Data Analytics report
USFP 2026 : les objectifs, leurs bases et leurs moyens
Étude A2I. 20 engagements rapprochés du programme complet. Coûts partiels, écarts documentaires et financement à établir.
Executive Summary
L’USFP donne des objectifs chiffrés ; leur financement exige encore une version harmonisée et une annexe budgétaire. Le programme français de 48 pages et la synthèse officielle de 20 engagements permettent une analyse. Ils divergent sur des cibles qui modifient le coût : culture à 1 % ou au moins 2 % du budget général, baisse relative des dépenses de santé ou plafonnement de leur part, chômage des jeunes et marchés publics.
Quatre tests de dépenses publiques produisent 82,5 milliards de DH cumulés en 2027–2031 dans le cas central. Recherche, logement, insertion des jeunes et complément de revenu forment ce périmètre partiel. Les autres jeux d’hypothèses donnent 42,1 et 148,8 milliards. Ces nombres ne constituent ni le budget du parti ni un intervalle garanti du coût global.
Les recettes supplémentaires ne sont pas acquises. La cible fiscale de +5 % du PIB est interprétée comme cinq points additionnels à terme. Elle représenterait 121,9 milliards annuels sur le PIB 2031 du test. Les assiettes, le recouvrement et le traitement de la baisse d’IR doivent être explicités. Aucune ressource supposée n’est déduite du total partiel pour annoncer un programme financé.
La crédibilité est conditionnelle. Des instruments concrets existent dans le texte : aides liées à l’emploi, suivi des bénéficiaires, banque publique, recherche appliquée et programmation. La preuve financière manque encore sur les bases, les financeurs, les investissements supplémentaires et les recettes nettes.
Références : USFP — programme électoral 2026, 48 pages, USFP — synthèse des 20 engagements.
A2I examine deux documents officiels
A2I est l’ordonnateur et le commanditaire de cette étude, arrêtée au 13 septembre 2026. Le document complet est téléchargé depuis le site officiel de l’USFP, dans sa version française de 48 pages. La synthèse est une page illustrée portant la date des 28–30 août 2026, également diffusée par le site du parti. Les numéros des 20 engagements ont été contrôlés sur l’image du document. Le slogan et la couverture identifient le programme étudié ; ils ne signifient pas que le parti valide les calculs.
Le corpus comprend 231 données, observations, prévisions et annonces, provenant de 26 sources. Le socle commun réunit HCP, MEF, DGI, ministères, CESE et institutions des régimes sociaux. Le registre conserve URL, millésime, statut, repère et réserve. Les rapports téléchargés sont archivés localement avec leur empreinte lorsqu’elle est disponible. Le ZIP renvoie aux originaux sans redistribuer les PDF de tiers.
La matrice suit les vingt engagements de la synthèse et les rapproche des pages du programme complet. Elle ne prétend pas attribuer un prix à chaque sous-mesure. Le cadre macroéconomique de la page 7 est analysé en complément. Les dates ne sont pas interchangeables : RGPH 2024, comptes de santé 2022, impôts exécutés 2025 et programmation 2026–2029 restent identifiés. Les séries d’emploi doivent respecter la rupture ENE/EMO signalée dans les sources HCP.
L’étude porte sur des engagements généraux et leurs conséquences financières. Elle n’attribue aucun score politique, ne classe pas les partis sur des coûts de périmètres différents et ne transforme pas un objectif annoncé en réalisation.
Références : Marché du travail T2 2026 — nouvelle EMO, MEF — Cadrage macroéconomique du PLF 2027.
Une différence de dénominateur peut changer le montant de plusieurs milliards
La culture fournit le cas le plus direct. L’engagement 19 de la synthèse fixe 1 % du budget général, tandis que la page 43 du programme complet retient au moins 2 %. L’étude conserve les deux lectures ; elle ne choisit pas silencieusement celle qui coûte le moins. Sur le repère LF 2026 hors amortissement de dette à moyen et long terme, de 527,650 milliards, les niveaux correspondants sont 5,3 et 10,6 milliards annuels. Ces calibrations sont des enveloppes totales, avant déduction du budget culturel déjà existant. Le dénominateur exact du parti peut différer de ce repère.
Dans la santé, la synthèse annonce une baisse de 20 % des dépenses des familles. La page 30 vise une part des paiements directs des ménages inférieure à 20 % du coût des soins. Le premier est un taux de variation ; le second est une part dans un total. Les dépenses de médicaments peuvent aussi baisser par les prix : une économie des ménages n’est pas intégralement un transfert du Trésor.
Les autres rapprochements ont une portée opérationnelle. Le chômage des jeunes passe de moins de 10 % dans la synthèse à moins de 15 % page 17. Le quota PME est de 30 % dans la synthèse et d’au moins 20 % page 18. La recherche évoque un budget dans la synthèse et des investissements de recherche et d’innovation page 24, avec participation d’entreprises. Les objectifs d’investissement public et privé concernent deux périmètres distincts. Enfin, l’école juxtapose une baisse relative de la déperdition et un seuil sur l’enseignement obligatoire à l’horizon 2030.
Ces écarts n’autorisent pas à déclarer le programme irréalisable. Ils imposent une version de référence avant de fixer les indicateurs de suivi et leurs coûts.
Références : USFP — synthèse des 20 engagements, USFP — programme électoral 2026, 48 pages, Budget citoyen de la Loi de finances 2026.
Rapprochement des deux documents officiels
Requête exécutée sur les résultats du modèle joint ou le rapprochement des deux documents USFP.
| Thème | Synthèse | Programme complet | Conséquence |
|---|---|---|---|
| Chômage jeunes | <10 %, n°2 et 15 | <15 %, p.17 | Cible à arbitrer avant suivi. |
| Culture | 1 % budget général, n°19 | Au moins 2 %, p.43 | Deux calibrations de niveau ; supplément net inconnu. |
| École | Déperdition −50 %, n°10 | Taux <2 % obligatoire en 2030, p.31 | Base, population et horizon à réconcilier. |
| Investissement | Public 30 % PIB, n°4 | Privé 25 % PIB, p.7 | Périmètres distincts, pas une substitution ni une somme comptable automatique. |
| Quota PME | 30 % marchés, n°5 | Au moins 20 %, p.18 | Réallocation, pas coût automatique. |
| Recherche | Budget recherche 2 % PIB, n°9 | Investissements R&D et innovation 2 % PIB, p.24 | Financeurs publics et privés à ventiler. |
| Santé ménages | −20 % dépenses, n°3 et 8 | Part <20 % du coût total, p.30 | Deux dénominateurs ; transferts à ne pas additionner. |
Un premier test de 82,5 milliards publics, à périmètre explicite
La recherche publique représente 59,6 milliards, le soutien au logement 10,0 milliards, l’insertion 7,5 milliards et le complément de revenu 5,4 milliards sur cinq ans dans le cas central. Les paramètres sont tous modifiables dans le tableur. La recherche non publique, 25,6 milliards supplémentaires, reste dans un compte distinct : elle ne constitue pas une recette budgétaire disponible.
Le calcul est nominal et non actualisé. Le PIB nominal du MEF pour 2027, 2028 et 2029 est prolongé de 5,5 % par an en 2030 et 2031, hypothèse éditoriale. Les autres montants unitaires restent constants. Une montée en charge de 20, 40, 60, 80 puis 100 % s’applique à la recherche, au complément de revenu, aux tests fiscaux et aux pensions. Ce calendrier n’est pas un échéancier officiel.
Le logement et les insertions utilisent une autre temporalité : 250 000 dossiers sur cinq ans, répartis en 50 000 par an, et 200 000 insertions par an. Aucune seconde rampe n’en réduit les volumes. Les fractions de financement nouveau modifient le nombre de soutiens payés en supplément, pas les objectifs politiques.
Le total suppose des dépenses additionnelles et des paiements distincts. L’aide d’insertion ne finance pas déjà la subvention logement ou le complément ANSS. Cette convention doit être remplacée par des fichiers de droits appariés. Santé, culture, pensions, eau, énergie, équipements scolaires et banque publique restent hors de ce total. Une exclusion faute de données ne signifie jamais un coût nul.
Requête exécutée sur les résultats du modèle joint ou le rapprochement des deux documents USFP.
| Cas | Montant |
|---|---|
| Bas exploratoire | 42.13Mds DH |
| Central exploratoire | 82.54Mds DH |
| Haut exploratoire | 148.76Mds DH |
Cas central : Mds DH annuels, comptes séparés
Requête exécutée sur les résultats du modèle joint ou le rapprochement des deux documents USFP.
| Année | Quatre dépenses publiques | Dont R&D publique | R&D non publique | Perte IR séparée | Pensions régimes séparées |
|---|---|---|---|---|---|
| 2.03KSource: Résultats USFP 2026 — annuel | 7.27Source: Résultats USFP 2026 — annuel | 3.41Source: Résultats USFP 2026 — annuel | 1.46Source: Résultats USFP 2026 — annuel | 0.8Source: Résultats USFP 2026 — annuel | 0.45Source: Résultats USFP 2026 — annuel |
| 2.03KSource: Résultats USFP 2026 — annuel | 11.45Source: Résultats USFP 2026 — annuel | 7.23Source: Résultats USFP 2026 — annuel | 3.1Source: Résultats USFP 2026 — annuel | 1.6Source: Résultats USFP 2026 — annuel | 0.9Source: Résultats USFP 2026 — annuel |
| 2.03KSource: Résultats USFP 2026 — annuel | 16.08Source: Résultats USFP 2026 — annuel | 11.5Source: Résultats USFP 2026 — annuel | 4.93Source: Résultats USFP 2026 — annuel | 2.4Source: Résultats USFP 2026 — annuel | 1.35Source: Résultats USFP 2026 — annuel |
| 2.03KSource: Résultats USFP 2026 — annuel | 21.11Source: Résultats USFP 2026 — annuel | 16.17Source: Résultats USFP 2026 — annuel | 6.93Source: Résultats USFP 2026 — annuel | 3.2Source: Résultats USFP 2026 — annuel | 1.8Source: Résultats USFP 2026 — annuel |
| 2.03KSource: Résultats USFP 2026 — annuel | 26.63Source: Résultats USFP 2026 — annuel | 21.33Source: Résultats USFP 2026 — annuel | 9.14Source: Résultats USFP 2026 — annuel | 4Source: Résultats USFP 2026 — annuel | 2.25Source: Résultats USFP 2026 — annuel |
La recherche exige d’abord une mesure récente de son financement
La cible de 2 % du PIB donnerait 48,8 milliards d’effort total annuel en 2031, sur la trajectoire du test. Ce niveau n’est pas le supplément de l’État. Il faut soustraire la recherche déjà financée à politique inchangée et identifier les financeurs de l’écart.
La formule du test est : PIB annuel × écart positif entre 2 % et le ratio de référence × montée en charge × part publique du supplément. Au centre, la référence est supposée constante à 0,75 % du PIB, et la part publique à 70 %. Le chiffre de 0,75 % est un repère approximatif de 2016, discuté dans l’avis du CESE adopté en 2025 ; ce n’est pas une mesure observée en 2026. Les cas alternatifs supposent 1 % et 0,5 %, et des parts publiques de 50 % et 90 %.
Le besoin public est à partager entre État et organismes publics. Le texte encourage également le financement privé, sans fixer une répartition. Les nouveaux pôles universitaires, fonds d’innovation et incitations fiscales ne peuvent pas être ajoutés intégralement s’ils sont déjà compris dans le supplément de recherche. Une enquête récente de DIRD et un inventaire des crédits programmés permettraient de remplacer le principal paramètre inconnu.
Références : CESE — recherche scientifique, avis adopté le 20 février 2025, MEF — Cadrage macroéconomique du PLF 2027, USFP — programme électoral 2026, 48 pages.
Requête exécutée sur les résultats du modèle joint ou le rapprochement des deux documents USFP.
| Poste | Montant |
|---|---|
| Recherche : supplément public | 59.64Mds DH |
| Soutien additionnel au logement | 10Mds DH |
| Soutien additionnel à l’insertion | 7.5Mds DH |
| Complément net de revenu | 5.4Mds DH |
Logement, emploi et revenu : les coûts unitaires sont des hypothèses
Le test logement utilise 250 000 dossiers et suppose que la moitié donne lieu à un soutien public supplémentaire. Une subvention moyenne de 80 000 DH produit 10 milliards sur cinq ans. Le programme ne promet pas cette subvention précise. Il cite aussi crédit, foncier et location-accession, dont les profils budgétaires seraient différents. Les coûts de financement, terrains et prêts ne sont pas additionnés à cette calibration de subvention.
Pour les jeunes, 200 000 insertions annuelles sont conservées. Le cas central suppose que 75 % nécessitent un financement public nouveau de 10 000 DH par insertion, soit 1,5 milliard par an. Ce paramètre n’est ni le coût causal d’un emploi net ni le capital nécessaire à chaque entreprise. Les 50 000 entreprises de jeunes peuvent être incluses dans les 100 000 PME soutenues ; les emplois ruraux, industriels et féminins peuvent recouper les mêmes bénéficiaires. Le modèle n’en fait pas une somme de créations indépendantes.
La page 36 propose un revenu minimum pour les ménages vulnérables, sans montant ni effectif. Le test retient 500 000 ménages à terme et un complément net supplémentaire de 300 DH par mois au-delà des prestations existantes. Avec la rampe, le cumul est de 5,4 milliards. L’enveloppe ASD déjà versée n’est pas ajoutée. Le corpus MEF décrit environ quatre millions de ménages aidés et un rythme mensuel de 2,2 milliards à juin 2026 ; ce rythme n’est pas une exécution annuelle.
Les hausses de salaires moyens et de revenu net ne deviennent pas une hausse identique de la masse salariale publique. Il manque la répartition public/privé, les bénéficiaires, la progression annuelle et les barèmes d’IR. Les contrats de soutien doivent distinguer bénéficiaire, payeur, durée du droit et financement existant.
Références : USFP — synthèse des 20 engagements, USFP — programme électoral 2026, 48 pages, Rapport sur les ressources humaines annexé au PLF 2026, ANSS — synthèse du rapport annuel 2025, MEF — Cadrage macroéconomique du PLF 2027.
Santé et pensions : identifier qui finance la différence
Les comptes nationaux de santé évaluent la dépense totale de 2022 à 81,7 milliards, dont 38 % financés directement par les ménages. Le tableau détaillé donne 31,0344 milliards de paiements directs ; le produit des deux chiffres arrondis donne 31,046 milliards. Le modèle emploie les agrégats arrondis et conserve cette limite. La dépense courante de 76,6 milliards n’est pas le dénominateur utilisé pour ces 38 %.
À dépense totale constante, réduire de 20 % les paiements directs ainsi calculés représente 6,2 milliards par an. Ramener leur part de 38 % à la frontière de 20 % représente 14,7 milliards. La cible stricte « moins de 20 % » demanderait un effort supérieur dans ce cadre. Ce sont deux lectures alternatives sur une base historique, pas deux dépenses à additionner ni des prévisions 2031.
Le financeur de cette différence reste à déterminer : assurance maladie, ressources fiscales, employeurs ou économies de prix. Une baisse de facture n’accroît pas nécessairement le budget public du même montant. Les remboursements AMO, transferts hospitaliers, recrutements et investissements doivent être réconciliés pour éviter les doubles comptes. Le ratio de 4,5 professionnels pour mille habitants nécessite une définition des professions, du stock actif public/privé et des départs. Un nombre de cabinets n’est pas un nombre de soignants.
La hausse de 25 % concerne les pensions minimales. L’appliquer aux 75,3 milliards de prestations des quatre régimes recensés serait incorrect. Le test séparé suppose 500 000 bénéficiaires à terme, une référence mensuelle représentative de 1 500 DH et une hausse de 25 %. Il produit 6,75 milliards sur cinq ans avec la rampe. Ces deux paramètres sont hypothétiques, sans prétendre définir un minimum légal universel. Le besoin relève d’abord des comptes des régimes ; cotisations, réserves et transfert éventuel de l’État nécessitent une étude actuarielle.
Références : Comptes nationaux de la santé 2022, Santé en chiffres 2024, publié en juin 2026, BAM–ACAPS–AMMC — Rapport sur la stabilité financière 2025, n°13.
Requête exécutée sur les résultats du modèle joint ou le rapprochement des deux documents USFP.
| Lecture | Montant |
|---|---|
| Baisse relative de 20 % | 6.21Mds DH |
| Part ramenée à 20 % | 14.71Mds DH |
Cinq points de PIB : une cible de recettes, pas une caisse disponible
L’engagement fiscal est lu littéralement comme cinq points de PIB de ressources supplémentaires à terme. Sur le PIB 2031 du test, le niveau est 121,9 milliards par an. La montée en charge intégrale représente 340,8 milliards cumulés. Le cas central suppose que 50 % de cette trajectoire se réalise, soit 170,4 milliards ; les autres cas prennent 25 % et 100 %. Ce sont des sensibilités à une cible, sans démonstration du rendement.
Le programme complet cite élargissement de l’assiette, formalisation, lutte contre la fraude et impôt progressif sur le patrimoine. Il faut définir les bases, seuils, exonérations, taux effectifs et coûts de contrôle. Le patrimoine taxable n’est ni tout le patrimoine des ménages ni le PIB. Aucun rendement autonome de l’impôt sur le patrimoine n’est ajouté aux cinq points : il pourrait déjà contribuer à cette cible.
La baisse de 10 % de pression sur les salariés reste à traduire en barème. Le test l’interprète comme une réduction proportionnelle du prélèvement salarial annuel, supposé à 40 milliards au centre. Le cumul de pertes est alors de 12 milliards avec la rampe. Ce montant de départ est une hypothèse, pas une extraction DGI. L’IR net national de 69,891 milliards en 2025 comprend d’autres revenus ; il ne remplace pas la base salariale.
Le texte ne dit pas clairement si la cible de ressources nouvelles est brute ou nette de cet allègement. Le dossier montre donc les deux calculs séparément, sans afficher un solde consolidé ni un taux de financement. Les dépenses fiscales déjà évaluées ne sont pas non plus des recettes automatiquement récupérables. Une annexe DGI de rendement net, par réforme et par année, constitue la pièce décisive.
Références : USFP — synthèse des 20 engagements, USFP — programme électoral 2026, 48 pages, Rapport d’activité DGI 2025, Rapport sur les dépenses fiscales annexé au PLF 2026.
Investissement et dette : tester les unités avant les ambitions
La synthèse évoque un investissement public de 30 % du PIB. Sur le PIB de référence MEF 2026 de 1 837 milliards, cela représente 551,1 milliards, contre une enveloppe publique annoncée de 380 milliards à la LF 2026 : un écart indicatif de 171,1 milliards annuels sur cette base constante. Le périmètre du programme doit être rapproché de celui du MEF avant toute interprétation. Ce n’est pas un coût supplémentaire certifié.
Le programme complet fixe séparément 25 % du PIB d’investissement privé. On ne peut pas remplacer le public par le privé, ni additionner mécaniquement ces deux cibles à 55 % sans réconciliation avec la comptabilité nationale. Les augmentations territoriales de 50 % décrivent une répartition possible de l’investissement public, pas une seconde enveloppe indépendante. Les prêts de la nouvelle banque publique doivent distinguer capital remboursable, dotation de l’État, subvention et perte attendue sur garanties.
La page 7 associe une croissance d’au moins 6 %, un déficit plafonné à 3 % et une dette publique sous 60 % du PIB. Une simulation mécanique utilise la dette du Trésor, à partir du repère LF 2026 de 65,9 %, en supposant un déficit total maintenu à 3 %, un déflateur de 2 % et aucun ajustement stock-flux. Le ratio de clôture est le ratio précédent divisé par la croissance nominale, puis augmenté du déficit de l’année. Les intérêts sont déjà dans le déficit total et ne sont pas ajoutés une seconde fois.
Avec 6 % de croissance réelle chaque année et 2 % de déflateur, la croissance nominale atteint 8,12 % et le ratio ressort à 57,5 % en 2031. Avec 4,5 % réels, il ressort à 61,2 % ; avec 3 %, à 65,1 %. Ces trajectoires sont indépendantes du PIB de référence des tests de dépenses. Elles supposent le déficit maîtrisé ; elles ne démontrent pas comment financer les engagements pour y parvenir. La dette publique du programme peut avoir un périmètre plus large que le Trésor.
Les recettes touristiques supérieures à 200 milliards sont visées en 2035, pas en 2031. Les contributions de croissance annoncées pour industrie, agriculture et Mondial ne sont pas additionnées : interactions, importations et contrefactuel macroéconomique restent inconnus.
Références : USFP — synthèse des 20 engagements, USFP — programme électoral 2026, 48 pages, Budget citoyen de la Loi de finances 2026, MEF — Cadrage macroéconomique du PLF 2027.
Dette du Trésor : simulation indépendante à déficit total 3 %, déflateur 2 %
Requête exécutée sur les résultats du modèle joint ou le rapprochement des deux documents USFP.
| Croissance réelle supposée | Croissance nominale calculée | Dette du Trésor / PIB en 2031 |
|---|---|---|
| 6,0 % | 8.1%Source: Résultats USFP 2026 — dette | 57.5%Source: Résultats USFP 2026 — dette |
| 4,5 % | 6.6%Source: Résultats USFP 2026 — dette | 61.2%Source: Résultats USFP 2026 — dette |
| 3,0 % | 5.1%Source: Résultats USFP 2026 — dette | 65.1%Source: Résultats USFP 2026 — dette |
Les données qui changeraient réellement le chiffrage
Une annexe du parti doit harmoniser les deux documents, fixer les dénominateurs et répartir chaque engagement par année et par payeur. Une promesse de quota de marchés publics modifie l’accès à une dépense existante ; le coût budgétaire nouveau tient aux aides et à l’organisation, pas au montant entier des marchés réalloués.
Le MEF et les ministères doivent fournir les crédits déjà programmés, les projets nouveaux, les coûts d’exploitation et les effectifs. Pour la culture, il faut le budget comparable, les constructions distinguées des rénovations et l’inclusion éventuelle des 50 cinémas, 50 théâtres et 200 bibliothèques dans le ratio de 1 % ou 2 %. Pour l’école, classes, élèves, bâtiments et enseignants doivent être cartographiés ; une norme de 30 élèves n’est pas un coût unitaire.
DGI, ANSS, CNSS et régimes doivent documenter les prélèvements salariaux, droits supplémentaires uniques, paiements AMO, bénéficiaires des minima et engagements actuariels. Les données peuvent être agrégées et anonymisées ; des listes nominatives ne sont pas nécessaires à l’analyse publiée.
Les opérateurs d’eau et d’énergie doivent préciser pertes physiques, investissements en cours, coûts de réseau et financement. La cible de 60 % renouvelables concerne la production électrique ; la puissance installée n’est pas le même indicateur. Le financement de la recherche réclame enfin une enquête récente et une ventilation public/privé. La matrice des vingt engagements transforme ces lacunes en demandes de données précises.
Une crédibilité à établir par les comptes d’exécution
Le programme comporte des objectifs mesurables et des mécanismes de réalisation : conditionner des aides à l’emploi, organiser le suivi des entreprises, renforcer l’offre de formation, investir dans la recherche et définir des priorités territoriales. Ces choix rendent possible une vérification ultérieure. Leur présence ne suffit pas à garantir rendement fiscal, croissance ou capacité administrative.
L’analyse permet une conclusion plus précise qu’un verdict favorable ou défavorable : le programme est financièrement testable, mais son coût global et son financement ne sont pas établis par les documents consultés. L’arbitrage entre versions, les bases fiscales, les compléments de droits et les devis d’investissement déterminent sa crédibilité financière.
Une présentation convaincante doit pouvoir montrer le coût additionnel annuel, la ressource nette qui lui correspond et l’indicateur de résultat. La publication d’une annexe budgétaire harmonisée, puis d’un suivi d’exécution, serait une preuve plus forte qu’un total unique obtenu en mélangeant dépenses de l’État, des ménages et des entreprises.
Un dossier que l’on peut recalculer
Le rapport HTML autonome, le tableur à formules, six CSV, les données JSON, le modèle Python et la base SQLite sont joints. Le tableur utilise un seul sélecteur de cas et des hypothèses annuelles modifiables. Les calculs de dépenses, fiscalité, pensions et calibrations alimentent la synthèse. Les tableaux et graphiques du rapport proviennent de requêtes SQLite exécutées sur les résultats du modèle.
Le simulateur web permet de modifier la référence de recherche, sa part publique et le degré de réalisation de la cible fiscale. Les autres paramètres restent au cas central. Les calculs JavaScript et les formules du tableur sont rapprochés du modèle Python, avec contrôles des trois cas et de paramètres limites. Le comportement d’Excel natif n’est pas vérifié dans cette étude.
Les résultats doivent être recalculés à l’arrivée des bases manquantes. Les sources de tiers sont accessibles par leurs liens officiels. Le millésime, la distinction entre observation et annonce et les exclusions du périmètre doivent accompagner toute reprise publique des chiffres.
Sources
- Calculs exploratoires USFP 2026, modèle Python joint
- ANSS — synthèse du rapport annuel 2025
- Code général des impôts 2026
- Rapport d’activité DGI 2025
- Assainissement et réutilisation : bilan 2024 et plan 2025–2034
- RGPH 2024 — fiche démographique nationale
- Marché du travail T2 2026 — nouvelle EMO
- IPC national de juillet 2026
- Profilage statistique des jeunes NEET, données 2017–2023
- ENNVM 2022/2023 — rapport des résultats
- Comptes nationaux provisoires 2025, base 2014
- Budget citoyen de la Loi de finances 2026
- Rapport sur les établissements et entreprises publics — PLF 2026
- Situation des charges et ressources du Trésor, décembre 2025
- Rapport sur les dépenses fiscales annexé au PLF 2026
- Rapport sur les ressources humaines annexé au PLF 2026
- MENPS — statistiques scolaires 2024/2025
- OFPPT — rentrée 2026/2027, 7 septembre 2026
- BAM–ACAPS–AMMC — Rapport sur la stabilité financière 2025, n°13
- Santé en chiffres 2024, publié en juin 2026
- Comptes nationaux de la santé 2022
- MEF — Cadrage macroéconomique du PLF 2027
- HCP — Budget économique exploratoire 2027
- HCP — Enquête nationale sur le secteur informel 2023/2024, rapport des résultats
- CESE — recherche scientifique, avis adopté le 20 février 2025
- USFP — programme électoral 2026, 48 pages
- USFP — synthèse des 20 engagements