuvre proposés, à faire valider.
Une aide au mariage de 5 000 DH par couple. Un ciblage proposé ; aucun droit futur déduit automatiquement du flux de mariages.
500 DH mensuels. Les aides déjà financées dans le budget de référence ne sont pas comptées une seconde fois.
735 000 participants à terme sur un stock NEET de 2,94 millions observé en 2023. Un taux de demande, jamais un motif de refus du droit.
Une progression généralement de 20 à 100 % du service cible. Les aides nominalement plafonnées conservent leur barème sur 2027–2031.
Autres choix : 6 000 sites scolaires ciblés, 1,25 million de places préscolaires à terme, 500 000 patients suivis en psychologie et 2 000 urgentistes formés. Le stock NEET doit être actualisé et les parcours dédupliqués.
04 / LE PRIX DU SCÉNARIO
Sur cinq ans. Une enveloppe publique qui inclut les dépenses nouvelles, les investissements, les pertes fiscales, les dotations de garantie et les participations.
Montants courants arrondis. La réserve couvre les coûts évalués ; elle ne remplace pas les études techniques manquantes.
Chargement des coûts par axe…
Éducation, santé, jeunesse et souveraineté productive concentrent environ 70 % du coût direct. Chaque poste mutualisé est affecté une seule fois.
05 / LA QUESTION QUI DÉCIDE DE TOUT
Cinq leviers apporteraient 115,8 milliards de DH sur cinq ans. Leur rendement est une proposition de financement, à confirmer.
Le besoin résiduel devient de l’emprunt : 101,2 milliards avec 7,6 milliards d’intérêts additionnels.
54,4 milliards proviennent d’une réallocation de crédits. Ce sont des choix entre projets, avec des coûts d’opportunité. Ils exigent des crédits non engagés ou reprogrammables, identifiés ligne par ligne.
06 / LA CRÉDIBILITÉ DÉPEND AUSSI DU RYTHME
20,1 milliards en 2027, 53,4 milliards en 2031. Le calendrier donne de la place à l’installation des services et à la mobilisation des recettes.
Urgences accélérées ; 70 % de l’enveloppe d’achat et de stockage des réserves programmée.
Pic de besoin d’emprunt : 25,6 milliards, intérêts inclus. Le déficit simulé atteint 4,17 % du PIB.
Les services atteignent leur cible proposée. Le financement courant doit continuer après l’installation.
07 / LA DETTE RACONTE LE VRAI ARBITRAGE
Dans le cas central, la dette du Trésor atteint 67,2 % du PIB en 2031, contre 63,1 % dans la référence mécanique sans programme.
de dette en 2031 par rapport à la référence sans programme.
de déficit environ après 2031. L’emprunt complémentaire ne disparaît pas.
de ressources primaires supplémentaires à identifier sur cinq ans pour rester à 3 %, ou un scénario à modifier.
Modèle de trésorerie prudent : pas d’ajustements stock-flux, de variation de change sur l’encours existant ni d’analyse de refinancement. Le point 2026 est une prévision HCP. La prolongation est une simulation, pas une prévision officielle.
08 / UNE THÈSE DOIT POUVOIR ÊTRE TESTÉE
Modifiez les charges et les financements. Le calcul reprend les 97 postes, leurs calendriers et le roulement de dette du modèle.
Pour les aides plafonnées, le choc de charges représente davantage de demandes, pas un dépassement du plafond individuel. Les scénarios ne sont ni des probabilités ni des prévisions. Aucun taux de recours ne justifie de refuser un droit.
09 / POURQUOI LA THÈSE EST DÉFENDABLE
Le scénario présente une cohérence financière contrôlable. Quatre choix rendent l’argument plus solide.
Les dépenses déjà financées restent dans la référence. Les nouveaux bénéficiaires et services sont chiffrés séparément.
Aucun montant forfaitaire de corruption récupérée, aucune privatisation et aucun dividende de croissance ne servent à équilibrer les comptes.
Le coût des intérêts et l’écart au déficit de 3 % sont publiés. Les services, engagements civiques et renouvellements continuent après 2031.
97 postes, deux scénarios et un classeur modifiable. Les coûts unitaires proposés sont distingués des statistiques officielles.
10 / LE CONTRAT DE CRÉDIBILITÉ
Ciblage, prestations, garanties et calendrier : transformer les paramètres proposés en décisions explicites.
DGI : assiettes, rendement net, effets de comportement et absence de double compte entre leviers.
MEF et ordonnateurs concernés : projets, engagements, pénalités et coût d’opportunité des arbitrages.
Stocks, irrigation, industrie, flotte, professionnels de santé et caisses : valider capacités, devis et passifs.
Comparer services rendus, coûts engagés et recettes encaissées. Financer ou reprogrammer explicitement les écarts.
Les apports des partenaires, la valeur du foncier, les coûts employeurs et les garanties restent des enjeux économiques réels, même lorsqu’ils ne passent pas immédiatement par le budget de l’État.
11 / LE VERDICT FINANCIER
Le scénario progressif peut être défendu si les volumes sont assumés, les recettes sécurisées et les investissements expertisés. Le coût exhaustif de tous les objectifs n’est pas encore certifié.
Watani Moustakbali · وطـني مستقبلي
Programme du Parti de l’Istiqlal · Analyse financière de scénario 2027–2031
Sources : HCP, MEF et organismes sectoriels.
Arrêté au 13 septembre 2026 · Les organismes cités ne valident pas cette étude.