Data Analytics report
PAM 2026 : les 350 milliards à l’épreuve du financement
Audit financier indépendant commandité par A2I. Coût complet non validé ; simulations sous hypothèses explicites.
Executive Summary
Le programme dispose d’une architecture financière explicite, dont la couverture reste à démontrer. Le PAM annonce 350 milliards de DH supplémentaires sur 2027–2031. L’addition des quatre enveloppes budgétaires et des trois ressources proposées est cohérente. Elle ne constitue pas une validation indépendante des coûts : aucune annexe détaillant les vingt engagements par exercice et par financeur n’a été identifiée dans les documents consultés.
La croissance porte l’essentiel du risque de financement. Les 300 milliards qui lui sont attribués représentent 85,7 % des ressources annoncées. À pression fiscale constante et avec 5 % de croissance réelle, notre test produit 76,9 milliards au-delà de la trajectoire de référence, et non 300. Cet écart est une simulation comptable conditionnelle ; il ne mesure pas un effet causal du programme.
Le besoin résiduel est important même en conservant l’enveloppe officielle. Sous ce test, et en supposant entièrement mobilisés les 40 milliards territoriaux et les 10 milliards d’économies, il reste 223,1 milliards avant intérêts, soit 238,0 milliards avec intérêts. Si le Trésor porte ce besoin, la dette simulée atteint 68,6 % du PIB en 2031 ; le déficit maximal atteint 5,4 %.
La conclusion est conditionnelle, pas partisane. Le programme est analysable grâce à ses objectifs physiques et financiers. La validation exige surtout une microsimulation fiscale, les distributions des pensions et aides, un calendrier de crédits et une réconciliation des recettes de croissance avec la programmation déjà existante. Les vingt engagements ont été examinés ; les tests de coût portent sur trois postes particulièrement sensibles et ne sont pas un nouveau devis complet du programme.
Références : PAM — programme électoral 2026, page officielle en arabe, MEF — Cadrage macroéconomique du PLF 2027, Situation des charges et ressources du Trésor, décembre 2025.
Une étude commanditée par A2I, arrêtée au 13 septembre 2026
L’objet est le programme électoral PAM 2026, publié sur le site officiel du parti en arabe. La présente rédaction française est une traduction analytique et une analyse indépendante. L’ordonnateur de l’étude est A2I, conformément à la commande. L’affichage des marques identifie le programme étudié et le commanditaire ; il n’implique aucune certification par le PAM ou les administrations citées.
Le dossier sélectionne 240 données publiques, issues d’un corpus de 35 sources incluant la page officielle du programme. Chaque donnée conserve sa période, son unité, son statut, son document et son repère. Les chiffres du parti sont traités comme des engagements ou des estimations du parti ; ils ne deviennent pas des statistiques observées. Les paramètres de calcul proposés sont présentés séparément.
La méthode reprend celle employée pour l’Istiqlal : raisonner sur les moyens supplémentaires, distinguer dépenses, pertes de recettes et garanties, conserver les budgets existants comme référence, et tester les ressources avant de conclure. Les deux totaux ne doivent toutefois pas être classés directement : 209,4 milliards pour l’Istiqlal provenaient d’un scénario de mise en œuvre proposé ; 350 milliards pour le PAM sont ici une enveloppe annoncée soumise à audit. Une comparaison politique des seuls totaux serait trompeuse.
Le coût complet reste non validé. L’absence d’un fichier métier ne vaut jamais coût nul. Les montants manquants des dix-sept autres engagements restent ouverts dans la matrice plutôt que remplacés par des devis inventés.
Les quatre enveloppes s’additionnent, le programme territorial est déjà inclus
Le graphique répartit les 350 milliards annoncés sur les quatre pactes qui portent des crédits. Le cinquième pacte définit le cadre de croissance et de soutenabilité : il ne constitue pas une cinquième enveloppe à ajouter. Le pouvoir d’achat concentre 42,9 % du total.
Les 130 milliards de développement territorial sont inclus dans les 350 milliards, selon le programme. Les additionner conduirait à un faux total de 480 milliards. Leur ventilation entre ministères, collectivités, établissements publics et projets doit néanmoins être fournie pour contrôler les doubles comptes et les responsabilités de financement.
L’enveloppe moyenne de 70 milliards par an ne décrit pas un calendrier de décaissement. Des prestations récurrentes, des pertes d’impôt et des investissements ne montent pas en charge au même rythme.
Références : PAM — programme électoral 2026, page officielle en arabe.
Extraction réellement exécutée des résultats de build_analysis.py ; les données du programme sont des annonces, les autres valeurs des simulations. Code original conservé dans le dossier.
| Pacte | Montant |
|---|---|
| Pouvoir d’achat | 150Mds DH |
| Citoyenneté | 100Mds DH |
| Jeunesse | 50Mds DH |
| Sécurité stratégique | 50Mds DH |
La croissance spontanée ne finance pas deux fois les politiques publiques
Le test part de 342,056 milliards de recettes fiscales nettes du Trésor en 2025, rapportés à 1 720 milliards de PIB nominal dans le cadrage MEF. Le ratio de travail est donc de 19,9 %. Ce ratio moyen n’est ni une élasticité économétrique ni une prévision de rendement de la DGI ; il est maintenu constant pour rendre le calcul reproductible.
La référence reprend les PIB nominaux MEF : 1 837 milliards en 2026, 1 946 en 2027, 2 066 en 2028 et 2 190 en 2029. Nous prolongeons 2030 et 2031 de 5,5 % par an en nominal, comme hypothèse analytique, non comme prévision officielle. Le scénario PAM retient 5 % de croissance réelle et un déflateur du PIB supposé à 2 %, soit 7,1 % de croissance nominale composée. L’objectif d’inflation à 2 % du programme ne prouve pas que le déflateur du PIB sera de 2 % : cette convention est explicite et modifiable.
Par rapport à des recettes figées au niveau théorique de 2026, le scénario génère 427,9 milliards de recettes cumulées supplémentaires. Mais la trajectoire de référence en génère déjà 351,0 milliards. La différence pertinente pour financer de nouvelles mesures est donc 76,9 milliards. Le tableau annuel montre les deux bases et leur différence, sans confondre niveau annuel et cumul sur cinq ans.
Il faut obtenir du PAM la définition exacte des 300 milliards : supplément par rapport à une année figée, à la programmation existante, à des recettes constantes en part du PIB, ou produit d’une hausse du recouvrement et de la formalisation ? Ces mécanismes ont des conséquences différentes. La bonne performance récente des recettes ne démontre pas à elle seule qu’une nouvelle ressource peut être affectée sans financer aussi les engagements existants.
Dans ce modèle limité, produire 300 milliards au-delà de la référence requerrait environ 8,2 % de croissance réelle constante, à déflateur et pression fiscale inchangés. Ce seuil n’est ni un objectif recommandé ni une prévision : il quantifie la dépendance du résultat à la base retenue.
Références : Situation des charges et ressources du Trésor, décembre 2025, MEF — Cadrage macroéconomique du PLF 2027, HCP — Budget économique exploratoire 2027.
Recettes de croissance selon la référence, montants annuels (Mds DH)
Extraction réellement exécutée des résultats de build_analysis.py ; les données du programme sont des annonces, les autres valeurs des simulations. Code original conservé dans le dossier.
| Année | Au-delà de 2026 figé | Déjà dans la référence | Écart net |
|---|---|---|---|
| 2.03KSource: Résultats PAM 2026 — croissance | 25.94Source: Résultats PAM 2026 — croissance | 21.68Source: Résultats PAM 2026 — croissance | 4.26Source: Résultats PAM 2026 — croissance |
| 2.03KSource: Résultats PAM 2026 — croissance | 53.72Source: Résultats PAM 2026 — croissance | 45.54Source: Résultats PAM 2026 — croissance | 8.18Source: Résultats PAM 2026 — croissance |
| 2.03KSource: Résultats PAM 2026 — croissance | 83.47Source: Résultats PAM 2026 — croissance | 70.2Source: Résultats PAM 2026 — croissance | 13.27Source: Résultats PAM 2026 — croissance |
| 2.03KSource: Résultats PAM 2026 — croissance | 115.33Source: Résultats PAM 2026 — croissance | 94.15Source: Résultats PAM 2026 — croissance | 21.18Source: Résultats PAM 2026 — croissance |
| 2.03KSource: Résultats PAM 2026 — croissance | 149.46Source: Résultats PAM 2026 — croissance | 119.43Source: Résultats PAM 2026 — croissance | 30.03Source: Résultats PAM 2026 — croissance |
Les 50 milliards hors croissance nécessitent des arbitrages documentés
Les 40 milliards territoriaux représentent une contribution des collectivités via le fonds de TVA. Ils ne sont pas automatiquement une recette nouvelle à l’échelle de l’ensemble des administrations publiques. Une contribution doit être adossée à des marges non engagées, à une réaffectation de projets, ou à des recettes réellement supplémentaires. Il faut connaître les collectivités concernées, leur consentement budgétaire, leurs compétences et les dépenses qui seraient remplacées.
Les 10 milliards de réaffectation et d’efficience doivent également être documentés par des crédits et des mesures précis. Une économie exige un coût net, déduction faite des dépenses de réorganisation, pénalités et effets sur les services. L’étude crédite intégralement ces deux leviers dans le test à 5 %, afin d’isoler la question de la croissance. Cette convention favorable au financement ne prouve pas leur disponibilité.
La contribution de solidarité sur l’électricité doit être rapprochée du coût de la gratuité au sein du même dispositif. Elle n’est pas ajoutée au financement général faute de fichiers de consommation. Les garanties publiques, cessions d’actifs, PPP et terrains publics ne sont pas assimilés à des recettes budgétaires gratuites.
Références : PAM — programme électoral 2026, page officielle en arabe, MEF — Cadrage macroéconomique du PLF 2027.
Trois engagements imposent un contrôle du pacte de pouvoir d’achat
Nous testons les pertes d’IR, les pensions et les aides sociales à partir d’hypothèses lisibles. Le résultat est une sensibilité exploratoire, pas une estimation officielle et pas un intervalle de confiance. Les scénarios bas, central et haut produisent respectivement 148,0, 253,3 et 392,5 milliards sur cinq ans pour ces trois postes. L’enveloppe de référence du pacte est 150 milliards, avant électricité et distribution.
Le scénario bas est déjà proche de cette enveloppe. Ce constat justifie un test fiscal et actuariel prioritaire ; il ne suffit pas à établir que le programme coûtera le scénario central ou haut. La part réellement salariale des recettes d’IR, les dates d’application et les montants déjà inclus dans le budget peuvent modifier substantiellement le résultat.
Ces tests ne s’ajoutent pas aux 350 milliards dans le modèle de dette : ils servent à examiner si l’enveloppe peut contenir les engagements. Les ajouter intégralement créerait un double compte. À l’inverse, le maintien de 350 dans le test macro ne certifie pas que cette somme suffit.
Références : Rapport d’activité DGI 2025, ANSS — synthèse du rapport annuel 2025, BAM–ACAPS–AMMC — Rapport sur la stabilité financière 2025, n°13.
Trois postes : tests de coûts cumulés, 2027–2031 (Mds DH)
Extraction réellement exécutée des résultats de build_analysis.py ; les données du programme sont des annonces, les autres valeurs des simulations. Code original conservé dans le dossier.
| Test | IR | Pensions | ASD | Total trois postes |
|---|---|---|---|---|
| Bas | 97.43Source: Résultats PAM 2026 — couts | 19.68Source: Résultats PAM 2026 — couts | 30.87Source: Résultats PAM 2026 — couts | 147.98Source: Résultats PAM 2026 — couts |
| Central exploratoire | 172.99Source: Résultats PAM 2026 — couts | 38.4Source: Résultats PAM 2026 — couts | 41.9Source: Résultats PAM 2026 — couts | 253.28Source: Résultats PAM 2026 — couts |
| Haut | 255.47Source: Résultats PAM 2026 — couts | 66.48Source: Résultats PAM 2026 — couts | 70.56Source: Résultats PAM 2026 — couts | 392.51Source: Résultats PAM 2026 — couts |
L’IR est le fichier décisif à demander à la DGI
Les recettes nettes d’IR gérées par la DGI atteignent 69,891 milliards de DH en 2025. Elles couvrent plusieurs catégories de revenus. Elles ne peuvent donc être prises intégralement comme impôt salarial à supprimer.
Le test central suppose que 65 % de cette recette relève du salaire, puis une compression de 65 % de cette composante, avec une progression annuelle de l’assiette de 4 %. L’application est supposée complète dès 2027. Les variantes retiennent respectivement une part salariale de 55 % / 75 %, une compression de 45 % / 80 %, et une progression de 3 % / 5 %. Ces parts et taux sont des hypothèses de travail, pas des observations DGI.
La formule annuelle est : IR 2025 × part salariale × compression × (1 + progression d’assiette)^(année − 2025). Elle teste une capacité budgétaire ; elle ne reconstitue pas le barème. La simulation définitive nécessite de convertir correctement les seuils bruts du programme en assiettes imposables, puis d’intégrer abattements, déductions, situations familiales et mesures déjà adoptées dans le CGI. Appliquer directement un seuil de salaire brut à une base nette imposable fausserait l’estimation.
Références : Rapport d’activité DGI 2025, Code général des impôts 2026.
Aides et pensions se calculent par différence de droits
L’ANSS rapporte 1,47 million de ménages à l’aide forfaitaire et 2,45 millions de ménages au titre de l’enfance. À effectif inchangé, le passage de 500 à 1 000 DH pour la seule première population représente 8,82 milliards par an à plein régime. Avec une hausse de 20 %, 40 %, 60 %, 80 %, puis 100 % du supplément, la somme atteint 26,46 milliards sur cinq ans. C’est un calcul conditionnel sur la cohorte existante, pas une garantie sur le budget futur.
Le test central ajoute une hypothèse portant sur la moitié des ménages avec enfants, avec un supplément moyen de 350 DH par mois. La cible du dispositif est un minimum : des ménages déjà au-dessus de ce niveau ne perçoivent pas nécessairement de supplément. Le dossier de droits individuels est indispensable pour les identifier. L’augmentation du minimum ne constitue pas une nouvelle allocation uniforme de 1 000 DH.
Pour les pensions, le cas central suppose 650 000 pensions directes recevant un complément moyen de 1 000 DH, et 150 000 réversions recevant 1 000 DH supplémentaires après prise en compte du plancher. Le début est fixé à 2028, seconde année de la période étudiée. Les populations directes et de réversion sont séparées dans le calcul, mais doivent être rapprochées des personnes et des droits cumulés dans les fichiers des caisses.
Ces hypothèses n’utilisent pas la pension moyenne d’un régime comme si tous ses membres recevaient cette moyenne. La répartition du financement entre État, caisses et cotisants reste ouverte ; la dette simulée suppose que le Trésor porte le résidu du programme, pas que chaque pension relève aujourd’hui du budget de l’État.
Références : ANSS — synthèse du rapport annuel 2025, BAM–ACAPS–AMMC — Rapport sur la stabilité financière 2025, n°13.
Un calendrier de travail révèle le besoin de trésorerie
Faute d’annualisation publiée identifiée, nous répartissons les 350 milliards selon 10 %, 15 %, 20 %, 25 % et 30 % : 35 ; 52,5 ; 70 ; 87,5 ; 105 milliards. C’est une convention modifiable, jamais un calendrier attribué au PAM. Les 40 milliards territoriaux et les 10 milliards d’économies suivent le même profil dans le cas à 5 %.
Le graphique compare coût et ressources dans ce cas. Le tableau donne le besoin primaire puis l’emprunt, qui inclut les intérêts sur le stock de besoin supplémentaire accumulé. Le cumul des besoins primaires atteint 223,1 milliards. Un financement tardif peut provoquer un besoin de trésorerie même si les recettes finales sont au rendez-vous ; une annexe annuelle par engagement permettrait de le tester correctement.
La répartition est volontairement distincte des tests de coût d’IR, de retraites et d’ASD : ceux-ci vérifient la capacité de l’enveloppe, tandis que le présent tableau teste le financement de cette enveloppe conservée à 350 milliards.
Extraction réellement exécutée des résultats de build_analysis.py ; les données du programme sont des annonces, les autres valeurs des simulations. Code original conservé dans le dossier.
| Annee | Montant | Serie |
|---|---|---|
| 2.03K | 35Mds DH | Enveloppe annoncée annualisée |
| 2.03K | 9.26Mds DH | Ressources du test |
| 2.03K | 52.5Mds DH | Enveloppe annoncée annualisée |
| 2.03K | 15.68Mds DH | Ressources du test |
| 2.03K | 70Mds DH | Enveloppe annoncée annualisée |
| 2.03K | 23.27Mds DH | Ressources du test |
| 2.03K | 87.5Mds DH | Enveloppe annoncée annualisée |
| 2.03K | 33.68Mds DH | Ressources du test |
| 2.03K | 105Mds DH | Enveloppe annoncée annualisée |
| 2.03K | 45.03Mds DH | Ressources du test |
Couverture de l’enveloppe de 350 Mds DH, test à 5 %
Extraction réellement exécutée des résultats de build_analysis.py ; les données du programme sont des annonces, les autres valeurs des simulations. Code original conservé dans le dossier.
| Année | Coût | Ressources | Emprunt avec intérêts | Dette / PIB | Déficit / PIB |
|---|---|---|---|---|---|
| 2.03KSource: Résultats PAM 2026 — annuel | 35Source: Résultats PAM 2026 — annuel | 9.26Source: Résultats PAM 2026 — annuel | 25.74Source: Résultats PAM 2026 — annuel | 65.7%Source: Résultats PAM 2026 — annuel | 4.3%Source: Résultats PAM 2026 — annuel |
| 2.03KSource: Résultats PAM 2026 — annuel | 52.5Source: Résultats PAM 2026 — annuel | 15.68Source: Résultats PAM 2026 — annuel | 37.85Source: Résultats PAM 2026 — annuel | 66.1%Source: Résultats PAM 2026 — annuel | 4.7%Source: Résultats PAM 2026 — annuel |
| 2.03KSource: Résultats PAM 2026 — annuel | 70Source: Résultats PAM 2026 — annuel | 23.27Source: Résultats PAM 2026 — annuel | 49.28Source: Résultats PAM 2026 — annuel | 66.8%Source: Résultats PAM 2026 — annuel | 5.1%Source: Résultats PAM 2026 — annuel |
| 2.03KSource: Résultats PAM 2026 — annuel | 87.5Source: Résultats PAM 2026 — annuel | 33.68Source: Résultats PAM 2026 — annuel | 58.34Source: Résultats PAM 2026 — annuel | 67.7%Source: Résultats PAM 2026 — annuel | 5.3%Source: Résultats PAM 2026 — annuel |
| 2.03KSource: Résultats PAM 2026 — annuel | 105Source: Résultats PAM 2026 — annuel | 45.03Source: Résultats PAM 2026 — annuel | 66.81Source: Résultats PAM 2026 — annuel | 68.6%Source: Résultats PAM 2026 — annuel | 5.4%Source: Résultats PAM 2026 — annuel |
La cible de dette dépend de ressources qui ne sont pas encore démontrées
Le point de départ de dette du Trésor est de 65,8 % du PIB fin 2026, prévision HCP. Le modèle utilise un déficit de référence de 3 % du PIB de référence, cible MEF jusqu’en 2029 prolongée par hypothèse en 2030–2031. Les intérêts contenus dans ce déficit ne sont pas ajoutés une deuxième fois. Seuls les intérêts de la dette additionnelle sont calculés, à 4 % dans le cas à 5 % de croissance.
Si les 300 milliards sont intégralement disponibles et arrivent au rythme des dépenses, l’identité comptable n’ajoute aucun emprunt au titre du programme. Le ratio simulé atteint alors 59,4 % en 2031. C’est le résultat d’une hypothèse forte de financement, pas sa validation.
Avec la recette de croissance calculée au-delà de la référence, l’emprunt supplémentaire atteint 238,0 milliards, dont 14,9 d’intérêts. La dette simulée atteint 68,6 % en 2031, au-dessus de la cible de 62 % annoncée. Le déficit maximal de 5,4 % dépasse également 3 %. Le graphique juxtapose les scénarios en 2031 pour rendre cette dépendance visible.
La comparaison porte sur la dette du Trésor, alors que le programme emploie une formulation plus générale de dette publique. Le périmètre exact de sa cible doit être confirmé. Le calcul ne modélise pas change, ajustements stock-flux, acquisitions d’actifs, refinancement de l’encours initial, dettes des collectivités ou EEP, ni engagements actuariels. Il ne constitue pas une analyse complète de viabilité de la dette.
Références : HCP — Budget économique exploratoire 2027, MEF — Cadrage macroéconomique du PLF 2027.
Extraction réellement exécutée des résultats de build_analysis.py ; les données du programme sont des annonces, les autres valeurs des simulations. Code original conservé dans le dossier.
| Cas | Dette |
|---|---|
| Ressources annoncées réalisées | 59.4%% |
| Test croissance 5 % | 68.6%% |
| Stress combiné | 84.5%% |
Une croissance plus faible pèse aussi sur les recettes du budget existant
Le stress combine 3 % de croissance réelle, 2 % de déflateur, une hausse de coût de 15 %, 80 % de réalisation de la contribution territoriale, 70 % des économies et un taux d’intérêt marginal de 5 %. Les ressources fiscales liées à la croissance deviennent inférieures de 54,3 milliards à la référence. La ressource négative du tableau désigne une moins-value fiscale par rapport à cette référence, pas des impôts encaissés négatifs.
Le coût atteint 402,5 milliards. Le besoin primaire de 417,8 milliards comprend à la fois le programme et la moins-value de recettes de la trajectoire macroéconomique. Il serait trompeur d’en attribuer la totalité aux seules mesures du PAM. Avec les intérêts, l’emprunt supplémentaire atteint 450,0 milliards et la dette 84,5 % en 2031.
Les sensibilités séparées conservent le coût à 350 et les deux autres leviers entièrement réalisés, en faisant varier seulement la croissance réelle. Elles ne donnent aucune probabilité. L’étude s’arrête en 2031 : les droits sociaux, garanties et charges d’exploitation peuvent continuer au-delà ; aucune soutenabilité permanente n’est conclue.
Sensibilité à la croissance réelle, autres paramètres constants
Extraction réellement exécutée des résultats de build_analysis.py ; les données du programme sont des annonces, les autres valeurs des simulations. Code original conservé dans le dossier.
| Croissance réelle | Recettes additionnelles (Mds) | Besoin primaire (Mds) | Dette 2031 / PIB |
|---|---|---|---|
| 3%Source: Résultats PAM 2026 — sensibilites | -54.29Source: Résultats PAM 2026 — sensibilites | 354.29Source: Résultats PAM 2026 — sensibilites | 81.4%Source: Résultats PAM 2026 — sensibilites |
| 4%Source: Résultats PAM 2026 — sensibilites | 10.45Source: Résultats PAM 2026 — sensibilites | 289.55Source: Résultats PAM 2026 — sensibilites | 74.8%Source: Résultats PAM 2026 — sensibilites |
| 5%Source: Résultats PAM 2026 — sensibilites | 76.92Source: Résultats PAM 2026 — sensibilites | 223.08Source: Résultats PAM 2026 — sensibilites | 68.6%Source: Résultats PAM 2026 — sensibilites |
| 6%Source: Résultats PAM 2026 — sensibilites | 145.17Source: Résultats PAM 2026 — sensibilites | 154.83Source: Résultats PAM 2026 — sensibilites | 62.8%Source: Résultats PAM 2026 — sensibilites |
| 7%Source: Résultats PAM 2026 — sensibilites | 215.24Source: Résultats PAM 2026 — sensibilites | 84.76Source: Résultats PAM 2026 — sensibilites | 57.3%Source: Résultats PAM 2026 — sensibilites |
Le million d’emplois demande un suivi de personnes et de postes durables
Les cibles d’emploi et les cibles budgétaires sont de nature différente. Le financement d’un premier contrat ne démontre pas qu’un poste net et durable a été créé. Il faut mesurer les emplois qui auraient existé sans aide, les substitutions, les emplois temporaires et le maintien dans l’emploi.
Le HCP mesure un chômage strict de 9,5 % au T2 2026 et une participation féminine de 18,1 %, tandis que le programme prend comme points de départ 10,8 % et 17,5 %, correspondant au T1. Il faut garder les périodes visibles. La nouvelle enquête EMO n’est pas directement comparable à l’ancienne ENE ; seules les séries rétropolées appropriées permettent de suivre les évolutions.
Le stock de 2,94 millions de jeunes NEET est une observation de 2023 sur les 15–29 ans ; la plateforme du programme vise les 18–29 ans. On ne peut diviser ce stock par la capacité annuelle et en déduire une durée d’éradication : entrées, sorties, âge et non-recours interviennent. Les parcours de formation, d’insertion et de mobilité peuvent concerner une même personne, qui ne doit être comptée qu’une fois dans les bénéficiaires uniques.
Références : Marché du travail T2 2026 — nouvelle EMO, Profilage statistique des jeunes NEET, données 2017–2023.
Les preuves nécessaires pour rendre le financement vérifiable
- Publier l’annexe budgétaire annuelle. Relier chaque engagement à une quantité, un coût, une administration payeuse, des crédits existants et un supplément net. Confirmer si les 350 milliards incluent toutes les pertes fiscales, retraites et risques de garantie.
- Fournir le contre-factuel des 300 milliards. Réconcilier croissance réelle, déflateur, rendement fiscal, formalisation et recouvrement avec le cadrage MEF. Déduire les nouvelles baisses d’IR et d’IS si elles ne sont pas déjà dans les coûts.
- Documenter les droits sociaux. Obtenir des extractions anonymisées DGI, caisses de retraite et ANSS. Chiffrer les gagnants, les pertes éventuelles de droits, les cumuls et la montée en charge.
- Contractualiser les 40 milliards territoriaux et les 10 milliards d’économies. Identifier les crédits disponibles, les projets déplacés, les coûts de transition et les votes budgétaires nécessaires.
- Séparer engagement, dépense et résultat. Publier un suivi des décaissements, emplois nets durables, couverture des services et écarts de coût. Définir des décisions correctrices si les recettes ou la capacité d’exécution sont insuffisantes.
Les points favorables sont identifiables : horizon financier explicite, enveloppes par pacte, plusieurs objectifs physiques et modalités de mise en œuvre. Les principales inconnues sont également identifiables. Cette structure rend le programme auditable. Les documents consultés ne permettent pas encore de le qualifier d’intégralement financé.
Ce qui pourrait modifier le résultat
Une microsimulation fiscale, une annualisation officielle, une trajectoire de PIB différente, une progression du rendement fiscal ou une répartition des charges entre caisses et État peuvent changer les résultats. Les 240 données sont des données de cadrage, non des devis. Les dates vont d’observations anciennes explicitement conservées aux publications disponibles le 13 septembre 2026 ; elles ne constituent pas un instantané homogène de 2026.
Les coûts des projets hydrauliques, hospitaliers, numériques et de stockage requièrent des inventaires, contrats et études techniques. Les objectifs repris de programmes existants doivent être isolés avant tout nouveau chiffrage. Le fonds amazighe doit notamment être précisé en montant annuel ou cumulé ; la fibre doit distinguer logements raccordables et abonnements ; les renouvelables doivent préciser capacité installée ou production.
Le modèle ne suppose aucun produit de privatisation, aucune récupération forfaitaire de corruption ni aucune recette non documentée pour équilibrer les comptes. Il n’attribue pas les effets macroéconomiques au parti. Il n’évalue pas l’opportunité politique des mesures et ne tire aucune conclusion sur la qualité individuelle de leurs auteurs.
Le dossier comprend la matrice exhaustive des vingt engagements, les données et références, le modèle de calcul et les scénarios annuels. La recherche documentaire et l’audit sont livrés ; le coût complet du programme reste ouvert jusqu’à réception des pièces manquantes.
Sources
- Modèle de couverture et tests exploratoires PAM 2026 — build_analysis.py
- PAM — programme électoral 2026, page officielle en arabe
- ANRT — enquête usages TIC 2024/2025, résultats 2024
- ANSS — synthèse du rapport annuel 2025
- Code général des impôts 2026
- Conseil de la concurrence — carburants T1 2025 et comptes 2024
- Rapport d’activité DGI 2025
- Assainissement et réutilisation : bilan 2024 et plan 2025–2034
- Aide directe au logement, situation au 7 mai 2026
- RGPH 2024 — fiche démographique nationale
- Marché du travail T2 2026 — nouvelle EMO
- IPC national de juillet 2026
- Parc de logement urbain — RGPH 2024
- Profilage statistique des jeunes NEET, données 2017–2023
- ENNVM 2022/2023 — rapport des résultats
- Comptes nationaux provisoires 2025, base 2014
- Budget citoyen de la Loi de finances 2026
- Rapport sur la compensation — PLF 2026
- Rapport sur les établissements et entreprises publics — PLF 2026
- Situation des charges et ressources du Trésor, décembre 2025
- Rapport sur les dépenses fiscales annexé au PLF 2026
- Note sur l’impact budgétaire des politiques publiques — PLF 2026
- Morasses votées 2026 — dépenses du budget général
- Conseil ONEE : bilan 2025 et plan 2026–2030, 27 juillet 2026
- Rapport sur les ressources humaines annexé au PLF 2026
- MENPS — statistiques scolaires 2024/2025
- MIC — appels à projets et barèmes du Fonds de soutien de l’innovation
- Office des Changes — résultats 2025 révisés, 31 mars 2026
- Office des Changes — commerce extérieur 2024, rapport annuel
- OFPPT — rentrée 2026/2027, 7 septembre 2026
- BAM–ACAPS–AMMC — Rapport sur la stabilité financière 2025, n°13
- Santé en chiffres 2024, publié en juin 2026
- Comptes nationaux de la santé 2022
- Décret 2.25.983 du 29 décembre 2025 — SMIG/SMAG 2026
- MEF — Cadrage macroéconomique du PLF 2027
- HCP — Budget économique exploratoire 2027