Data Analytics report
MP 2026 : le contrat haraki à l’épreuve des comptes
Étude A2I. Six mécanismes testés, sources et données manquantes, pensions et risques séparés.
Executive Summary
Le Mouvement Populaire propose des mécanismes que l’on peut tester financièrement, mais son coût global reste à établir. Le contrat haraki articule soutien aux familles, première insertion professionnelle et développement rural. L’analyse du PDF officiel de 84 pages distingue les montants annoncés, les règles incomplètes et les hypothèses nécessaires au calcul.
Le cas central donne 9,30 milliards de DH d’effet budgétaire partiel cumulé en 2027–2031. Ce résultat réunit quatre dépenses testées, soit 6,45 milliards, et deux pertes fiscales, soit 2,85 milliards. Il repose notamment sur un versement scolaire annuel, une convention que le programme ne tranche pas. À cohorte identique, passer à douze versements porte cet effet partiel à 17,55 milliards. Les pensions, garanties, équipements, recherche et autres mesures restent séparés ou non chiffrés.
Le sens des chiffres compte autant que leur taille. Les 500 DH mensuels du compte fiscal sont une déduction du revenu imposable. Avec le barème général 2026, leur économie maximale est de 185 DH d’impôt par mois en équivalent annuel, avant toute autre contrainte. L’allocation de première insertion est, elle, plafonnée à 1 000 DH mensuels pendant une année. Une annulation de créance agricole porte sur un stock, à traiter une seule fois.
La crédibilité repose sur des conditions vérifiables. Inscription des bénéficiaires, durée maximale de l’allocation et exonérations liées à l’emploi donnent des points d’appui. Il reste à établir les populations éligibles, les dépenses supplémentaires, les financeurs et les redéploiements. L’étude ne transforme pas ces instruments en preuve d’un programme déjà financé.
Références : MP — Contrat haraki, programme 2026, 84 pages, Code général des impôts 2026.
A2I examine le document original
A2I est l’ordonnateur et le commanditaire de cette étude, arrêtée au 13 septembre 2026. Le programme étudié est le « contrat haraki », téléchargé depuis le site officiel du Mouvement Populaire. Sa couverture porte le slogan « جا الوقت لتعاقد مجتمعي جديد », traduit ici par « Il est temps d’un nouveau contrat sociétal ». La version analysée compte 84 pages. Les métadonnées du fichier indiquent le 10 septembre 2026 ; cette date décrit le fichier, pas nécessairement la première publication des propositions.
Le texte annonce 70 mesures sur quatorze axes. L’indexation retrouve 68 numéros distincts. Les numéros 5 et 60 ne sont pas retrouvés dans cette version ; plusieurs pages reproduisent des mesures déjà présentes. La matrice conserve les soixante-dix emplacements, signale les deux lacunes et déduplique les répétitions. Ce constat documentaire ne signifie pas que les deux politiques correspondantes seraient inexistantes : une version rectifiée ou une confirmation du parti permettrait de lever la réserve.
Les pages financières sont relues dans le texte original. La page 43, où figure la recherche à 2 %, est également contrôlée sur son image. La périodicité de l’aide scolaire demeure absente, tandis que le plafond mensuel et la durée maximale de l’allocation emploi figurent explicitement page 53. L’analyse privilégie ces dispositions originales lorsqu’un résumé de presse présente un périmètre différent.
Le dossier réunit 202 données, règles, observations, prévisions et annonces, issues de 28 sources. Il comprend un rapport autonome, un tableur à formules, six fichiers CSV et un modèle Python. Les logos identifient le sujet de l’étude et son commanditaire ; ils ne valent pas validation des calculs par le MP.
Références : MP — Contrat haraki, programme 2026, 84 pages.
Les données publiques cadrent le problème, sans livrer tous les bénéficiaires
Le HCP permet de distinguer les populations et les indicateurs. Le RGPH 2024 donne 36 828 330 habitants. Les statistiques d’emploi du deuxième trimestre 2026 proviennent de la nouvelle enquête EMO : elles doivent être utilisées avec sa définition du travail et sa rupture avec l’ancienne ENE. Le chômage total, le chômage des diplômés, les primo-demandeurs et les jeunes ni en emploi ni en formation ne sont pas quatre noms d’une même population. Le droit envisagé par le MP appelle un croisement précis, que les tableaux agrégés ne fournissent pas.
Le MEF apporte les crédits votés, l’exécution budgétaire, les dépenses fiscales et les moyens des établissements publics. Le repère de 527,65 milliards de DH du budget général LF 2026 exclut l’amortissement de dette à moyen et long terme. Le cadrage macroéconomique du MEF situe le PIB nominal 2026 à 1 837 milliards. Ce sont des références datées ; elles ne constituent pas des ressources libres à répartir une seconde fois.
La DGI fournit les règles de l’IR et de l’IS, ainsi que des recettes effectivement recouvrées. Les ministères documentent l’école, la formation et la santé. L’ANSS décrit des droits déjà servis. Le rapport du Crédit Agricole aide à distinguer clients actifs et clientèle cumulée. Le rapport de stabilité financière éclaire les régimes de retraite. Aucun de ces agrégats n’est utilisé comme substitut silencieux à un fichier d’éligibilité.
Chaque donnée conserve sa période, son unité, sa source, un repère de page et une limite d’usage. Les fichiers téléchargés reçoivent une empreinte numérique. Le décret des marchés publics a été lu sur le site officiel de la TGR ; son téléchargement direct a été refusé, ce que le registre indique. Les données historiques, les programmations et les hypothèses de l’étude demeurent distinctes dans les téléchargements.
Références : RGPH 2024 — fiche démographique nationale, Marché du travail T2 2026 — nouvelle EMO, Budget citoyen de la Loi de finances 2026, MEF — Cadrage macroéconomique du PLF 2027.
Scolarité : le même chiffre de 500 DH décrit deux mécanismes
Le premier mécanisme réduit le revenu soumis à l’IR, à hauteur de dépenses scolaires reconnues et dans une limite de 500 DH par mois et par famille. Sur douze mois, le maximum de déduction atteint 6 000 DH. La valeur pour le ménage dépend de l’impôt qu’il aurait payé sur cette fraction de revenu. Un foyer déjà exonéré ne reçoit pas automatiquement un remboursement. Les charges de famille peuvent également limiter le gain effectif.
L’exemple fiscal du dossier part d’un revenu net imposable annuel, et non d’un salaire brut. Pour 200 000 DH de revenu, sans charge de famille dans l’exemple, la déduction maximale diminue l’impôt de 2 220 DH par an. À 60 000 DH, le gain est de 600 DH. À 64 000 DH, il est de 1 000 DH, car les 6 000 DH déduits traversent deux tranches. Le simulateur applique le barème progressif, puis une réduction de 600 DH par personne à charge dans la limite de six. Le nombre de charges est une entrée supposée, pas une qualification juridique des membres du foyer.
Pour passer de ces exemples au coût national, il faut les foyers imposables, leurs dépenses admises, la distribution des revenus et l’impôt disponible. Le test central retient 500 000 foyers à terme, 300 DH de dépense mensuelle et un effet fiscal moyen supposé de 25 % de la déduction. Avec montée en charge, la perte d’IR atteint 1,35 milliard sur cinq ans. Le taux de 25 % résume une population hypothétique ; il ne remplace pas une microsimulation sur les fichiers DGI.
Le deuxième mécanisme est une aide directe aux familles modestes, jusqu’à 500 DH. Le texte ne fixe pas sa périodicité. Pour 500 000 ménages servis au plafond, un versement représente 250 millions par an ; douze versements représentent 3 milliards. Sur la rampe commune de cinq ans, les coûts sont de 0,75 ou 9 milliards. Cette différence de 8,25 milliards explique le passage du total partiel central de 9,30 à 17,55 milliards. Les aides scolaires déjà versées doivent être rapprochées avant d’affirmer que tout ce montant est nouveau.
Références : MP — Contrat haraki, programme 2026, 84 pages, Code général des impôts 2026, ANSS — synthèse du rapport annuel 2025.
Requête exécutée sur le modèle Python joint ou le registre documentaire MP.
| Lecture | Montant |
|---|---|
| Un versement annuel | 0.25Mds DH |
| Douze versements annuels | 3Mds DH |
Déduction scolaire : exemples annuels en DH, plafond 6 000 DH, sans charges de famille
Requête exécutée sur le modèle Python joint ou le registre documentaire MP.
| Revenu imposable | Déduction | IR avant | IR après | Gain annuel |
|---|---|---|---|---|
| 40,000Source: Résultats MP 2026 — ir | 6,000Source: Résultats MP 2026 — ir | 0Source: Résultats MP 2026 — ir | 0Source: Résultats MP 2026 — ir | 0Source: Résultats MP 2026 — ir |
| 60,000Source: Résultats MP 2026 — ir | 6,000Source: Résultats MP 2026 — ir | 2,000Source: Résultats MP 2026 — ir | 1,400Source: Résultats MP 2026 — ir | 600Source: Résultats MP 2026 — ir |
| 64,000Source: Résultats MP 2026 — ir | 6,000Source: Résultats MP 2026 — ir | 2,800Source: Résultats MP 2026 — ir | 1,800Source: Résultats MP 2026 — ir | 1,000Source: Résultats MP 2026 — ir |
| 90,000Source: Résultats MP 2026 — ir | 6,000Source: Résultats MP 2026 — ir | 9,000Source: Résultats MP 2026 — ir | 7,200Source: Résultats MP 2026 — ir | 1,800Source: Résultats MP 2026 — ir |
| 200,000Source: Résultats MP 2026 — ir | 6,000Source: Résultats MP 2026 — ir | 46,600Source: Résultats MP 2026 — ir | 44,380Source: Résultats MP 2026 — ir | 2,220Source: Résultats MP 2026 — ir |
Premier emploi : compter les entrées et les sorties du dispositif
L’allocation vise les titulaires de diplômes supérieurs cherchant leur première insertion professionnelle. Le programme la lie à l’inscription effective dans le système d’emploi et à la participation aux démarches de recherche, de formation et d’accompagnement. Le plafond est de 1 000 DH par mois, pour une durée maximale d’un an. Ces conditions rendent possible une formule de coût ; elles ne donnent pas encore le nombre des ayants droit.
Le test central suppose qu’à plein déploiement, 100 000 personnes nouvelles sont servies chaque année au plafond mensuel, pendant neuf mois en moyenne. Avec une montée en charge de 20 %, 40 %, 60 %, 80 % puis 100 %, le coût cumulé est de 2,70 milliards. Cela correspond à 300 000 entrées uniques sur les cinq années du test. Les sorties vers un emploi, les abandons, le non-recours et la durée d’indemnisation réelle doivent être mesurés. On ne renouvelle pas un droit de douze mois chaque année pour les mêmes personnes.
Ce calendrier est une approximation de dépense par cohorte annuelle : les paiements sont affectés à l’année d’entrée, sans report mensuel entre exercices. Un budget d’exécution nécessitera les mois d’inscription et les dates de sortie. Le modèle sépare cette allocation du prix de création d’un emploi : une aide à la recherche ne garantit pas une embauche, et l’effet causal sur l’emploi ne peut être déduit d’une multiplication comptable.
Le chèque formation des NEET relève d’un autre public. Le texte prévoit notamment une réorientation des ressources existantes de formation. Le remplacement de l’intermédiation ANAPEC par une plateforme doit, lui, comparer les coûts repris, les coûts de transition et le fonctionnement futur. Ni l’ensemble du budget de l’agence ni toutes les cotisations de formation ne deviennent automatiquement une économie disponible.
Références : MP — Contrat haraki, programme 2026, 84 pages, Marché du travail T2 2026 — nouvelle EMO, Profilage statistique des jeunes NEET, données 2017–2023, OFPPT — rentrée 2026/2027, 7 septembre 2026.
Annuler une dette agricole : un stock, plusieurs financeurs
L’annulation annoncée concerne les petits agriculteurs, notamment ceux touchés par l’accumulation des dettes et les crises climatiques. Le texte ne fournit ni liste des créanciers, ni seuil d’exploitation, ni date d’arrêté de la dette, ni répartition de l’effort. Ces informations déterminent pourtant le montant, les bénéficiaires et l’incidence sur les banques ou les finances publiques.
Le rapport CAM 2024 distingue 28 791 clients actifs de Tamwil El Fellah et 106 201 agriculteurs accompagnés depuis l’origine. Le cumul historique ne constitue pas un fichier d’emprunteurs encore endettés. À l’inverse, les clients de cette seule filiale ne couvrent pas nécessairement toutes les dettes de petits agriculteurs auprès du CAM, d’autres établissements ou de fournisseurs. La seule donnée utile au coût serait un encours résiduel éligible, dédupliqué et arrêté à une date précise.
Le cas central suppose 100 000 dossiers uniques sur cinq ans et 30 000 DH de créance moyenne, soit 3 milliards de créances annulées. Une compensation publique supposée de 70 % représente 2,10 milliards pour l’État ; 0,90 milliard demeure à la charge des créanciers. La cohorte est répartie en cinq tranches égales. Il ne s’agit donc pas d’annuler le même stock de 3 milliards cinq fois. Si les créanciers sont publics, leur perte peut avoir des conséquences patrimoniales ou de recapitalisation : le modèle n’établit pas un compte consolidé du secteur public.
La note DEPF de mai 2025 annonçait déjà 700 millions de DH d’allègement pour près de 50 000 éleveurs. Cette enveloppe historique appelle une vérification de l’exécution et des bénéficiaires ; elle ne doit être ni ajoutée d’office ni soustraite intégralement à la promesse MP. Le même principe vaut pour la prime annuelle aux agents des zones éloignées. Le test central de 50 000 agents à terme et 6 000 DH de supplément annuel produit 0,90 milliard cumulé, sous réserve des primes déjà existantes.
Références : Crédit Agricole du Maroc — rapport d’activité 2024, MEF DEPF — note de conjoncture n°339, MP — Contrat haraki, programme 2026, 84 pages, Rapport sur les ressources humaines annexé au PLF 2026.
Entreprises et marchés publics : identifier l’assiette avant le taux
L’exonération envisagée par le MP concerne les entreprises dont le capital ne dépasse pas 500 000 DH et qui créent au moins trois emplois. Le capital social décrit le financement juridique de l’entreprise. Il ne donne ni son chiffre d’affaires, ni son bénéfice, ni les impôts qu’elle acquitte. Le nombre d’unités informelles du HCP ne constitue pas davantage un fichier d’entreprises remplissant ces conditions.
Le scénario central suppose 25 000 entreprises imposables à terme, après application de toutes les conditions, et 100 000 DH de bénéfice taxable annuel moyen. Il teste une exonération du seul IS de droit commun à 20 %, sur une montée en charge de cinq ans. La perte cumulée atteint 1,50 milliard. Les impôts réellement concernés, la durée d’exonération, les régimes particuliers et la cotisation minimale demandent une rédaction juridique. Les recettes issues des emplois, de la formalisation ou de l’activité supplémentaire ne sont pas inventées pour équilibrer le calcul.
Pour la commande publique, le texte parle d’une préférence nationale passant de 30 % à 35 %. Le décret publié par la TGR distingue le coefficient de préférence nationale de 15 % utilisé dans l’évaluation de certaines offres, à l’article 147, et la réservation de 30 % du montant prévisionnel des marchés aux petites entreprises et acteurs visés, à l’article 148. Une clarification est donc nécessaire sur le dispositif que le MP veut modifier. Une réservation ou un coefficient de comparaison des offres ne sont pas une hausse automatique de la dépense de cinq points.
Enfin, la cible de 6 000 à 12 000 exportateurs doit être rattachée à une définition datée de l’entreprise exportatrice active. La fiscalité proposée pour certaines espèces de poissons dépend d’un seuil de part exportée de 50 %. Ce chiffre n’est pas un taux de prélèvement. Sans espèces, quantités homogènes, assiette et barème, aucune recette ne peut être enregistrée. Son affectation annoncée aux circuits de la filière limite aussi ce que l’on pourrait présenter comme financement général du programme.
Références : MP — Contrat haraki, programme 2026, 84 pages, Code général des impôts 2026, Rapport d’activité DGI 2025, TGR — décret n°2-22-431 relatif aux marchés publics.
Six mécanismes testés, un périmètre volontairement explicite
L’effet budgétaire partiel regroupe l’aide scolaire directe, l’allocation de première insertion, le soutien aux agents éloignés et la compensation publique de créances agricoles, auxquels s’ajoutent les pertes d’IR scolaire et d’IS. Additionner ces deux natures d’impact est utile pour mesurer une pression budgétaire supplémentaire ; cela n’en fait pas six dépenses de même nature. Le tableau annuel conserve les sous-totaux.
Le cas central représente 6,45 milliards de dépenses et 2,85 milliards de recettes abandonnées, soit 9,30 milliards cumulés en 2027–2031. Les autres combinaisons donnent 2,355 et 75,90 milliards. Ces écarts ne sont pas des intervalles statistiques. Le cas haut change à la fois les cohortes, les tickets et la lecture de périodicité scolaire. Il ne représente ni un scénario probable ni une borne maximale du programme complet. Le laboratoire permet d’isoler certains paramètres pour comprendre leur effet propre.
Les montants sont nominaux, non actualisés, avec des prix unitaires constants. Les droits récurrents, l’IR et l’IS suivent la même rampe par convention. La dette agricole est répartie en tranches d’une cohorte unique. Les populations des différentes aides peuvent se recouper ; pour que l’agrégat reste valable, leurs paiements doivent être distincts et supplémentaires. Aucune somme déjà incluse dans un droit existant ne doit être facturée une seconde fois.
Ce périmètre laisse hors agrégat les pensions, les garanties, la recherche, les infrastructures de santé, d’école, de transport, les pôles ruraux, les stocks stratégiques et bien d’autres mesures. L’absence de devis ne signifie pas un coût nul. Elle empêche de présenter le résultat partiel comme le budget du contrat haraki ou de le comparer directement au coût d’un autre parti dont le périmètre aurait été différent.
Requête exécutée sur le modèle Python joint ou le registre documentaire MP.
| Cas | Montant |
|---|---|
| Bas exploratoire | 2.36Mds DH |
| Central exploratoire | 9.3Mds DH |
| Haut exploratoire | 75.9Mds DH |
Requête exécutée sur le modèle Python joint ou le registre documentaire MP.
| Poste | Montant |
|---|---|
| Aide scolaire directe | 0.75Mds DH |
| Allocation première insertion | 2.7Mds DH |
| Soutien annuel aux agents éloignés | 0.9Mds DH |
| Annulation agricole : compensation publique | 2.1Mds DH |
| Déduction scolaire : perte IR | 1.35Mds DH |
| Exonération ciblée : perte IS | 1.5Mds DH |
Cas central : Mds DH annuels, pensions et risques de garanties séparés
Requête exécutée sur le modèle Python joint ou le registre documentaire MP.
| Année | Dépenses partielles | Pertes fiscales | Effet partiel | Pensions hors total | Risque hors total |
|---|---|---|---|---|---|
| 2.03KSource: Résultats MP 2026 — annuel | 0.71Source: Résultats MP 2026 — annuel | 0.19Source: Résultats MP 2026 — annuel | 0.9Source: Résultats MP 2026 — annuel | 0.5Source: Résultats MP 2026 — annuel | 0.23Source: Résultats MP 2026 — annuel |
| 2.03KSource: Résultats MP 2026 — annuel | 1Source: Résultats MP 2026 — annuel | 0.38Source: Résultats MP 2026 — annuel | 1.38Source: Résultats MP 2026 — annuel | 1Source: Résultats MP 2026 — annuel | 0.23Source: Résultats MP 2026 — annuel |
| 2.03KSource: Résultats MP 2026 — annuel | 1.29Source: Résultats MP 2026 — annuel | 0.57Source: Résultats MP 2026 — annuel | 1.86Source: Résultats MP 2026 — annuel | 1.5Source: Résultats MP 2026 — annuel | 0.23Source: Résultats MP 2026 — annuel |
| 2.03KSource: Résultats MP 2026 — annuel | 1.58Source: Résultats MP 2026 — annuel | 0.76Source: Résultats MP 2026 — annuel | 2.34Source: Résultats MP 2026 — annuel | 2Source: Résultats MP 2026 — annuel | 0.23Source: Résultats MP 2026 — annuel |
| 2.03KSource: Résultats MP 2026 — annuel | 1.87Source: Résultats MP 2026 — annuel | 0.95Source: Résultats MP 2026 — annuel | 2.82Source: Résultats MP 2026 — annuel | 2.5Source: Résultats MP 2026 — annuel | 0.23Source: Résultats MP 2026 — annuel |
Pensions et logement : le risque public dépasse les seuls versements
La revalorisation des pensions renvoie aux augmentations générales des salaires publics et privés, selon des règles financières à définir. Le programme ne fixe pas de taux. Le rapport de stabilité financière recense 75,3 milliards de DH de prestations des quatre régimes étudiés en 2025. Cet agrégat est plus large qu’une assiette de pensions effectivement concernées et n’est pas automatiquement une dépense du Trésor.
Le test central utilise une assiette annuelle supposée de 50 milliards et une revalorisation cumulée de 5 % atteinte progressivement. Il donne 7,50 milliards sur cinq ans, séparés de l’effet budgétaire partiel. Le taux n’est pas composé chaque année : on ne suppose pas cinq hausses successives de 5 %. Cotisations, réserves, rendement des placements, espérance de vie et règles des régimes doivent entrer dans une étude actuarielle avant de déterminer un transfert public nécessaire.
La location-accession associe des paiements remboursables, une éventuelle mobilisation foncière et des garanties. Le cas central suppose 50 000 nouveaux dossiers par an à 300 000 DH, avec une quotité garantie de 60 %. Cela produit 75 milliards de financements sur cinq ans et 45 milliards de garanties nominales nouvelles, avant amortissement. Ces deux montants ne sont ni des subventions ni un encours vivant certifié en 2031.
Avec un défaut supposé de 5 % sur la vie du prêt et une perte de 50 % après recouvrement, le risque attendu sur ces cohortes atteint 1,125 milliard. Cette estimation est affectée à l’année d’octroi, et non présentée comme un calendrier de paiements effectifs. Les intérêts bonifiés, la gestion, le foncier et les nouvelles aides à l’autoconstruction restent à évaluer. Additionner crédit, garantie et perte attendue reviendrait à compter trois fois différentes dimensions du même financement.
Références : MP — Contrat haraki, programme 2026, 84 pages, BAM–ACAPS–AMMC — Rapport sur la stabilité financière 2025, n°13, Rapport sur les établissements et entreprises publics — PLF 2026.
Recherche et services territoriaux : préciser l’unité, puis les projets
La page 43 annonce une recherche à 2 %, sans dénominateur ni échéance explicites dans la phrase. Le contrôle sur l’image confirme que ce n’est pas simplement une omission de l’extraction de texte. Le dossier conserve cette incertitude. Deux calibrations illustrent l’enjeu : 2 % du PIB nominal de référence 2026 représentent 36,74 milliards ; 2 % du budget général de référence représentent 10,553 milliards. Ce sont des niveaux totaux alternatifs, pas deux promesses certaines du MP, et pas deux dépenses à additionner.
Même après définition du dénominateur, il faudrait connaître la dépense existante, le périmètre de recherche et les financeurs pour calculer un supplément public. De même, une hausse des bourses est distincte de leur paiement mensuel. Changer la fréquence d’une bourse annuelle n’en modifie pas nécessairement le montant annuel. Les capacités universitaires, les établissements à achever et les résidences exigent des devis séparant bâtiments et fonctionnement.
La cohérence territoriale du programme est identifiable : pôles ruraux, santé de proximité, transport et services productifs peuvent se renforcer. Pour établir leur coût, il faut partir des sites et des habitants réellement desservis, puis relever les équipements existants et manquants. Chaque pôle demande un investissement initial, des équipes, des fournitures, de l’énergie et de l’entretien. Une application de réservation médicale ne crée pas à elle seule une consultation disponible.
Le même inventaire doit rapprocher les projets hydriques, les équipements sportifs et les infrastructures déjà programmées. Le MEF et les opérateurs peuvent fournir les crédits engagés et les calendriers. La matrice du dossier indique, pour chaque numéro du programme, les informations requises, les financeurs possibles et les recoupements. Elle constitue une liste de travail pour compléter le chiffrage, sans transformer les projets sans prix en lignes à zéro.
Références : MP — Contrat haraki, programme 2026, 84 pages, Budget citoyen de la Loi de finances 2026, MEF — Cadrage macroéconomique du PLF 2027, Santé en chiffres 2024, publié en juin 2026, MENPS — statistiques scolaires 2024/2025.
Points documentaires à clarifier avant un chiffrage global
Requête exécutée sur le modèle Python joint ou le registre documentaire MP.
| Thème | Texte | Lecture | Conséquence |
|---|---|---|---|
| Marchés | Préférence nationale 30 % à 35 %, p.21 | Décret art.147 : 15 % ; art.148 : réservation 30 % | Instrument juridique à clarifier, aucun surcoût de 5 % présumé. |
| Pêche | Déclenchement au-delà de 50 % exportés, p.16 | Taux, espèces et base de taxation non chiffrés | Pas de recette égale à 50 % des exportations. |
| Recherche | 2 % sans dénominateur ni date explicites, p.43 | PIB ou budget : hypothèses alternatives | 36,74 ou 10,553 Mds de niveau sur bases 2026, pas coût additionnel. |
| Scolarité | Déduction 500 DH mensuels ; aide jusqu’à 500 DH, p.7–8 | Assiette IR explicite ; périodicité de l’aide absente | Gain fiscal lié à la tranche ; aide annuelle et mensuelle simulées. |
| Version PDF | 70 mesures annoncées, 84 pages | 68 numéros distincts, n°5 et 60 non retrouvés | Deux lacunes explicites et suppression des répétitions dans la matrice. |
La crédibilité se prouve par les droits, les coûts et les résultats
Le contrat présente plusieurs caractéristiques utiles à une analyse sérieuse : un plafond et une durée pour l’allocation de première insertion, des avantages aux entreprises conditionnés à des emplois, une attention aux distances d’accès aux services et un suivi régional des parcours. Ces mécanismes peuvent produire des indicateurs contrôlables. Pour les mesurer, l’administration devra suivre des personnes ou entreprises uniques, publier des définitions stables et distinguer participation au programme et résultat durable.
La prochaine pièce financière déterminante serait une annexe pluriannuelle. Elle devrait fixer la périodicité scolaire, les impôts exonérés, la durée des droits, le dénominateur de recherche et les populations. Puis elle devrait établir les dépenses supplémentaires après rapprochement des dispositifs existants. Enfin, elle devrait attribuer les charges à l’État, aux collectivités, aux régimes, aux opérateurs et aux partenaires privés, avec des ressources réalistes et un calendrier.
Les redéploiements sont des choix budgétaires qui appellent une liste de crédits et de prestations concernés. Une fusion d’agences ne vaut pas économie immédiate. Une taxe affectée ne finance pas librement toutes les dépenses. Une création d’entreprise ne donne pas instantanément une recette fiscale. Les coûts de transition et le délai d’apparition des gains doivent être documentés autant que les montants annoncés.
L’analyse conclut donc à un programme partiellement chiffrable et financièrement testable, dont la cohérence sociale et territoriale peut être examinée. Son financement global n’est pas démontré par les documents collectés. Cette conclusion est révisable : des bases de bénéficiaires, des devis et une annexe de financement permettraient de remplacer les hypothèses et de renforcer, ou de corriger, le jugement.
Lire, modifier et reproduire les calculs
Le rapport HTML est autonome et conserve ses graphiques, tableaux et sources hors ligne. Le site propose douze chapitres, un explorateur des données et des engagements, un exemple d’IR interactif et un laboratoire de périodicité scolaire, de durée d’allocation et de compensation agricole. Les autres paramètres restent au cas central dans ce laboratoire.
Le tableur utilise un unique sélecteur de cas dans Hypothèses E3. Les entrées annuelles modifiables alimentent un seul ensemble de calculs et sa synthèse. Les risques de garanties, les pensions et les calibrations de recherche restent identifiés séparément. Les cellules sources conservent leurs dates et liens ; une absence d’entrée sélectionnée doit apparaître comme une donnée manquante, pas comme un zéro.
Le modèle Python fonctionne sans dépendance. Les calculs JavaScript et les formules du tableur sont rapprochés de ses résultats, y compris aux plafonds et lors d’un changement tardif d’hypothèse. Les tests de calcul sont effectués dans Artifact Tool ; le comportement d’Excel natif n’est pas vérifié. Les graphiques et tableaux du rapport proviennent de requêtes SQLite exécutées, conservées avec leurs définitions dans le fichier canonique.
Le ZIP contient le rapport, le tableur, six CSV, les données JSON et les scripts de calcul. Les PDF de tiers restent accessibles par leurs liens officiels. Toute reprise d’un montant doit garder son horizon, son périmètre et ses hypothèses : en particulier, les 9,30 milliards ne sont jamais présentés comme le coût complet du programme MP.
Sources
- Calculs exploratoires MP 2026, modèle Python joint
- ANSS — synthèse du rapport annuel 2025
- Code général des impôts 2026
- Rapport d’activité DGI 2025
- Assainissement et réutilisation : bilan 2024 et plan 2025–2034
- RGPH 2024 — fiche démographique nationale
- Marché du travail T2 2026 — nouvelle EMO
- IPC national de juillet 2026
- Profilage statistique des jeunes NEET, données 2017–2023
- ENNVM 2022/2023 — rapport des résultats
- Comptes nationaux provisoires 2025, base 2014
- Budget citoyen de la Loi de finances 2026
- Rapport sur les établissements et entreprises publics — PLF 2026
- Situation des charges et ressources du Trésor, décembre 2025
- Rapport sur les dépenses fiscales annexé au PLF 2026
- Rapport sur les ressources humaines annexé au PLF 2026
- MENPS — statistiques scolaires 2024/2025
- OFPPT — rentrée 2026/2027, 7 septembre 2026
- BAM–ACAPS–AMMC — Rapport sur la stabilité financière 2025, n°13
- Santé en chiffres 2024, publié en juin 2026
- Comptes nationaux de la santé 2022
- MEF — Cadrage macroéconomique du PLF 2027
- HCP — Budget économique exploratoire 2027
- HCP — Enquête nationale sur le secteur informel 2023/2024, rapport des résultats
- CESE — recherche scientifique, avis adopté le 20 février 2025
- MP — Contrat haraki, programme 2026, 84 pages
- Crédit Agricole du Maroc — rapport d’activité 2024
- MEF DEPF — note de conjoncture n°339
- TGR — décret n°2-22-431 relatif aux marchés publics