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RAPPORT D’EXECUTION 
BUDGETAIRE ET DE CADRAGE 
MACROECONOMIQUE TRIENNAL
 
Projet de Loi de Finances
pour l’année budgétaire
2027
Boulevard Mohammed  V, Quartier Administratif, Rabat - Maroc
Tél : (00212) (0) 537 67 72 01 Fax : (00212) (0) 537 67 75 30 


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RAPPORT D’EXECUTION 
BUDGETAIRE ET DE 
CADRAGE 
MACROECONOMIQUE 
TRIENNAL

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RAPPORTSURLES RESSOURCES HUMAINES 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
  

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INTRODUCTION ................................................................................................................................. 1 
I. ÉVOLUTION ET PERSPECTIVES MACROÉCONOMIQUES ........................................... 3 
I.1. SITUATION RÉCENTE DE L’ÉCONOMIE MONDIALE ......................................................................................... 3 
I.2. ANALYSE DE LA SITUATION MACROÉCONOMIQUE NATIONALE EN 2025 ...........................................4 
I.3. PROJECTIONS POUR L’ÉCONOMIE NATIONALE EN 2026 .......................................................................... 5 
I.4. PERSPECTIVES DE L’ÉCONOMIE NATIONALE EN 2027 .............................................................................. 8 
II. EXÉCUTION BUDGETAIRE ET ACTUALISATION ............................................................. 9 
II.1. SITUATION DE L’EXÉCUTION BUDGÉTAIRE DE L’ANNÉE 2025................................................................ 9 
II.2. EXÉCUTION À MI-PARCOURS ET PRÉVISIONS DE CLÔTURE DE L’ANNÉE BUDGÉTAIRE 2026 . 12 
III. ORIENTATIONS BUDGETAIRES ...................................................................................... 29 
III.1. CONTEXTE DE PRÉPARATION DU PLF 2027 ............................................................................................ 29 
III.2. ORIENTATIONS ET OBJECTIFS PRIORITAIRES DU PLF 2027 ............................................................. 33 
III.3. POLITIQUE FISCALE ET DOUANIÈRE DU PLF 2027 ............................................................................. 48 
III.4. CADRAGE MACROÉCONOMIQUE SUR LA PÉRIODE 2027-2029 ..................................................... 50 
 

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RAPPORT D’EXECUTION BUDGETAIRE ET DE CADRAGE MACROECONOMIQUE TRIENNAL  
 
  
 
 
INTRODUCTION 
Sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi , que Dieu L’assiste , et conformément aux Hautes 
Orientations Royales, le Maroc s’est engagé depuis l’adoption de la Loi Or ganique n°130.13 
relative à la loi de Finances dans un ensemble de réformes structurelles visant l’amélioration 
de la gestion des finances publiques tout en privilégiant une approche axée sur les résultats 
plutôt que sur les moyens. En conformité avec ces orientations, le renforcement de la 
transparence budgétaire vient appuyer cette dynamique de réformes par l’enrichissement 
continu de l’information économique et budgétaire, en vue de favoriser la communication 
autour des politiques publiques mises en œuvre selon les principes de bonne gouvernance, 
de redevabilité et de reddition des comptes.  
L’élaboration du Rapport d’Exécution Budgétaire et de Cadrage Macroéconomique Triennal1 
permet de consolider cette dynamique ambitieuse de promotion d’une information 
budgétaire enrichie, accessible et compréhensible pour l’ensemble des parties prenantes. 
Ce rapport met en exergue l’état d’exécution des finances publiques à mi-parcours avec une 
analyse de la situation économique aussi bien au niveau international que national, ainsi que 
l’actualisation des prévisions des agrégats macroéconomiques et des hypothèses de la loi de 
finances de l’année en cours. Il permet également de définir les priorités en matière de 
politiques publiques de l’année à venir en vue de mieux éclairer le Parlement et l’opinion 
publique sur les choix budgétaires en termes de dépenses et de recettes et de permettre la 
préparation de l’examen du Projet de Loi de Finances (PLF) de l’année 2027.  
A noter que la préparation du PLF de l’année 2027 s’inscrit dans un contexte économique 
caractérisé par la persistance des tensions géopolitiques, notamment les répercussions du 
conflit au Moyen-Orient sur les marchés mondiaux de l’énergie, et sur les prix des matières 
premières. Toutefois, l’économie marocaine a fait preuve d’une forte résilience témoignant 
ainsi de sa capacité à s’adapter au contexte incertain grâce au renforcement et à la 
diversification de ses secteurs productifs. Par ailleurs, la trajectoire de croissance de 
l’économie marocaine a été renforcée, notamment par la bonne performance du secteur 
agricole suite aux précipitations exceptionnelles, ainsi que par la poursuite d u dynamisme 
des activités non agricoles assurant ainsi une trajectoire positive à l’exécution de la loi de 
finances de l’année 2026 grâce aux mesures préventives déployées par le gouvernement 
pour soutenir le pouvoir d’achat et garantir les équilibres sociaux. 
Dans ce sillage, et conformément aux Hautes Orientations Royales, le gouvernement 
poursuivra à travers le PLF 2027 , ses efforts visant  à consolider et amplifier les actions et 
mesures engagées conformément aux objectifs fixés de consolidation de la tr ajectoire des 
finances publiques à travers le renforcement des piliers de l’Etat social selon une approche 
territoriale intégrée, le soutien à l’investissement et à l’intégration des jeunes et des femmes 
dans le marché de l’emploi, ainsi que le maintien des équilibres macroéconomiques. Ce PLF 
marque ainsi un véritable tournant en faveur de l’accélération du processus de 
développement du Royaume selon une vision stratégique, visant à inscrire notre pays dans 
                                                           
1 Ce rapport fusionne le Rapport Préalable au Budget et la Revue du Milieu d’Anné e. 

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PROJET DE LOI DE FINANCES POUR L’ANNEE 2027    
 
 
 
une dynamique de croissance durable, inclusive et génératrice d’emplois.  
Dans ce contexte, le PLF 2027 met en avant quatre priorités majeur es, à savoir (i) la 
consolidation des acquis économiques pour conforter la place de notre pays parmi les 
nations émergentes (ii) la mise à niveau globale des espaces territoriaux et le rattrapage des 
disparités sociales et spatiales selon une approche de développement territorial intégré  (iii) 
la poursuite de la consolidation des piliers de l’Etat social  (iv) la poursui te des grandes 
réformes structurelles et la préservation des équilibres des finances publiques. 
En vertu de la mise en œuvre du PLF 2027, la croissance économique devrait se situer à 4,1% 
en 20272, portée par le maintien d’une dynamique robuste des activités non agricoles, dont 
la valeur ajoutée progresserait de 4,3%.  Cette dynamique de l’économie dépend des derniers 
éléments conjoncturels tant à l’échelle nationale qu’internationale. Les hypothèses 
macroéconomiques fixent, notamment, le cours moyen du baril de pétrole Brent à 75 dollars, 
le cours du gaz butane à 500 dollars la tonne, la production céréalière à 70 millions de 
quintaux, le taux d’inflation à 1,6% ainsi que l’accroissement de la demande étrangère 
adressée au Maroc (hors produits de phosphates et dérivés) de 2,6% en 2027. 
En vue de mettre en lumière ce qui précède, le présent rapport d’Exécution Budgétaire et 
de Cadrage Macroéconomique Triennal aborde dans sa première partie l’évolution récente 
de l’économie nationale dans le contexte international ainsi que les perspectives d’évolution 
des principaux indicateurs macroéconomiques nationaux. La seconde partie est consacrée 
à l’état de l’exécution budgétaire en termes de recettes, de dépenses et d’indicateurs 
d’endettement au titre de l’année 2025  et à fin juin 2026, ainsi que les projections révisées 
des finances publiques pour l’année en cours. La dernière partie, quant à elle, met en relief 
les orientations budgétaires et les perspectives macroéconomiques sur la période 2027 -
2029. 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
                                                           
2 Les prévisions sont élaborées au mois de juillet et peuvent, éventuellement, faire l’objet de révision. 

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RAPPORT D’EXECUTION BUDGETAIRE ET DE CADRAGE MACROECONOMIQUE TRIENNAL  
 
  
 
 
I. ÉVOLUTION ET PERSPECTIVES MACROÉCONOMIQUES 
I.1. Situation récente de l’économie mondiale 
Selon les perspectives de l’économie mondiale publiées par le FMI en juillet 2026, la 
croissance mondiale devrait s’établir à 3% en 2026 contre 3,1% anticipée en avril et 3,3% en 
janvier 2026. Cette nouvelle révision à la baisse intervient dans un contexte caractérisé par 
une intensification des tensions commerciales et géopolitiques, qui entretient un climat 
d'incertitude élevé, affecte la confiance des ménages et des investisseurs et accroît la 
volatilité des marchés financiers. Dans ce contexte, la résilience de l’économie mondiale 
demeure étroitement tributaire de l’évolution des tensions internationales ainsi que de la 
capacité des économies à renforcer leurs moteurs de croissance internes. 
Aux États -Unis, l’activité économique demeure solide et ce, malgré les tensions 
géopolitiques et le choc énergétique. Selon le FMI (juillet 2026), la croissance devrait 
atteindre 2,3% en 2026 après 2,1% en 2025 et pourrait s’établ ir à 2,2% en 2027. Cette 
performance serait portée par les mesures de soutien budgétaire, les conditions 
financières accommodantes, ainsi que par la poursuite des investissements des entreprises 
dans les technologies et la vigueur de la productivité. Le statut d’exportateur net d’énergie 
des États-Unis a, en outre, permis à l’économie américaine d’atténuer les effets du conflit 
au Moyen-Orient sur son activité.  
Dans la zone euro, la croissance devrait ralentir pour s’établir à 0,9% en 2026 (contre 1,1% 
prévu en avril 2026) après 1,4% en 2025, attribuable principalement aux effets du 
renchérissement des prix de produits énergétiques provoqué par le conflit au Moyen -
Orient. L’activité continuerait, néanmoins, d’être soutenue par la demande intérieure et 
l’accroissement des dépenses publiques, notamment en Allemagne. Les perspectives 
demeurent tributaires des tensions géopolitiques et commerciales, auxquelles s’ajoutent 
des contraintes structurelles liées à la faiblesse de la productivité, au vieillissement 
démographique et au positionnement de la zone euro dans la dynamique 
d’investissement associée à l’intelligence artificielle. Partant de ce contexte, le FMI table sur 
une progression de l’économie de la zone euro de 1,2% en 2027. 
S’agissant des deux principaux partenaires commerciaux du Maroc, les perspectives de 
croissance demeurent contrastées. En France, la croissance devrait ralentir à 0,6% en 2026 
(soit une révision à la baisse de 0,3 point de pourcentage par rapport aux prévisions d’avril) 
après 0,9% en 2025 avant de se redresser modérément à 0,9% en 2027. L’économie 
espagnole conserverait, en revanche, un rythme de progression relativement soutenu, 
quoiqu’en décélération, avec une croissance de 2,1% en 2026 et de 1,8% en 2027, après 2,8% 
en 2025.  
Pour ce qui est des pays asiatiques, la croissance nipponne devrait ralentir pour atteindre 
0,6% en 2026 après 1,1% en 2025, sous l’effet notamment du renchérissement des produits 
énergétiques, dont l’incidence serait, néanmoins, partiellement amortie par les mesures de 
soutien budgétaire mises en œuvre. Un léger redressement est attendu en 2027 avec une 
croissance prévue de 0,7%. En Chine, la croissance devrait également ralentir, passant de 

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PROJET DE LOI DE FINANCES POUR L’ANNEE 2027    
 
 
 
5% en 2025 à 4,6% en 2026, puis à 4,1% en 2027. Cette décélération serait imputable à la 
hausse des cours mondiaux du pétrole, à la persistance des incertitudes entourant 
l’environnement international ainsi qu’aux contraintes structurelles qui continuent de 
peser sur l’activité. 
Au Moyen-Orient et en Asie centrale, la croissance devrait connaître un net ralentissement 
en 2026, pour s’établir à 0,7%, après 3,7% en 2025, soit une révision à la baisse de 1,2 point 
de pourcentage par rapport aux prévisions du FMI datant du mois d’avril. Cette forte 
décélération s’expliquerait principalement par la prolongation de la fermeture du détroit 
d’Ormuz et ses répercussions sur la production et le transport des produits énergétiques. 
En 2027, l’activité devrait rebondir vigoureusement avec une croissance projeté e à 6,5%, à 
la faveur de la réouverture progressive du détroit et de la normalisation attendue des flux 
énergétiques. 
La croissance en Afrique subsaharienne retrouverait en 2027 un niveau de croissance 
similaire à celui de 2025, soit 4,5% après avoir enregistré un léger ralentissement en 2026 
avec une progression de 4,3%. Ces niveaux de croissance cacheraient des différences entre 
les pays de la région. Les pays importateurs de pétrole et faiblement dotées en ressources 
naturelles seraient davantage ex posés à la hausse des prix de l’énergie et des denrées 
alimentaires, tandis que certaines grandes économies continueraient de bénéficier des 
mesures de stabilisation et des réformes engagées. 
I.2. Analyse de la situation macroéconomique nationale en 2025 
Malgré un contexte mondial marqué par la persistance des tensions géopolitiques et 
commerciales, ainsi que par d’importantes mutations géoéconomiques, l’économie 
nationale a confirmé la solidité de sa trajectoire de croissance en 2025. Cette performance 
témoigne de la résilience de l’économie nationale et de sa capacité à s’adapter à un 
contexte externe incertain, tout en s’appuyant sur une diversification progressive de ses 
moteurs de croissance et sur le renforcement du dynamisme de ses secteurs productifs. 
Selon les Comptes Nationaux provisoires de l’année 2025, publiés par le Haut-Commissariat 
au Plan (HCP), la croissance du PIB s’est établie à 4,9% en 2025, soit un rythme sensiblement 
supérieur à la moyenne annuelle observée entre 2022 et 2024 (3,3%), ai nsi qu’à celle 
enregistrée au cours de la période pré-pandémique 2016-2019 (2,9%). 
Cette performance résulte de la conjugaison d’un net rebond des activités agricoles, dont 
la valeur ajoutée a progressé de 8,2%, et du maintien d’une dynamique soutenue des 
activités non agricoles, avec une croissance de leur valeur ajoutée de 3,9%. 
Au-delà de son rythme, la croissance enregistrée en 2025 se distingue par sa qualité, dans 
la mesure où elle repose sur des moteurs à fort contenu productif et à effet multiplicateur 
élevé. À cet égard, le secteur secondaire a enregistré une progression de 3,3%, portée 
notamment par la bonne performance de l’industrie extractive (+7,5%), du Bâtiment et des 
Travaux Publics (+6,7%) ainsi que de l’industrie manufacturière (+2%). Le secteur tertiaire a, 
pour sa part, continué de jouer un rôle déterminant dans le soutien de l’activité 
économique, avec une croissance de sa valeur ajoutée de 4,3%, après 5,6% en 2024. 

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RAPPORT D’EXECUTION BUDGETAIRE ET DE CADRAGE MACROECONOMIQUE TRIENNAL  
 
  
 
 
Du côté de la demande, l'investissement s'est affirmé comme le principal moteur de la 
croissance économique. La Formation Brute de Capital Fixe (FBCF y compris les 
acquisitions – cessions d’objets de valeur) a progressé de 14,3% en 2025, après 11,8% en 2024, 
traduisant la poursuite de l’effort d’accumulation du capital productif. Sa contribution à la 
croissance du PIB s’est ainsi renforcée, passant de 3 points de pourcentage en 2024 à 3,7 
points en 2025. À l’inverse, la consommation finale des ménages, y compris celle des 
institutions sans but lucratif au service des ménages (ISBLSM), a enregistré une progression 
plus modérée de 1,2%, après 2,9% en 2024. 
Pour ce qui est des échanges extérieurs, les exportations des biens et services se sont 
accrues de 6,6% en 2025, après 7,7% en 2024, tandis que les importations ont augmenté de 
9%, contre 12,2% une année auparavant. 
Cette configuration de la croissance traduit une évolution favorable de la structure de 
l’économie nationale. Contrairement aux années précédentes, où la croissance reposait 
davantage sur l’expansion de la demande inté rieure, notamment la consommation des 
ménages, les deux dernières années se caractérisent par un rôle accru de l’investissement 
et du renforcement des capacités productives, traduisant une amélioration progressive des 
fondamentaux de la croissance et un potentiel plus élevé de création de richesse à moyen 
et long termes.     
I.3. Projections pour l’économie nationale en 2026 
Les prévisions actualisées, tenant compte des évolutions récentes de la conjoncture 
mondiale et nationale, indiquent que l’économie na tionale devrait enregistrer une 
croissance de 5,3% en 2026 après 4,9% en 2025, portée par une progression de 15,1% de la 
valeur ajoutée agricole profitant de la réalisation d’une production céréalière de 90 millions 
de quintaux et par une hausse de 4,1% de s activités non agricoles. Ces dernières seraient 
soutenues par une croissance de 4,5% de la valeur ajoutée du secteur secondaire ainsi que 
par une progression de 4% de celle du secteur tertiaire. 
Du côté de la demande, la consommation finale des ménages (y compris les ISBL) devrait 
se raffermir de 4,6% en 2026, tandis que la consommation des administrations publiques 
enregistrerait, quant à elle, une hausse de 9,1%. La formation brute du capital fixe devrait, 
pour sa part, afficher une croissance de 4% en 2026. 
Les échanges extérieurs poursuivraient, à leur tour, leurs dynamiques. Ainsi, le volume des 
exportations de biens et services devrait augmenter de 6,4%. Alors que l es importations 
devraient, pour leur part, progresser en volume de 5,5%. 
Aux prix courants, le Produit Intérieur Brut devrait croître de 6,8% en 2026, une évolution 
qui traduirait la poursuite de la maîtrise des pressions inflationnistes. 
 
 

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PROJET DE LOI DE FINANCES POUR L’ANNEE 2027    
 
 
 
*Cadre macroéconomique arrêté le 15 juillet 2026. 
*Cadre macroéconomique arrêté le 15 juillet 2026. 
                                                           
3 Indice du prix à la consommation des ménages au sens de la comptabilité nationale. 
4 Il s’agit des moyennes annuelles des taux directeurs de Bank Al-Maghrib pondérées par le nombre de jours. 
Tableau n° 1 : Evolution des hypothèses macroéconomiques  
sur la période 2023-2026 
Hypothèses  
macroéconomiques 2023 2024 2025 
Prévisions 
initiales 
2026 (A) 
Prévisions 
actualisées 
2026 (B)* 
Écart 
(B) –(A) 
Taux de croissance du 
PIB en volume (%) 3,8 4,4 4,9 4,6 5,3 +0,7 
Taux de croissance du 
PIB hors agriculture en 
volume (%) 
4,0 5,6 4,5 4,3 4,2 -0,1 
Taux d'investissement 
(en % du PIB) 29,0 30,6 33,6 30,5 35,3 +4,8 
Taux d’inflation3 (en%) 4,6 2,4 1,3 2,2 1,5 -0,7 
PIB aux prix courants (en 
milliards de DH) 1 486 1 615 1 720 1 819 1 837 +17,8 
Variation du PIB aux prix 
courants (%) 11,4 8,7 6,5 6,7 6,8 +0,1 
Taux directeur4 (en %) 2,89 2,86 2,30 2,25 2,25 0 
Tableau n° 2 : Croissance sectorielle en volume sur la période 2023-2026 
Valeur ajoutée 2023 2024 2025 
Prévisions 
initiales 2026 
(A) 
Prévisions 
actualisées 2026 
(B)* 
Écart 
(B) –(A) 
Secteur 
Primaire (%) 1,7 -5,1 7,1 7,7 14,5 +6,8 
Secteur 
Secondaire (%) 0,9 3,8 3,3 3,7 4,5 +0,8 
Secteur 
Tertiaire (%) 5,2 5,6 4,3 4,2 4,0 -0,2 

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RAPPORT D’EXECUTION BUDGETAIRE ET DE CADRAGE MACROECONOMIQUE TRIENNAL  
 
  
 
 
Les écarts observés entre les prévisions initiales de croissance retenues lors de l’élaboration 
de la LF 2026 et les prévisions actualisées s’expliquent principalement par la révision des 
principales hypothèses du cadre macroéconomique, afin de tenir compte de l’évol ution 
des conditions climatiques et des changements intervenus dans l’environnement 
international, notamment les répercussions du conflit au Moyen -Orient sur les marchés 
mondiaux de l’énergie. 
À cet égard, les hypothèses actualisées reposent sur les principaux éléments suivants : 
 Une production céréalière de 90 millions de quintaux au titre de la campagne 
agricole 2025-2026, conformément aux estimations du Ministère de l’Agriculture, de 
la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts, contre 70 millions 
de quintaux retenus initialement dans le cadre de la LF 2026, en raison d’une 
campagne agricole particulièrement favorable ; 
 Un prix moyen du Brent de 85 dollars le baril en 2026, contre 65 dollars retenus dans 
les hypothèses initiales de la L F 2026, afin d’intégrer les effets des tensions 
géopolitiques au Moyen-Orient sur les cours internationaux du pétrole ainsi que les 
risques de perturbation des approvisionnements énergétiques ; 
 Un prix moyen du gaz butane de 603,5 5 dollars la tonne, contre 500 dollars dans les 
hypothèses initiales, en lien avec la hausse des cours mondiaux des produits 
énergétiques ; 
 Un taux de change du dollar par rapport au dirham de 9,465 au lieu de 10,007 retenu 
initialement comme hypothèse de la LF 2026 ;  
 Un taux dire cteur maintenu à 2,25%, conformément au niveau retenu dans les 
hypothèses initiales de la LF 2026 et en vigueur depuis mars 2025. 
Par ailleurs, la révision la plus importante concerne le secteur primaire, dont la croissance 
prévue pour 2026 a été relevée d e 6,8 points de pourcentage, passant de 7,7% dans les 
prévisions initiales à 14,5% dans le scénario actualisé. Cette révision s’explique 
essentiellement par la hausse significative de la production céréalière qui a atteint 90 
millions de quintaux, engendrant un accroissement de la valeur ajoutée agricole de 15,1% 
au lieu de 7,9% prévu initialement. 
Le secteur secondaire verrait également sa performance révisée à la hausse. Sa croissance 
est désormais projetée à 4,5%, contre 3,7% dans les prévisions initiales, soit une révision de 
0,8 point de pourcentage. Cette amélioration reflète l’évolution favorable des principaux 
indicateurs conjoncturels des activités secondaires, notamment : 
 Un taux d’utilisation des capacités de production (TUC) dans l’industrie 
manufacturière de 77,7% à fin mai 2026 ; 
                                                           
5 Sur la base d’un cours moyen de 627 dollars la tonne effectivement observé au cours des six premiers mois de l’année 2026 
et d’un cours moyen prévisionnel de 580 dollars la tonne au second semestre 2026.  

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PROJET DE LOI DE FINANCES POUR L’ANNEE 2027    
 
 
 
 La poursuite du dynamisme des exportations des principaux secteurs industriels à 
fin juin 2026, avec des hausses de 17,4% pour l’automobile, 19,3% pour l’aéronautique 
et 11,7% pour l’industrie alimentaire ; 
 La consolida tion de la reprise du secteur de la construction, illustrée par une 
progression des ventes de ciment de 8% en glissement an nuel au deuxième 
trimestre 2026. 
S’agissant du secteur tertiaire, sa croissance a été légèrement révisée à la baisse, passant 
de 4,2%  à 4%, soit un ajustement limité de 0,2 point de pourcentage. Cette révision 
demeure marginale et ne remet nullement en cause le rôle central du secteur tertiaire 
comme principal moteur de la croissance des activités non agricoles. 
I.4. Perspectives de l’économie nationale en 2027 
Les projections économiques au titre de la période 2027-2029 reposent sur les hypothèses 
suivantes : 
 Un cours moyen du baril de Brent de 75$ en 2027 et de 70$ à partir de 2028 ; 
 Un taux de change du dollar par rapport au dirham de 9,465 en 2027 jusqu’à 2029 ;  
 Un accroissement de la demande étrangère adressée au Maroc (hors produits de 
phosphates et dérivés) de 2,6% en 2027, de 2,8% en 2028 et en 2029 ; 
 Une production céréalière de 70 millions de quintaux à partir de 2027. 
Sur la base de ces hypothèses retenues, l’économie nationale devrait maintenir une 
trajectoire de croissance soutenue en 2027 avec un taux de croissance du PIB de 4,1%.  
Cette performance serait portée par une progression modérée de 1,2% de la valeur ajoutée 
agricole, sous l’hypothèse d’une campagne agricole de 70 millions de quintaux, ainsi que 
par le maintien d’une dynamique robuste des activités non agricoles, dont la valeur ajoutée 
progresserait de 4,3%. 
La croissance des activités non agricoles continu erait d’être principalement soutenue par 
le secteur secondaire, dont la valeur ajoutée accélérerait à 4,9%, après 4,5% en 2026. Le 
secteur tertiaire conserverait également un rythme de croissance élevé, avec une 
progression de 4,1%, après 4% en 2026. 
Du cô té de la demande, la consommation finale des ménages (y compris les ISBL) 
continuerait de constituer un moteur important de la croissance, malgré une légère 
décélération de son rythme de progression, qui passerait de 4,6% en 2026 à 4,3% en 2027. 
La consommation finale des administrations publiques demeurerait soutenue, avec une 
hausse de 6,6%, après 9,1% en 2026. Pour sa part, la formation brute de capital fixe 
progresserait de 4,6%, contre 4% en 2026, confirmant la poursuite de l’effort 
d'investissement et du renforcement des capacités productives de l’économie nationale. 
Les échanges extérieurs devraient, pour leur part, conserver une orientation favorable. Les 
exportations de biens et services, en volume, progresseraient de 7,3% en 2027, après 6,4% 
en 2026, tandis que les importations augmenteraient de 7% en 2027, après 5,5% une année 

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RAPPORT D’EXECUTION BUDGETAIRE ET DE CADRAGE MACROECONOMIQUE TRIENNAL  
 
  
 
 
auparavant, en lien avec le maintien du dynamisme de la demande intérieure et de 
l’investissement. 
Aux prix courants, le PIB devrait enregistrer une progression de 6% en 2027 , après une 
hausse de 6,8% en 2026, traduisant la combinaison d’une croissance réelle soutenue et 
d’une inflation demeurant globalement maîtrisée. 
II. EXÉCUTION BUDGETAIRE ET ACTUALISATION 
II.1. Situation de l’exécution budgétaire de l’année 2025 
L’exécution de la loi de finances au titre de l’année 2025 s’est inscrite dans un contexte 
national globalement favorable, marqué par une accélération de la croissance 
économique, portée principalement par les résultats solides enregistrés dans les secteurs 
de l’agriculture, du BTP, de l’industrie et du tourisme, ainsi que la vigueur de la demande 
intérieure. Celle-ci a notamment été portée par la dynamique de l’investissement et par 
une consommation des ménages soutenue par les mesures visant l’amélioration du 
pouvoir d’achat. À cet égard, le taux d’inflation a poursuivi sa décélération pour s’établir, en 
moyenne annuelle, à 0,8%, contre 0,9% en 2024. 
Dans ce contexte macroéconomique favorable, l’année 2025 a été marquée par des 
résultats positifs en matière de finance s publiques, en cohérence av ec l’orientation 
budgétaire du g ouvernement, visant à poursuivre la trajectoire de consolidation 
budgétaire tout en soutenant l’activité économique, en répondant aux priorités sociales et 
en préservant les équilibres macroéconomiques. 
Le déficit budgétaire s’est ainsi établi à 3,5% du PIB, un niveau conforme à l’objectif fixé par 
la loi de finances 2025 et en amélioration de 0,3 point par rapport à 2024. Cette réduction 
du déficit s’est traduite par la poursuite du recul du ratio  de la dette, qui a été ramené à 
66,6% du PIB en 2025. Ainsi, le déficit budgétaire s’est chiffré à -60,5 MMDH, contre -61,5 
MMDH un an auparavant, traduisant une progression des recettes (+52,9 MMDH) 
supérieure à celle des dépenses (+51,9 MMDH). 
A ce titr e, les recettes ont enregistré, sur une base nette des remboursements, 
dégrèvements et restitutions fiscaux, un taux de réalisation de 107,3% par rapport aux 
prévisions de la loi de finances (LF) et ont progressé de près de 52,9 MMDH (+14,2%) 
comparativement à l’année 2024. Les recettes fiscales ont enregistré un taux de réalisation 
de 106,9% et une hausse de 43,8 MMDH (+14,7%). Les remboursements, dégrèvements et 
restitutions fiscaux, y compris la part supportée par les collectivités territoriales (CT), on t 
augmenté de 3,1 MMDH, pour atteindre 26,1 MMDH, reflétant ainsi l’effort soutenu de l’État 
en matière d’apurement du crédit de TVA. 
Par nature d’impôt et de taxe, les principales évolutions ayant caractérisé le comportement 
des recettes fiscales se présentent comme suit : 
 IS : taux de réalisation de 125,1% et progression de 20,3 MMDH (+28,6%), atteigna nt 
un niveau de 91,4 MMDH. Cette performance s’explique principalement par 
l’augmentation des recettes au titre du complément de régularisation de 6,9 MMDH 

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PROJET DE LOI DE FINANCES POUR L’ANNEE 2027    
 
 
 
(+51,9%), pour atteindre un niveau record de 20,1 MMDH, ainsi que par l’amélioration 
des acomptes, qui ont totalisé une hausse de 14,1 MMDH. Par ailleurs, les restitutions 
au titre de cet impôt sont passées de 2,4 MMDH à 3,4 MMDH en 2025 ; 
 IR :  taux de réa lisation de 107,4% et progression de 5,6 MMDH (+9,4%). Cette 
performance est attribuable principalement à la régularisation fiscale volontaire, qui 
a généré 3,8 MMDH en janvier 2025, ainsi qu’aux augmentations de l'IR retenu à la 
source sur les profits de cession de valeurs mobilières de 936 MDH et des recettes 
issues de l’action de l'administration fiscale de 619 MDH ; 
 TVA : taux de réalisation de 96,8% et augmentation de 8,3 MMDH (+9,3%), attribuable 
à une hausse des recettes au titre de la TVA à l’importation de 4,8 MMDH (+8,2%) et 
de la TVA à l’intérieur de près de 3,5 MMDH (+11,5%). Les remboursements en matière 
de TVA (non compris la part des CT) ont atteint 14,4 MMDH, contre 13,6 MMDH un an 
auparavant ; 
 Taxes intérieures de consommation :  taux de réalisation de 112,5% et hausse de 5 
MMDH (+13,8%), attribuable à une augmentation des recettes des TIC sur les produits 
énergétiques de 2,8 MMDH (+15,7%) et sur les tabacs de 1,7 MMDH (+11,7%). 
L’évolution des TIC sur les produits énergétiques s’ explique notamment par la 
suppression, dans le cadre de la LF 2025, de l’exonération des TIC sur les houilles et 
le fioul lourd utilisés pour la production de l’énergie électrique, ainsi que par 
l’augmentation des quotités appliquées à ces produits, aux huiles lubrifiantes et aux 
bitumes ; 
 Droits de douane :  taux de réalisation de 80,6% et hausse de 2 MMDH (+12,9%), 
imputable princi palement à l’augmentation de 10 % des importations mises à la 
consommation ; 
 Droits d’enregistrement et de timbre : taux de réalisation de 109,7% et progression 
de 2,2 MMDH (+10,1%), reflétant la hausse des droits d’enregistrement (+1,6 MMDH, 
+12%) et des droits de timbre (+584 MDH, +17,7%). 
Les recettes non fiscales se sont, pour leur part, établies à 77,6 MMDH, contre 68,3 MMDH 
un an auparavant, affichant un taux de réalisation de 108,4% par rapport aux prévisions de 
la LF. Ces recettes comprennent : 
 40,1 MMDH au titre des mécanismes de financements innovants ; 
 20,6 MMDH en provenance des établissements et entreprises publics (EEP), dont 6,5 
MMDH versés par l’Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de 
la cartographie, 6,2 MMDH par l’Office chérifien des phosphates et 4,3 MMDH versés 
par Bank Al-Maghrib ; 
 12 MMDH au titre des produits divers des ministères. 
Pour leur part, les dépenses ordinaires ont atteint un montant de 348,7 MMDH, 
enregistrant un taux d’exécution de 98,5% et une hausse de 39,2 MMDH par rapport à 
l’année 2024. Cette progression est principalement imputable à l’augmentation des 
dépenses au titre des biens et services, qui se sont accrues de près de 39,2 MMDH (+15,7%), 

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11 
11 
RAPPORT D’EXECUTION BUDGETAIRE ET DE CADRAGE MACROECONOMIQUE TRIENNAL  
 
  
 
 
ainsi qu’à la hausse des intérêts de la dette de 7,6 MMDH (+22,3%). En revanche, les charges 
de la compensation ont accusé un recul de 7,6 MMDH (-30%). 
L’exécution des dépenses de biens et services a été marquée par un taux de réalisation de 
99,7% pour les dépenses de personnel et de 96,4% pour les autres biens et services, 
traduisant en revanche des hausses respectives de 15,1 MMDH et de 24,2 MMDH par rapport 
à l’année 2024. Cette évolution attribuable à l’effet des mesures décidées dans le cadre du 
dialogue social (+20,3 MMDH), à l’augmentation des transferts au profit du Fonds d’appui à 
la protection sociale et à la cohésion sociale (+11,6 MMDH), ainsi qu’à une hausse des 
transferts aux établissements et entreprises publics (+9,4 MMDH). 
Les intérêts de la dette ont, pour leur part, affiché un taux de réalisation de 97,3%. Leur 
évolution, par rapport à 2024, recouvre une hausse des intérêts de la dette intérieure (+8,6 
MMDH) et une baisse de ceux de la dette extérieure (-1 MMDH). 
Les charges de la compensation se sont élevées à près de 17,7 MMDH, avec un taux de 
réalisation de 103,5%, en recul de 7,6 MMDH comparativement à l’année 2024. 
En somme, les évolutions des recettes et des dépenses ordinaires se sont traduites par un 
solde ordinaire excédentaire de près de 75,5 MMDH, contre 61,8 MMDH un an auparavant. 
En ce qui concerne les dépenses d’investissement, les émissions ont atteint 125,3 MMDH, 
en hausse de 7,8 MMDH par rapport à l’année 2024. Comparativement aux prévisions de la 
LF 2025, leur taux de réalisation s’est élevé à 118,7%. 
S’agissant des comptes spéciaux du Trésor, ils ont dégagé un déficit de 10,7 MMDH, contre 
5,8 MMDH à fin 2024. 
Compte tenu de ces évolutions et d’une réd uction des opérations en instance de 13,5 
MMDH, le besoin de financement s’est établi à 74 MMDH, contre 52,8 MMDH un an 
auparavant. A cet égard, les mobilisations nettes se sont élevées à 37,1 MMDH sur le marché 
domestique et 37 MMDH au titre des emprunts extérieurs nets. Le flux de l’endettement 
intérieur recouvre des souscriptions pour un montant de 174,2 MMDH et des 
remboursements en principal pour 140,6 MMDH. Celui de l’endettement extérieur recouvre 
des tirages de 48,4 MMDH, y compris 20,9 MMDH mobilis és sur le marché financier 
international, et des amortissements de 11,5 MMDH. 
  

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PROJET DE LOI DE FINANCES POUR L’ANNEE 2027    
 
 
 
II.2. Exécution à mi -parcours et prévisions de clôture de l’année 
budgétaire 2026  
 Analyse de mobilisation des recettes ordinaires du budget général 
Situation des recettes fiscales et précisions sur les écarts de réalisation : 
Tableau n° 3 : Réalisation des recettes fiscales au 30 juin 2026 en MDH 
Recettes fiscales 2025 
Prévision 
2026 
(A) 
Réalisations 
au 30 juin 
2026 
Prévisions 
ajustées 
2026 (B) 
Ecart (B) – (A) 
En 
valeur En % 
Impôts directs et 
taxes assimilées 166 159 165 690 108 204 183 483 +17 793 +10,7% 
Taxe professionnelle 97 110 63 110 0 0,0% 
Impôt sur les 
sociétés 94 791 95 614 68 460 110 954 +15 340 +16,0% 
Impôt sur le revenu 65 848 64 665 37 295 67 192 +2 527 +3,9% 
Taxe d'habitation 17 15 9 15 0 0,0% 
Taxes aérienne pour 
la solidarité et la 
promotion 
touristique 
1 552 1 560 777 1 560 0 0,0% 
Majorations et 
autres 3 847 3 725 1 599 3 651 -74 -2,0% 
Impôts indirects 151 889 167 890 78 119 168 154 +264 +0,2% 
Taxes intérieures de 
consommation 40 631 45 493 19 903 45 493 0 0,0% 
Tabacs 
manufacturés 16 048 17 717 7 096 17 717 0 0,0% 
Produits 
énergétiques 20 538 23 159 10 959 23 159 0 0,0% 
Autres 4 045 4 617 1 848 4 617 0 0,0% 
Taxe sur la valeur 
ajoutée 111 258 122 396 58 216 122 660 +264 +0,2% 

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RAPPORT D’EXECUTION BUDGETAIRE ET DE CADRAGE MACROECONOMIQUE TRIENNAL  
 
  
 
 
A fin juin 2026, les recettes fiscales se sont chiffrées à 208,8 MMDH, marquant une hausse 
de 22,4 MMDH (+12%) par rapport à la même période de 2025 (186,3 MMDH). 
Comparativement aux prévisions de la LF, elles ont affiché un taux de réalisation se 
chiffrant à 55,5%. 
Situation des recettes non fiscales et précisions sur les écarts de réalisation : 
A l’intérieur 47 994 51 348 25 866 51 612 +264 +0,5% 
A l’importation 63 264 71 048 32 350 71 048 0 0,0% 
Droits de douane 17 030 18 548 8 697 18 548 0 0,0% 
Droits 
d'enregistrement et 
de timbre 
23 840 24 013 13 764 25 301 +1 288 +5,4% 
Total recettes 
fiscales 358 918 376 140 208 784 395 486 +19 345 +5,1% 
Tableau n° 4 : Réalisation des recettes non fiscales au 30 juin 2026 en MDH 
Recettes non fiscales 2025 
Prévisions 
2026 
(A) 
Réalisations 
au 30 juin 
2026 
Prévisions 
ajustées 
2026 (B) 
Ecart (B) – (A) 
En valeur En % 
Produits des cessions 
de participations de 
l'Etat 
0 6 000 0 6 000 0 0,0% 
Produits de 
monopoles, 
d'exploitations et des 
participations 
financières de l'Etat 
20 610 27 522 6 971 27 522 0 0,0% 
Revenus du domaine 
de l'Etat 553 600 247 600 0 0,0% 
Recettes diverses  22 099 7 063 12 604 7 063 0 0,0% 
Recettes en 
atténuation des 
dépenses de la dette 
3 436 2 500 182 1 000 -1 500 -60,0% 
Redevance gazoduc 0 0 0 0 0 - 
Fonds de concours et 
dons 4 337 0 874 1 500 +1 500 - 
Total des recettes non 
fiscales 51 035 43 685 20 878 43 685 0 0,0% 

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PROJET DE LOI DE FINANCES POUR L’ANNEE 2027    
 
 
 
Les recettes non fiscales se sont établies à 20,9 MMDH à fin juin 2026, affichant une baisse 
de 4,3 MMDH ( -16,9%) par rapport au niveau enregistré à fin juin 2025, recouvrant les 
principales évolutions suivantes : 
 Baisse des recettes diverses de 2,6 MMDH ; 
 Baisse des recettes en atténuation des dépenses de la dette de 2,8 MMDH ;  
 Augmentation des produits de monopole et de participations de 1,1 MMDH ; et 
 Augmentation des fonds de concours et dons de 1 MDH. 
S’agissant du taux de réalisation des recettes non fiscales, il s’est chiffré à 47,8%. 
 Analyse de l’exécution des dépenses ordinaires du budget général 
Tableau n° 5 : Exécution des dépenses ordinaires du budget général 
au 30 juin 2026 en MDH 
Dépenses ordinaires 2025 
Prévisions 
2026 
(A) 
Réalisations  
au 30 juin 
2026 
Prévisions 
ajustées 
2026 
(B) 
Ecart (B) – (A) 
En  
valeur En % 
Dépenses de fonctionnement dont :   
Dépenses de personnel 179 696 195 331 97 410 195 331 0 0,0% 
Dépenses de matériel 
et dépenses diverses 80 087 93 674 51 083 93 674 0 0,0% 
Charges communes 50 327 45 453 29 649 53 453 +8 000 +17,6% 
Dépenses relatives aux 
remboursements, 
dégrèvements et 
restitutions fiscaux 
18 284 9 633 11 446 18 866 +9 233 +95,8% 
Dépenses imprévues et 
dotations 
provisionnelles 
0 3 400 0 5 400 +2 000 +58,8% 
Dépenses en intérêts 
et commissions se 
rapportant à la dette 
publique 
43 686 44 051 24 036 43 507 -543 -1,2% 
Total des Dépenses 
ordinaires du budget 
général 
372 080 391 541 213 624 410 231 +18 690 +4,8% 

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RAPPORT D’EXECUTION BUDGETAIRE ET DE CADRAGE MACROECONOMIQUE TRIENNAL  
 
  
 
 
Les dépenses ordinaires se sont élevées à 213,6 MMDH au 30 juin 2026, enregistrant une 
hausse de 14,9% par rapport au niveau enregistré à fin juin 2025 (185,9 MMDH). Ainsi, le taux 
d’exécution des dépenses ordinaires du budget général au titre de l’année 2026 est de 
54,6% à fin juin 2026. Les dépenses de fonctionnement émises se sont élevées à 189,6 
MMDH à fin juin 2026 et se répartissent comme suit : 
 Les dépenses de personnel ont atteint 97,4 MMDH, enregistrant une hausse de 12,1% 
par rapport à la même période en 2025 ; 
 Les dépenses de matériel se sont élevées à 51,1 MMDH, contre 40,6 MMDH un an plus 
tôt, soit une augmentation de 25,8% ; 
 Les charges communes ont connu une hausse de 21,4 %, s’établissant à 29,6 MMDH 
contre 24,4 MMDH à fin juin 2025. 
Par ailleurs, la part du budget général dans les remboursements, dégrèvements et 
restitutions fiscaux s’est établie à 11,4 MMDH à fin juin 2026, en hausse de 949 MDH par 
rapport au premier semestre de 2025. Cette progression reflète : 
 Une augmentation des remboursements de TVA à l’intérieur, qui ont atteint 9,2 
MMDH contre 7,1 MMDH un an auparavant ; et 
 Une hausse des restitutions au titre de l’impôt sur les sociétés, qui se sont élevées à 
1,6 MMDH contre 3 MMDH un an auparavant. 
En outre, les charges en intérêts de la dette ont atteint 24 MMDH à fin juin 2026, contre 23,4 
MMDH à fin juin 2025, enregistrant ainsi une ha usse de 2,6%. Ce résultat est dû 
principalement à : 
 La diminution de 0,5 % des charges en intérêts de la dette intérieure, qui se sont 
élevées à 18,4 MMDH contre 18,5 MMDH durant la même période en 2025 ; et  
 L’augmentation de 14,4% des charges en intérêts de la dette extérieure par rapport 
à la même période en 2025, passées de 4,9 MMDH à 5,6 MMDH. 
 Analyse du solde ordinaire 
 
Le solde ordinaire s’est établi à 21,3 MMDH contre 17,5 MMDH à fin juin 2025, en amélioration 
de 3,8 MMDH.  
Tableau n° 6 : Situation du solde ordinaire du Budget général  
au 30 juin 2026 en MDH 
 2025 
Prévisions 
2026 
(A) 
Solde  
au 30 juin 2026 
Prévisions 
ajustées 2026  
(B) 
Ecart 
(B) – (A) 
Solde 
ordinaire* 75 495 53 384 21 335 58 539 +5 154 

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PROJET DE LOI DE FINANCES POUR L’ANNEE 2027    
 
 
 
 Dépenses d’investissement : 
A fin juin 2026, les émissions au titre des investissements se sont établies à 62,2 MMDH 
contre 54,4 MMDH à la même période en 2025, soit une hausse de 7,8 MMDH (14,3%). Cette 
progression s’explique par l’augmentation des émissions réalisées par les ministères et les 
charges communes, de 19,3% et 9,8% respectivement. 
 Solde du budget général (hors produits des emprunts et amortissement de la 
dette) 
Tableau n°8 : Situation du solde du budget général au 30 juin 2026 en MDH 
 2025 
Prévisions 
2026 
(A) 
Solde au 
30 juin 
2026 
Prévisions 
ajustées 
2026 (B) 
Ecart 
(B) – (A) 
Solde du budget 
général -91 567 -107 823 -46 200 -117 167 -9 344 
 Mobilisation des recettes et de l’exécution des dépenses a u 30 juin 2026  des 
budgets des Services de l’Etat gérés de Manière Autonome (SEGMA) 
 
Tableau n°9 : Réalisations des SEGMA au 30 juin 2026 en MDH 
SEGMA 2025 
Prévisions 
2026 
(A) 
Réalisations 
au 30 juin 
2026 
Prévisions 
ajustées 
2026 (B) 
Ecart (B) – (A) 
En 
valeur En % 
Recettes des 
budgets des 
SEGMA 
3 353 1 995 1 500 1 995 0 0,0% 
Dépenses des 
budgets des 
SEGMA dont :  
2 879 1 995 531 1 995 0 0,0% 
Tableau n° 7 : Exécution des dépenses d’investissement au 30 juin 2026 en MDH 
 2025 
Prévisions 
2026 
(A) 
Réalisations 
au 30 juin 
2026 
Prévisions 
ajustées 
2026 (B) 
Ecart (B) – (A) 
En valeur En % 
Dépenses 
d’investissement 
du budget général 
129 439 136 107 62 238 146 107 +10 000 +7,3% 

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17 
 
 
 
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RAPPORT D’EXECUTION BUDGETAIRE ET DE CADRAGE MACROECONOMIQUE TRIENNAL  
 
  
 
 
Dépenses 
d'exploitation 2 476 1 738 476 1 738 0 0,0% 
Dépenses 
d'investissement 403 257 55 257 0 0,0% 
Solde des 
services de 
l'Etat gérés de 
manière 
autonome 
474 0 969 0 0 - 
À fin juin 2026, les recettes des services de l’Etat gérés de manière autonome se sont 
établies à 1,5 MMDH contre 1,6 MMDH enregistrés à la même période en 2025, soit une 
baisse de 3,7%. Quant aux dépenses des SEGMA, elles ont baissé de 6,7% à fin juin 2026, 
enregistrant un montant total de 531 MDH contre 569 MDH un an auparavant.  
 Mobilisation des recettes et exécution des dépenses au 30 juin 2026 des budgets 
des Comptes Spéciaux du Trésor (CST) 
 
Tableau n°10 : Situation des recettes et dépenses des budgets des CST  
au 30 juin 2026 en MDH 
Comptes 
spéciaux 
du Trésor 
2025 
Prévisions 
2026 
(A) 
Réalisations 
au 30 juin 
2026 
Prévisions 
ajustées 2026 
(B) 
Ecart (B) – (A) 
En valeur En % 
Recettes 
des CST 224 338 166 234 126 608 166 234 0 0,0% 
Dépenses 
des CST 194 837 167 489 101 546 167 489 0 0,0% 
Solde des 
CST 29 501 -1 255 25 062 -1 255 0 0,0% 
À fin juin 2026, le solde des Comptes Spéciaux du Trésor s’est établi à 25,1 MMDH, 
enregistrant ainsi une baisse par rapport aux 3 MMDH observés à la même période en 2025.  
Il résulte d’un solde positif de 22,2 MMDH au titre des comptes d’affectation spéciale et de 
3,2 MMDH au niveau des dépenses sur dotations.  
 
 
 

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PROJET DE LOI DE FINANCES POUR L’ANNEE 2027    
 
 
 
 Solde du budget de l’Etat (hors produits des emprunts et amortissement de la 
dette) 
Tableau n° 11 : Situation du solde du budget de l’Etat au 30 juin 2026 hors produit 
des emprunts et amortissement de la dette en MDH 
 2025 
Prévisions 
2026 
(A) 
Réalisations 
au 30 juin 
2026 
Prévisions 
ajustées 
2026 (B) 
Ecart 
(B) – (A) 
Solde budget de l’Etat 
hors produits des 
emprunts et 
amortissement de la 
dette (*) 
-60 501 -55 446 -23 972 -56 292 -846 
(*) Solde budgétaire tel qu’il ressort de la SCRT établie par la DTFE tout en tenant compte des 
retraitements ci-après : 
 Les recettes fiscales  telles qu’elles ressortent de la comptabilité budgétaire sont 
présentées sur une base nette des remboursements, dégrèvements et 
restitutions fiscaux . Elles sont enregistrées sur la base des recouvrements , à 
l’exception des recettes douanières qui sont enregistrées sur la base des droits 
constatés. Les recettes douanières constatées et non recouvrées sont prises en 
compte au niveau de la variation des opérations en instance comme «  recettes à 
recouvrer » ; 
 Les données comptables concernant les recettes diverses sont diminuées, d’une 
part, des versements des CST destinés à être reversés à d’autres CST suite à des 
ouvertures de crédits (articles 22 et 27 de la LOLF) et, d’autre part, des «  recettes en 
atténuation des dépenses de la dette  » qui sont déduites des intérêts bruts de la 
dette pour ne faire ressortir que les intérêts nets ; 
 Certains dons imputés sur les CAS sont reclassés au niveau des données comptables 
de la rubrique Dons et legs ; 
 A partir de 2019, le total des recettes non fiscales  intègre le produit des 
« financements innovants » (cessions de certains actifs immobiliers) ; 
 Les dépenses de la compensation sont enregistrées sur la base de la charge due et 
non des émissions. La différence est prise en compte au niveau de la variation des 
opérations en instance comme « charge à payer » ; 
 Les dépenses de fonctionnement sont augmentées ou diminuées, selon le cas, du 
solde d’exploitation des services de l’Etat gérés de manière autonome ; 
 Les dépenses d’investissement sont augmentées ou diminuées, selon le cas, du 
solde d’investissement des services de l’Etat gérés de manière autonome. 

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RAPPORT D’EXECUTION BUDGETAIRE ET DE CADRAGE MACROECONOMIQUE TRIENNAL  
 
  
 
 
La situation des charges et ressources du Trésor fait ressortir, au terme du premier 
semestre de l’année 2026, un déficit budgétaire de 24 MMDH contre un déficit de 30,8 
MMDH au titre de la même période de l’année 2025. Cette évolution recouv re une 
augmentation des recettes (+30 MMDH) plus importante que celle des dépenses (+23,2 
MMDH). 
Sur la base des réalisations budgétaires et des perspectives macroéconomiques pour 
le reste de l’année, des dispositions nécessaires seront prises pour maintenir le déficit 
budgétaire conforme à l’objectif fixé dans la loi de finances 2026, soit 3,0% du PIB. 
 Evolution des flux et indicateurs d’endettement du Trésor  
Évolution des flux au titre de la dette du Trésor  
Tableau n°12 : Réalisations et prévisions des flux de la dette du Trésor  
au 30 juin 2026 en MDH 
  2025 Prévisions 
2026 (A) 
Réalisations 
au 30 juin 
2026 
Prévisions 
ajustées 
2026 (B) 
Ecart 
(B)-(A) 
Amortissements 65 502 64  166 34  883 64  166 0,0 
Intérieure  57 250 48  246 24  292 48  246 0,0 
Extérieure 8 252 15  920 10  591 15  920 0,0 
Intérêts et 
commissions 43 700 44  051 24  067 43 507 -543,3 
Intérieure 34 268 33  766 18  459 33 222 -543,3 
Extérieure 9 432 10  285 5  607 10  285 0,0 
Service de la 
dette 109 202 108  217 58  950 107  674 -543,3 
Intérieure 91 518 82  012 42  751 81 469 -543,3 
Extérieure 17 684 26  205 16  198 26  205 0,0 
Recettes 
d’emprunts 125 738 123  000 61  044 123  000 0,0 
Intérieure  79 222 63  000 25  985 63  000 0,0 
Extérieure 46 516 60  000 35  059 60  000 0,0 

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PROJET DE LOI DE FINANCES POUR L’ANNEE 2027    
 
 
 
A fin juin 2026, le volume des mobilisations à moyen et long termes sur le marché intérieur 
a atteint près de 26 MMDH, soit un taux de réalisation de 42% par rapport aux prévisions de 
la LF 2026 (63 MMDH). 
Quant au volume des tirages sur emprunts extérieurs, il s’est établi à près de 35 ,1 MMDH, 
soit un taux de réalisation de 58% par rapport à la contre-valeur des emprunts extérieurs 
prévue par la LF 2026 (60 MMDH). 
Les réalisations des charges en intérêts et commissions de la dette intérieure à fin juin 2026 
se sont établies à près de 18,4 MMDH contre 18,5 MMDH à fin juin 2025, soit en légère baisse 
de 0,1 MMDH ou 0,4%. 
Les charges des intérêts et commissions de la dette extérieure se sont établies, à fin juin 
2026, à 5,6 MMDH, soit une hausse de 674 MDH par rapport à fin juin 2025. Le ta ux de 
réalisation des charges en intérêts et commissions de la dette extérieure avoisine 55% à fin 
juin 2026.  
La baisse des prévisions ajustées des charges en intérêts de la dette intérieure de près de 
543 MDH par rapport aux prévisions initiales, s’expli que essentiellement par l’économie 
réalisée en termes de charges en intérêts pour 2026 de près de 422 MDH suite aux 
opérations de rachat, effectuées en fin d’année 2025, des tombées de la dette intérieure au 
titre de l’année 2026 pour un montant de près de 14 MMDH. 
Evolution de la dette du Trésor et des principaux indicateurs  
Tableau n° 13 : Évolution de l'encours en MDH 
 2023 2024 2025 Fin juin 2026 
Encours de la dette du 
Trésor 1  016  664 1  081  586 1  144  968 1  190  140 
En % du PIB 68,4% 67,0% 66,6% - 
 Intérieure 763  046 811  802 845  212 862  306 
En % du PIB 51,3% 50,3% 49,2% - 
 Extérieure 253  618 269  784 299  756 327  834 
En % du PIB 17,1% 16,7% 17,4%  
L’encours de la dette du Trésor s’est établi, à fin juin 2026, à 1 190,1 MMDH, en hausse de 3,9% 
par rapport à fin 2025 (+2,0% pour la dette intérieure et +9,4% pour la dette extérieure). 
  

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RAPPORT D’EXECUTION BUDGETAIRE ET DE CADRAGE MACROECONOMIQUE TRIENNAL  
 
  
 
 
 
Tableau n° 14 : Évolution des principaux indicateurs de coût et de risque de la dette 
du Trésor 
Indicateurs de coût et de risque 
  2023 2024 2025 Fin juin 2026 
Part du court terme (En %) 
Dette du Trésor 11,8% 11,8% 10,2% 9,7% 
Intérieure 13,9% 14,3% 11,7% 11,7% 
Extérieure 6,5% 4,1% 5,9% 4,0% 
Durée de vie moyenne (En années) 
Dette du Trésor 7 ans 3 mois 8 ans 2 mois 8 ans 1 mois 8 ans 
Intérieure 6 ans 8 mois 7 ans 11 mois 7 ans 11 mois 7 ans 7 mois 
Extérieure 8 ans 12 mois 9 ans 1 mois 8 ans 7 mois 8 ans 6 mois 
Structure de la dette du Trésor 
  2023 2024 2025 Fin juin 2026 
Structure par maturité résiduelle (en %) 
Court terme 11,8% 11,8% 10,2% 9,7% 
Moyen terme 37,7% 31,3% 32,9% 34,3% 
long terme 50,5% 56,9% 56,9% 56,0% 
Structure par devises 
Dirham marocain 72,3% 73,8% 73,2% 72,1% 
Euro 15,5% 14,9% 17,4% 18,9% 
$us et devises liées 9,0% 8,7% 7,3% 7,1% 
Autres devises 3,1% 2,7% 2,0% 2,0% 
Structure par types de taux d'intérêt 
Taux fixe 88,6% 89,5% 90,1% 90,1% 
Taux variable (%) 11,4% 10,5% 9,9% 9,9% 

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PROJET DE LOI DE FINANCES POUR L’ANNEE 2027    
 
 
 
A fin juin 2026, la dette du Trésor est essentiellement une dette intérieure avec une part de 
près de 72,5%, ce qui est conforme à la structure cible du portefeuille de benchmark (70% - 
80% de dette intérieure et 20% - 30% de dette extérieure). 
Le risque de refinancement reste limité pour la dette du Trésor. En effet, la dette à moyen 
et long termes représente une part de 90,3% dans la dette totale à fin juin 2026 et la durée 
de vie moyenne de la dette du Trésor reste à des niveaux satisfaisants, atteignant environ 
8 ans, soit quasiment le même niveau enregistré à fin 2025. 
Quant au risque de taux, la dette du Trésor est essentiellement une dette à taux fixe avec 
une part de 90,1% à fin juin 2026.

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 Exécution des dépenses par classification administrative, économique et fonctionnelle 
Tableau n°15 : Classification administrative et économique des dépenses au 30 juin 2026 en MDH 
 Fonctionnement 
Investissement 
 
Personnel Matériel et Dépenses Diverses 
Prévisions 
LF 2026 
Emissions 
visées 
Taux de 
réalisation 
Prévisions 
LF 2026 
Emissions 
visées 
Taux de 
réalisation 
Prévisions 
LF 2026 
Emissions 
visées 
Taux de 
réalisation 
CHAMBRE DES REPRESENTANTS 478,3 214,4 44,8 % 170,1 64,3 37,8 % 20,0 6,7 33,5 % 
CHAMBRE DES CONSEILLERS 365,2 149,3 40,9 % 212,2 144,3 68,0 % 25,0 18,9 75,4 % 
CHEF DU GOUVERNEMENT 216,4 87,7 40,5 % 925,0 769,5 83,2 % 912,1 1.438,1 157,7 % 
RELATIONS AVEC LE PARLEMENT 52,2 23,0 44,0 % 42,4 13,9 32,7 % 33,3 1,0 3,0 % 
JURIDICTIONS FINANCIERES 566,3 234,7 41,4 % 105,0 23,9 22,8 % 80,0 10,3 12,9 % 
JUSTICE 4.120,9 2.253,9 54,7 % 376,4 190,5 50,6 % 232,5 122,5 52,7 % 
AFFAIRES ÉTRANGÈRES, COOPÉRATION AFRICAINE ET 
MAROCAINS RÉSIDANT A L'ETRANGER 3.041,4 1.221,1 40,1 % 1.623,4 629,4 38,8 % 440,0 69,1 15,7 % 
INTERIEUR 39.832,8 19.536,6 49,0 % 5.367,2 5.816,7 108,4 % 5.684,0 3.563,1 62,7 % 
ENSEIGNEMENT SUPERIEUR,RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET 
INNOVATION 10.540,3 5.121,5 48,6 % 4.982,5 2.970,5 59,6 % 1.791,8 152,1 8,5 % 
EDUCATION NATIONALE,  PRESCOLAIRE ET SPORTS 52.285,6 26.728,4 51,1 % 38.722,0 20.771,1 53,6 % 8.154,1 3.427,7 42,0 % 
SANTE ET PROTECTION SOCIALE 16.422,8 8.219,1 50,0 % 11.436,1 4.852,7 42,4 % 14.498,7 4.390,9 30,3 % 
ECONOMIE, FINANCES 5.106,9 2.624,5 51,4 % 693,4 332,9 48,0 % 383,5 93,4 24,3 % 
TOURISME, ARTISANAT ET ECONOMIE SOCIALE ET 
SOLIDAIRE 316,3 154,5 48,8 % 303,2 133,3 44,0 % 2.005,3 1.003,5 50,0 % 
SECRETARIAT GENERAL DU GOUVERNEMENT 125,7 57,1 45,4 % 34,7 8,3 24,1 % 15,0 0,4 2,7 % 
EQUIPEMENT ET EAU 1.123,6 526,7 46,9 % 677,9 113,9 16,8 % 18.318,1 3.475,4 19,0 % 
TRANSPORT ET LOGISTIQUE 220,9 103,4 46,8 % 129,3 43,1 33,3 % 1.776,1 581,5 32,7 % 
AGRICULTURE,  PECHE MARITIME, DEVELOPPEMENT RURAL 
ET EAUX ET FORETS 1.129,0 508,7 45,1 % 3.768,1 1.558,7 41,4 % 15.018,3 5.117,6 34,1 % 
HABOUS ET AFFAIRES ISLAMIQUES 1.537,0 772,7 50,3 % 4.734,9 3.223,9 68,1 % 1.030,2 80,8 7,8 % 
INVESTISSEMENT, CONVERGENCE ET EVALUATION DES 
POLITIQUES PUBLIQUES 39,6 13,7 34,7 % 354,6 46,8 13,2 % 3.452,0 9,0 0,3 % 

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TRANSITION ENERGETIQUE ET DEVELOPPEMENT DURABLE 265,3 125,9 47,4 % 352,3 100,1 28,4 % 190,3 12,2 6,4 % 
INDUSTRIE ET COMMERCE 270,6 126,0 46,6 % 430,2 153,1 35,6 % 1.468,0 71,6 4,9 % 
JEUNESSE,  CULTURE ET COMMUNICATION 954,4 448,2 47,0 % 2.786,1 1.063,2 38,2 % 2.346,8 618,0 26,3 % 
INCLUSION ECONOMIQUE, PETITE ENTREPRISE, EMPLOI ET 
COMPETENCES 388,2 182,6 47,0 % 1.409,9 295,7 21,0 % 531,4 6,9 1,3 % 
TRANSITION NUMERIQUE ET REFORME DE 
L'ADMINISRATION 107,9 47,9 44,4 % 143,3 19,4 13,6 % 1.579,2 2,1 0,1 % 
HAUT COMMISSARIAT AUX ANCIENS RESISTANTS ET 
ANCIENS MEMBRES DE L'ARMEE DE LIBERATION 85,0 42,7 50,3 % 90,2 33,3 36,9 % 15,5 0,8 5,2 % 
HAUT COMMISSARIAT AU PLAN 389,0 185,6 47,7 % 210,4 68,7 32,6 % 23,6 4,0 17,0 % 
AMENAGEMENT DU TERRITOIRE NATIONAL, URBANISME, 
HABITAT ET POLITIQUE DE LA VILLE 420,7 203,5 48,4 % 992,9 194,3 19,6 % 4.748,4 3.998,6 84,2 % 
SOLIDARITÉ, INSERTION SOCIALE ET FAMILLE 110,8 52,2 47,1 % 727,1 579,2 79,7 % 395,8 94,2 23,8 % 
ADMINISTRATION PENITENTIAIRE ET REINSERTION 3.255,2 1.469,2 45,1 % 1.128,7 615,9 54,6 % 200,0 53,2 26,6 % 
CONSEIL ECONOMIQUE, SOCIAL ET ENVIRONNEMENTAL 84,2 29,3 34,8 % 52,1 13,0 24,9 % 14,0 0,0 0,3 % 
CONSEIL SUPERIEUR DU POUVOIR JUDICIAIRE 3.241,9 1.580,6 48,8 % 558,1 308,5 55,3 % 267,4 26,2 9,8 % 
CONSEIL NATIONAL DES DROITS DE L’HOMME 109,5 34,3 31,3 % 96,4 19,9 20,6 % 14,0 2,8 19,8 % 
INSTANCE NATIONALE DE LA PROBITE, DE LA PREVENTION 
ET DE LA LUTTE CONTRE LA CORRUPTION 70,0 23,8 34,0 % 46,4 7,7 16,6 % 28,8 0,8 2,6 % 
AUTRES MINISTERES 48.057,4 24.307,9 50,6 % 9.991,4 5.903,4 59,1 % 6.331,6 2.281,5 36,0 % 
TOTAL MINISTERES 195.331,1 97.410,6 49,9 % 93.673,8 51.083,1 54,5 % 92.024,8 30.735,1 33,4 % 
ECONOMIE ET DES FINANCES - Charges communes - 
(Fonctionnement)      45.453,0 29.648,7 65,2 %    
ECONOMIE ET DES FINANCES - Charges communes - 
(Investissement)        44.082,0 31.503,2 71,5 % 
ECONOMIE ET DES FINANCES - Dépenses relatives 
aux remboursements, dégrèvements et restitutions, 
fiscaux 
   9.632,8 11.446 118,8 %    
ECONOMIE ET DES FINANCES - Dépenses imprévues et 
dotations provisionnelles    3.400,0      
TOTAL GENERAL DES DEPENES DU BUDGET GENERAL 
(hors dette)     152.159,6 92.177,8 60,6 % 136.106,8 62.238,3 45,7 % 
Source : Rapport trimestriel sur l’exécution de la loi de finances-2ème trimestre de l’année 2026.

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Précisions sur les taux de réalisation 
Les dépenses du Budget Général se composent des dépenses de fonctionnement et des 
dépenses d’investissement, dont l’exécution se présente comme suit : 
1. Dépenses de fonctionnement : 
Les dépenses de fonctionnement composées princip alement des dépenses de personnel, 
des dépenses de matériel et dépenses diverses, des charges communes -fonctionnement 
et des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux, sont globalement exécutées 
à hauteur de 189,6 MMDH à fin juin 2026, correspon dant à un taux de réalisation de 54,6% 
des prévisions initiales de la loi de finances 2026, qui s’élèvent à 347,5 MMDH. 
Au niveau des dépenses de personnel , les émissions au titre du premier semestre de 
l’année s’établissent à 97,4 MMDH, correspondant à un  taux de réalisation de 49,9% des 
prévisions de la loi de finances 2026, évaluées à un montant de 195,3 MMDH. Elles se 
décomposent comme suit : 
- La paie servie par la Direction des Dépenses de Personnel (DDP) qui se chiffre à 82,1 
MMDH, dont 75,2 MMDH au ti tre de la masse salariale structurelle et 6,9 MMDH au 
titre des rappels ; 
- Les salaires payés par les comptables du réseau de la TGR ayant atteint 15,3 MMDH à 
fin juin 2026. 
Cette évolution indique que sept ministères ont exécuté environ 66,1 MMDH ou 67,8% du 
montant global des émissions au titre des dépenses de personnel, contre 31,3 MMDH pour 
le reste des départements ministériels ou 32,2% du montant global. La part prépondérante 
des émissions a été consacrée aux départements relevant particulièrement des secteurs 
sociaux, administratifs et économiques. Cela se justifie par l’effectif important des 
fonctionnaires que mobilisent ces secteurs pour l’accomplissement de leur mission. Il s’agit 
en effet du ministère de l’Education Nationale, du Préscolaire et de s Sports (26,7 MMDH 
avec un taux de réalisation de 51,1%), du ministère de l’Intérieur (19,5 MMDH avec un taux de 
réalisation de 49%), du ministère de la Santé et de la Protection Sociale  (8,2 MMDH avec un 
taux de réalisation de 50%), du ministère de l'En seignement Supérieur, de la Recherche 
Scientifique et de l'Innovation (5,1 MMDH avec un taux de réalisation de 48,6%), du ministère 
de l’Economie et des Finances (2,6 MMDH avec un taux de réalisation de 51,4%), du ministère 
de la Justice (2,3 MMDH avec un taux de réalisation de 54,7%) et du conseil supérieur du 
pouvoir judiciaire (1,6 MMDH avec un taux de réalisation de 48,8%). 
Au niveau des dépenses de matériel et dépenses diverses (MDD) , les émissions ont 
atteint un montant de 51,1 MMDH, représentant un t aux de réalisation de 54,5% des 
prévisions de la loi de finances 2026 s’élevant à un montant de 93,7 MMDH. Ces émissions 
sont constituées principalement des déblocages des transferts au profit notamment des 
EEP, SEGMA, CST d’un montant de 40 MMDH, soit 78, 3% du total des dépenses exécutées 
au titre des dépenses de MDD.  
Durant le premier semestre de l’année 2026, les secteurs sociaux accaparent près de 56 % 
de l’ensemble des émissions au titre des dépenses de MDD, soit un montant de 28,6 MMDH 

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PROJET DE LOI DE FINANCES POUR L’ANNEE 2027    
 
 
 
dont 23,7  MMDH ont été émises par le secteur de l’enseignement (20,8 MMDH ont été 
exécutées par le ministère de l'Education Nationale, du Préscolaire et des Sports avec un 
taux de réalisation de 53,6%, et 3 MMDH par le ministère de l'Enseignement Supérieur, de 
la Recherche Scientifique et de l'Innovation avec un taux de réalisation 59,6%), et 4,9 MMDH 
par le secteur de la santé et de la protection sociale avec un taux de réalisation de 42,4%.  
En particulier, ce niveau d’exécution s’explique par le volume important des t ransferts 
effectués à fin juin 2026, sous forme de subventions, notamment au profit des Académies 
Régionales d'Éducation et de Formation (AREF), de l’Office National des Œuvres 
Universitaires Sociales et Culturelles, des établissements universitaires (ONUS C), du 
Groupement Sanitaire Territorial (GST) , ainsi qu’au profit du Fonds d’appui à la protection 
sociale et à la cohésion sociale et du Fonds spécial de la pharmacie centrale. 
Par ailleurs, deux départements ont enregistré les taux de réalisation les plus élevés. Il s’agit 
du ministère de l’Intérieur et du Chef du Gouvernement avec respectivement 108,4%, 83,2% 
des prévisions de la LF. Cela s’explique par la prise en compte des crédits additionnels aux 
crédits initiaux prévus par la LF, qui proviennent notamment des prélèvements effectués 
sur le chapitre des DIDP 6 et des ouvertures de crédits 7 par arrêtés du ministre chargé des 
finances. 
Quant aux charges communes, les émissions se sont établies à fin juin 2026 à 29,7 MMDH, 
représentant ainsi un taux de réalisation de 65,2% des prévisions de la loi de finances 2026 
qui sont de 45,5 MMDH. Ces émissions tiennent compte des dépenses au titre du soutien 
aux prix à la consommation et des mesures d'accompagnement de 6,7 MMDH, ayant 
enregistré une hausse de 3,6 MMDH par rapport à la même période de l’année dernière, qui 
peut être expliquer principalement par la hausse des cours internationaux des produits 
subventionnés, dans un contexte international marqué par les tensions géopolitiques au 
Moyen-Orient. 
S’agissant des dépenses de remboursements, de dégrèvements et des restitutions fiscaux 
ayant un caractère évaluatif, elles sont exécutées à hauteur de 118,8 % à fin juin 2026, pour 
un montant de 11,4 MMDH sur des prévisions initiales de la loi de finances de 9,6 MMDH. 
2. Dépenses d’investissement : 
Les émissions des dépenses d’investissements se sont établies à 62,2 MMDH au titre du 
premier semestre de l’année 2026, correspondant à un taux de réalisation de 45,7 % sur des 
prévisions initiales de la loi de finances 2026 de 136,1 MMDH.  
Durant le premier semestre de l’année 2026, et compte non tenu des émissions au titre du 
chapitre des charges communes -investissement, six ministères ont exécuté environ 24 
MMDH ou 78% du montant global des émissions, contre 6,8 MMDH pour  les autres 
départements ministériels ou 22% du montant global. La part la plus significative de 
l’exécution des dépenses d’investissement se situe auprès des départements relevant 
particulièrement des secteurs sociaux, productifs et d’infrastructures port eurs des projets 
structurants et des grands programmes d’investissement. Il s’agit notamment, du Ministère 
                                                           
6 Article 42 de la LOF. 
7 3ème alinéa des articles 22 et 27 de la LOF. 

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de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts (5,1 
MMDH avec un taux de réalisation de 34,1%), du Ministère de  la Santé et de la Protection 
Sociale (4,4 MMDH avec un taux de réalisation de 30,3%), du Ministère de l’Aménagement 
du territoire national, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la politique de la ville (4 MMDH avec 
un taux de réalisation de 84,2%), du Ministère de l’Equipement et de l’Eau (3,5 MMDH avec 
un taux de réalisation de 19%), du Ministère de l’Intérieur (3,6 MMDH avec un taux de 
réalisation de 62,7%) et du Ministère de l'Education Nationale, du Préscolaire et des Sports 
(3,4 MMDH avec un taux de réalisation de 42%).  
Par ailleurs, le département du Chef du Gouvernement a affiché un taux de réalisation 
supérieur à 100%, soit 157,7% des prévisions de la LF, expliqué par la prise en compte des 
crédits additionnels ouverts par arrêtés8 du ministre chargé des finances. 
.  
                                                           
8 3ème alinéa des articles 22 et 27 de la LOF. 

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PROJET DE LOI DE FINANCES POUR L’ANNEE 2027    
 
 
 
Tableau n° 16 : Classification fonctionnelle des dépenses* au 30 juin 2026 en MDH 
 Prévisions LF 2026 Emissions visées Taux de réalisation 
Affaires économiques 
PERSONNEL                                    3.532,8                                     1.640,2     46,4% 
MATÉRIEL ET DÉPENSES DIVERSES                                    5.164,2                                     1.854,2     35,9% 
INVESTISSEMENT                                  31.709,6                                     9.980,4     31,5% 
Total Affaires économiques                                  40.406,6                                   13.474,9     33,3% 
Protection de l’environnement 
PERSONNEL                                         96,8                                          46,8     48,3% 
MATÉRIEL ET DÉPENSES DIVERSES                                         77,0                                          14,7     19,1% 
INVESTISSEMENT                                         73,7                                          12,0     16,3% 
Total Protection de l’environnement                                       247,5                                          73,5     29,7% 
Logements et équipements collectifs 
PERSONNEL                                       420,7                                        203,5     48,4% 
MATÉRIEL ET DÉPENSES DIVERSES                                    2.004,7                                        601,7     30,0% 
INVESTISSEMENT                                  13.386,8                                     4.285,0     32,0% 
Total Logements et équipements collectifs                                  15.812,2                                     5.090,2     32,2% 
Santé 
PERSONNEL                                  16.422,8                                     8.219,1     50,0% 
MATÉRIEL ET DÉPENSES DIVERSES                                  11.417,1                                     4.848,4     42,5% 
INVESTISSEMENT                                  14.498,4                                     4.390,9     30,3% 
Total Santé                                  42.338,3                                   17.458,5     41,2% 
Loisirs, culture et culte 
PERSONNEL                                    4.233,0                                     2.036,2     48,1% 
MATÉRIEL ET DÉPENSES DIVERSES                                    7.676,3                                     4.332,0     56,4% 
INVESTISSEMENT                                    5.031,6                                     2.100,0     41,7% 
Total Loisirs, culture et culte                                  16.940,9                                     8.468,3     50,0% 
Enseignement 
PERSONNEL                                  62.757,6                                   31.825,9     50,7% 
MATÉRIEL ET DÉPENSES DIVERSES                                  44.568,7                                   23.873,7     53,6% 
INVESTISSEMENT                                    8.613,4                                     2.172,1     25,2% 
Total Enseignement                                115.939,7                                   57.871,7     49,9% 
Protection sociale 
PERSONNEL                                       195,8                                          95,0     48,5% 
MATÉRIEL ET DÉPENSES DIVERSES                                       836,3                                        616,8     73,8% 
INVESTISSEMENT                                       511,7                                        102,0     19,9% 
Total Protection sociale                                    1.543,8                                        813,8     52,7% 
Autres classes  
FONCTIONNEMENT, DONT:                                129.601,1                                   68.285,3     52,6% 
PERSONNEL                                107.671,6                                   53.343,8     49,5% 
INVESTISSEMENT                                  18.199,7                                     7.692,5     42,2% 
Total autres classes                                147.800,7                                   75.977,8     51,4% 
* Données provisoires.

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RAPPORT D’EXECUTION BUDGETAIRE ET DE CADRAGE MACROECONOMIQUE TRIENNAL  
 
 
  
  
III. ORIENTATIONS BUDGETAIRES  
III.1. Contexte de préparation du PLF 2027 
La préparation du PLF au titre de l’année 2027  est conduite dans le cadre des Hautes 
Orientations Royales contenues dans le discours de Sa Majesté le Roi, que Dieu L’assiste, 
prononcé à l’occasion du 27 ème anniversaire de la Fête du Trône. Cette préparation s’inscrit 
dans une ère  de développement économique, social et environnemental du Royaume, 
consolidant les fondements d’une économie moderne, inclusive et compétitive. Cette 
dynamique de développement enc lenchée est renforcée par les différentes réformes 
structurelles et sectorielles entamées qui tracent la trajectoire d’émergence du pays 
articulant croissance économique, justice sociale et équité territoriale. Dans cette optique, 
le gouvernement est engagé, conformément aux Hautes Directives Royales, à accélérer le 
processus de développement du Royaume en adoptant les voies les plus prometteuses en 
faveur de la poursuite de mise en œuvre des stratégies sectorielles, ainsi que les différents 
chantiers de dé veloppement à dimensions social et territorial, compte tenus des effets 
conjecturels et des défis liés à la préservation des finances publiques , afin de garantir la 
continuité de la dynamique du développement du Maroc dans un contexte économique 
mondial en perpétuelle évolution.   
En dépit d’un  contexte économique international caractérisé par la persistance des 
tensions géopolitiques et commerciales conjug uées aux catastrophes naturelles, 
notamment celles liées aux inondations qu i ont touché le Gharb et le  nord du pays, 
l’économie marocaine a fait preuve d’une résilience notable grâce à la diversification de ses 
ressorts de croissance portée par la modernisation progressive de  ses secteurs productifs, 
ainsi que par la concrétisation du modèle de la gestion proactive des risques climatiques , 
concomitamment à la poursuite de déploiement du programme de reconstruction et de 
mise à niveau. Au titre de cette année, la croissance économique nationale devrait se situer 
à 5 ,3% après 4,9% enregistré en 2025 . Cette  révision à la hausse est soutenue par une 
progression notable de la valeur ajoutée agricole qui est passée de 102 MMDH en 2020 à 
111,6 MMDH en 2025, pour atteindre une valeur prévue de 130 MMDH en 2026.  
Parallèlement, l’activité des secteurs prometteurs a été favorablement remarquable durant 
ces dernières années, grâce à la valorisation de la position géographique du Royaume, la 
consolidation de ses stratégies sectorielles, ainsi que  le renforcement de so n attractivité 
auprès d es investisseurs étrangers, tout en œuvrant à l’élaboration d’un tissu industriel 
national mieux adapté aux exigences des marchés internationaux . Conformément à la 
Haute Volonté Royale , le Maroc a réussi à  renforcer sa position en tant que pôle 
d’investissement industriel consolidant son classement de premier exportateur de voitures 
en Afrique, avec une capacité de production avoisinant un million de véhicules par an.  
Dans la même dynamique , les exportations se sont ét ablit à 260,4 MMDH à fin juin 2026, 
enregistrant une hausse de 9,7% par rapport à la même période de l’année précédente.  
Cette évolution est attribuable à la bonne performance des secteurs de l’automobile  
(+17,4%), de l’aéronautique (+19,3%) et des industries alimentaires  (+11,7%). S’agissant des 
importations, ils ont connu un rythme de croissance plus rapide élevé à 15,3% pour atteindre 

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PROJET DE LOI DE FINANCES POUR L’ANNEE 2027    
 
 
 
458,8 MMDH à fin juin 2026 suite à l’accroissement des importations de produits 
d’équipements et de produits énergétiques. Ces évolutions ont été partiellement atténuées 
par la bonne dynamique des autres flux financiers à fin juin 2026. A cet égard, les transferts 
des Marocains Résidant à l'Etranger ont progressé de 9,9% pour s'établir à 61,5 MMDH, alors 
que les investissements directs étrangers (IDE) ont maintenu leur rythme croissant, et ont 
enregistré une augment ation de leurs recettes de 14,4 % pour atteindre 33,9 MMDH, 
enregistrant un flux net de 26,2 MMDH . Les recettes voyages, quant à elles, o nt augmenté 
de 15,9% pour atteindre 64,9 MMDH . En outre, le Maroc a enregistré un record historique 
des arrivés touristiques accueillant 19,8 millions de touristes en 2025, soit une amélioration 
de 14% par rapport à l’année 2024, et devrait poursuivre cette dynamique en 2026 avec des 
perspectives favorables de dépasser ce niveau. 
Sur le plan social, et conformément à la Haute Vision Royale, la promotion du 
développement humain est placée au cœur de la planification stratégique dans la mise en 
œuvre des différentes politiques publiques. Dans cette optique, le gouvernement a veillé à 
la consolidation des piliers de l’Etat social à travers la poursuite de la mise en œuvre d es 
grands chantiers sociaux, notamment ceux relatifs à la généralisation de la protection 
sociale, la réducti on des disparités  sociales et spatiales,  ainsi que le soutien au pouvoir 
d’achat des citoyens, ayant pour objectif la préservation de la dignité du citoyen et 
l’amélioration de ses conditions de vie. Par ailleurs, l’Initiative Nationale pour le 
Développement Humain (INDH), en tant que modèle global et intégré de la promotion du 
développement humain, a contribué à combler le déficit en matière d'infrastructures et de 
services sociaux de base dans les territoires les moins équipés, à accompagner les 
personnes en situation de vulnérabilité, à améliorer le revenu et l'intégration économique 
des jeunes, ainsi qu'à renforcer le soutien destiné aux générations montantes. 
Fort de cette dynamique, le Maroc poursuit ses efforts de préservation des équilibres des 
finances publiques à travers les grandes réformes structurelles, notamment la poursuite de 
la mise en œuvre de la loi cadre portant réforme fiscale, ainsi que la rationalisation des 
dépenses publiques, en vue de dégager des marges de manœuvre budgétaires v isant le 
soutien aux chantiers de développement humain. Ces efforts ont permis  de maitriser le 
déficit budgétaire de 7,1% du PIB en 2020 à 3,5% du PIB en 2025. Cette évolution s'explique 
principalement par la nette amélioration des recettes ordinaires au cours des cinq dernières 
années, qui sont passées de 256,2 MMDH en 2021 à 424,2 MMDH en 2025, enregistrant ainsi 
une hausse de 168 MMDH et une croissance annuelle moyenne de 13,5% sur la période 2022-
2025. Ces résultats sont dus à la forte dynamique des recettes fiscales, qui ont enregistré à 
leur tour une croi ssance annuelle moyenne de 12,4 % au cours de la même période . 
Parallèlement, l’endettement public s’est inscrit dans une trajectoire descendante 
enregistrant une baisse de 5,6 point s entre 2020 et 2 025 pour s’établir à 66,6% du PIB en 
2025. 
Partant de cette logique, et grâce aux efforts de préservation des finances publiques visant 
de contenir les répercussions relatives à la conjoncture internationale, ainsi que d’atténuer 
les effets des conditions climatiques, le gouvernement s’est engagé à mettre en œuvre 
plusieurs mesures et gestion proactive :   

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RAPPORT D’EXECUTION BUDGETAIRE ET DE CADRAGE MACROECONOMIQUE TRIENNAL  
 
 
  
  
 La mobilisation d’une enveloppe budgétaire additionnelle de 20 MMDH au profit du 
budget général au titre de l’année en cours . Ces crédits supplémentaires ont pour 
objectif de soutenir le pouvoir achat de s citoyens, dont 8 MMDH mobilisés au profit 
de la caisse de compensation pour maintenir la stabilité des prix du gaz butane et 
des services de transport et de marchandises, 4 MMDH a été destinés pour renforcer 
les fonds propres des Etablissements et Entreprises Publics (EEP) , ainsi que  la 
mobilisation de 2 MMDH pour financer les mesures visant à faire face aux effets des 
inondations ; 
 La poursuite de la concrétisation des engagements de l’Etat dans le cadre du 
dialogue social, qui ont permis d’augmenter le salaire mensuel net moyen dans le 
secteur public de 8.237 dirhams en 2021 à 10.600 dirhams en 2025, soit une 
amélioration de près de 29%, en plus de l’augmentation du salaire minimum légal 
(SMIG) mensuel net d e 3.258 dirhams à 4.500 dirhams , mobilisant ainsi une 
enveloppe budgétaire de 48,3 MMDH au titre de l’année 2026 destinées à la mise en 
œuvre de l’ensemble de ces mesures, y compris celles relatives à la réduction de 
l’impôt sur le revenu . Au niveau du secteur privé, le salaire minimum légale des 
activités non agricoles ( SMIG), ainsi que celui des activités agricoles  (SMAG) ont été 
rehaussés respectivement de 20% et 27%, outre l’assouplissement des conditions 
d’accès à la pension de vieillesse, en totalisant une période d’assurance comprise 
entre 1.320 et 3.240 jours à compter depuis le 1er janvier 2023 pour bénéficier de ladite 
pension ; 
 Le lancement du programme de reconstitution du cheptel national avec une 
enveloppe mobilisée de 11 MMDH sur une période de deux années (2025-2026) ; 
 La consolidation de la dynamique de  l’investissement public à travers les grands 
chantiers d’infrastructures avec un financement global qui  s’est établit à 112 MMDH 
en moyenne sur la période allant de 2022 à 2025, contre une moyenne de 65,3 MMDH 
entre 2015 et 2019 ; 
 La mobilisation d’une enveloppe globale de 6,42 MMDH, en juin 2026, au profit des 
opérations d’urgence mises en place par les départements ministériels et s’inscrivant 
dans le cadre des projets de reconstruction et de mise à niveau des infrastructures 
touchées par le séisme d’Al Haouz ; 
 La mise en œuvre du Programme de Reconstruction et de Mise à Niveau Générale 
des Zones sinistrées par le séisme d’Al Haouz, dont le montant débloqué par l’Etat au 
profit de la Caisse Nationale de Retraite et d’Assurance a atteint 8,02 MMDH en juin 
2026. Par ailleurs, les effectifs des bénéficiaires de l’opération de versement des aides 
directes, ainsi que les montants débloqués se présentent comme suit : 
 Aides d’urgence mensuelles (2.500 dirhams)  : l’effectif des bénéficiaires est 
de 63.786 ménages, avec un montant total de l’aide mensuell e servie de 2,52 
MMDH ;  

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PROJET DE LOI DE FINANCES POUR L’ANNEE 2027    
 
 
 
  Aides directes à la reconstruction (140.000 dirhams) :  l’effectif d es 
bénéficiaires s’élève à 5.751  ménages avec un montant total de 759,7 MDH 
alloué au titre des quatre tranches ;  
 Aides directes à la réhabilitation (80.000 dirhams) : l’effectif des bénéficiaires 
s’élève à 52.240 ménages avec un montant total de 3,98 MMDH mis à 
disposition au titre des quatre tranches. 
 Le lancement du programme d’aide et d’accompagnement des sinistrés des 
inondations dans le Nord et l’Ouest  du Royaume doté d’une enveloppe budgétaire 
de 3 MMDH. 
Par ailleurs, et grâce aux différentes mesures déployées, le gouvernement a réussi à réduire 
l’inflation de 6,6% en 2022, et 6,1% en 2023 à 0,9% en 2024 et 0,8% en 2025. Dans cette même 
dynamique de maîtrise de la hausse des prix, le taux d’inflation a maintenu cette tendance 
pour s’établir à une moyenne de 0,4% à la fin du premier semestre de l’année en cours. 
Partant de ce contexte favorable, il est prévu de clôturer l’année avec une moyenne de près 
de 1,5% 
Parallèlement, le gouvernement a poursuivi l’opérationnalisation de ses engagements en 
faveur du développement humain et de mise en œuvre des différents chantiers et 
programmes sociaux, notamment par : 
 La consolidation des acquis de l’INDH qui a permis , durant ces deux dern ières 
décennies, notamment à travers le programme de réduction des disparités 
territoriales et sociales  en milieu rural , de cibler 1.200 communes et 140 centres 
ruraux bénéficiant à une population de plus de 17 millions d’habitants pour un 
budget dépassant 50 MMDH ; 
 La promotion du développement humain notamment à travers le déploiement du 
régime de l’aide sociale directe qui a bénéficié à 4 millions de ménages, couvrant plus 
de 5 millions d'enfants, pour un coût men suel de près de 2,2 MMDH . Les transferts 
globaux ont dépassé 64,2 MMDH depuis le lancement du prog ramme en 2023 
jusqu'à fin juin 2026 ; 
 La consolidation de la dynamique positive de l’Assurance Maladie Obligatoire de 
base, grâce à la mise en place des trois régimes, ce qui a permis d’améliorer le taux 
de couverture du programme de 42% à plus de 87% de la population ; 
 La finalisation de la première phase du programme de réhabilitation des 
Établissements de Soins de Santé Primaire par la mise à niveau de 1.400 centres de 
santé à travers les différentes régions du Royaume ; 
 La poursuite de la mise en œuvre du programme d’aide pour le soutien au logement 
qui a permis, depuis son lancement en 2024 jusqu’au 3 juillet 2026, de soutenir plus 
de 111.000 ménages avec une enveloppe allouée dépassant 9,1 MMDH ; 
 Le programme « Villes Sans Bidonvilles » a permis de franchir un taux de réalisation 
de 76% en déclarant 62 villes sans bidonvilles, et en améliorant les conditions de vie 
de plus de 384.818 ménages. 

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RAPPORT D’EXECUTION BUDGETAIRE ET DE CADRAGE MACROECONOMIQUE TRIENNAL  
 
 
  
  
Par ailleurs, pour accompagner la mise en œuvre de ces réformes et assurer la 
concrétisation des chantiers sociaux, l’Etat s’engage à poursuivre le déploiement des efforts 
nécessaires pour mobiliser davantage de ressources et assurer la pérennité de financement, 
notamment à travers la poursuite de la mise en œ uvre de la loi cadre n°  69-19 portant 
réforme fiscale qui vise à instituer l’équité fiscale et à mettre en place un système fiscal 
stable, simplifié et transparent, ainsi qu’à travers la réduction progressive du déficit 
budgétaire et du niveau d’endettement pour consolider l’équilibre financier et renforcer la 
crédibilité budgétaire . Ces réformes permettent de dégager des marges budgétaires 
importantes pour le  financement des grands projets de développement tout en alliant 
réforme structurelle et rigueur budgétaire.  
Portée par cette dynamique continue de réformes structurelles , le Maroc consolide sa 
position en tant que partenaire stratégique et acteur industriel important à l’échelle 
africaine et internationale, et attire ainsi une confiance croissante des  investisseurs 
internationaux, qui s’est concrétisée à travers :  
 Le rehaussement de la note souveraine du Maroc au niveau "BBB-/A-3" avec une 
perspective stable, par l’agence de notation S&P Global Ratings en septembre 2025, 
permettant ainsi au pays de retrouver son statut d’Investment Grade perdu à la suite 
de la crise du Covid-19 ;  
 La révision en mars 2026 par l ’agence de notation Moody’s Ratings de «  stable » à « 
positive » la perspective de la note « Ba1 » du Maroc pour sa dette à long terme en 
devises et en monnaie locale, reflétant le renforcement du profil de crédit du 
Royaume grâce à l'amélioration progressive de sa solidité économique et budgétaire 
; 
 La reconnaissance dans le cadre des consultations au titre de l’article IV pour l’année 
2026 du FMI de la forte dynamique de croissance de l’économie marocaine qui 
devrait se poursuivre en 2026 grâce à l’accélération de l’investissement public et 
privé, ainsi que la bonne performance dans la gestion des finances publiques 
permettant à réallouer d es marges budgétaires  vers les grands projets de 
développement ; 
 L’émission par le Maroc en mai 2026 d’un emprunt obligataire sur le marché financier 
international de 2,25 milliards d’euros en deux tranches de 8 et 12 ans, avec une 
diversification géographique d’investisseurs internationaux, reflétant ainsi la stabilité 
politique du Royaume, la résilience de son cadre macroéconomique et la dynamique 
de ses réformes.  
III.2. Orientations et objectifs prioritaires du PLF 2027 
Conformément aux Hautes Orientations Royales visant à adopter un nouveau cycle de 
développement du Royaume basé sur la consolidation des acquis et la poursuite des grands 
projets et réformes, et compte tenu des défis liés aux contextes national et international, le 
Projet de Loi de Finances pour l’année 2027 fixe les priorités suivantes : 

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PROJET DE LOI DE FINANCES POUR L’ANNEE 2027    
 
 
 
1. La consolidation des acquis économiques pour conforter la place de 
notre pays parmi les nations émergentes 
Partant de la vision stratégique du développement du Royaume qui repose sur la 
consolidation des acquis économiques et le renforcement du positionnement du Maroc 
parmi les nations émergentes, le gouvernement s’engage à travers le PLF 2027 à mettre en 
œuvre les Hautes Orientations Royales visant à accélérer le processus de développement 
du pays, notamment par la consolidation de l’investissement public, la gestion proactive et 
durable des ressources hydriques, le renforcement de la dynamique de modernisation  de 
l’administration publique, la poursuite de la mise en œuvre des stratégies sectorielles, ainsi 
que le soutien à l’entreprise et la promotion de l’investissement privé. 
Ces orientations stratégiques en faveur d’un développement durable et efficace ont fait du 
Maroc un opérateur économique de premier plan, et un acteur crédible pour les 
partenariats internationaux. La pertinence de ses choix, notamment à travers  l’accueil et 
l’organisation exemplaire d es grands événements nationaux et internationaux , ay ant 
suscité un engouement mondial, traduit l’engagement du Royaume à accélérer la mise en 
œuvre des projets structurants et des priorités stratégiques nationales afin de renforcer son 
rayonnement, son attractivité et sa compétitivité.  
Le PLF 2027 accompagne cette dynamique et renforce les efforts déployés pour mettre en 
place les jalons d’une infrastructure moderne, robuste et aux standards mondiaux. A cet 
égard, l a consolidation de l’investissement public a permis de définir la carte de 
développement du pays et à en accélérer le rythme à travers le lancement des grands 
chantiers d’infrastructures , qui représentent le socle de plusieurs stratégies sectorielles, 
ainsi qu’un facilitateur de l’intégration spatiale et un levier d’attractivité. Dans cette optique, 
le gouvernement s’engage à poursuivre les projets d’envergure visant le développement 
des infrastructures relevant des secteur routier, ferroviaire, aérien et portuaire, notamment 
par : 
 Le renforcement du réseau national d’autoroutes, qui a atteint 1.800 kilomètres dont 
1.750 ouvrages d’art , par la poursuite de la réalisation de l'autoroute continentale 
Rabat-Casablanca, ainsi que les travaux de l'autoroute Guercif-Nador ; 
 La poursuite des travaux de renforcement de l'infrastructure routière par les projets 
de la voie express Ain Ouda–Oued Zem, ainsi que les travaux de liaison routière  du 
Port Nador West Med au réseau routier national, favorisant ainsi la liaison des bassins 
économiques aux grands pôles urbains, la promotion de la sécurité routière et la 
réduction des disparités spatiales ; 
 La poursuite de la mise en œuvre du programme d’investissement ferroviaire à 
l’horizon 2030 qui vise à consolider les performances du réseau ferroviaire , par le 
prolongement de la Ligne à Grande Vitesse (LGV) sur l'a xe Kénitra-Marrakech qui 
s'étendra sur 430 kilomètres , outre la mise en place du projet Réseau Express 
Régional (RER) dans les régions de Casablanca -Settat, Rabat -Salé-Kénitra et 
Marrakech-Safi, ainsi que  le renforcement de la connectivité entre le transport 
ferroviaire et aérien par l a construction d’une gare ferroviaire reliant l’aéroport 

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RAPPORT D’EXECUTION BUDGETAIRE ET DE CADRAGE MACROECONOMIQUE TRIENNAL  
 
 
  
  
Mohamed V de Casablanca à la LGV , permettant ainsi  de consolider la cohésion 
spatiale et économique entre les différentes régions du Royaume ; 
 Le renforcement des efforts déployés dans le cadre de développement des capacités 
des aéroports par le lancement de la stratégie « Aéroports 2030 » visant le soutien à 
la dynamique que connait le secteur du transport aérien dans l ’objectif d’atteindre 
une capacité de 80 millions de passagers à l’horizon 2030, notamment par la 
poursuite des projets de renforcement de la capacité d'accueil et de la compétitivité 
des aéroports Mohammed V de Casablanca, Al Massira d'Agadir, Saïss de Fès, Menara 
de Marrakech et Ibn Battouta de Tanger , ainsi que le renforcement de la flotte de 
Royal Air Maroc pour atteindre 200 avions à l’horizon 2037 avec l’ouverture de plus 
de 100 destinations internationales et 46 lignes intérieures ;  
  Le maintien du positionnement du Maroc en tant que hub logistique régional et 
continental par la poursuite de développement des infrastructures du Port  Nador 
West Med, ainsi que les travaux de réalisation du Port de Dakhla Atlantique afin de 
relier les ports du Nord et du Sud aux ports africains et de promouvoir l’intégration 
économique Sud-Sud. 
Dans un autre sillage, la stratégie « Maroc Digital 2030 » élaborée conformément à la Haute 
Vision Royale, ambitionne de positionner le Maroc en tant que leader dan s le domaine du 
numérique tout en assurant une transformation inclusive et durable de l’administration. A 
cet égard, les efforts déployés seront poursuivis au titre du PLF 2027 par : 
 La mise en place d'une infrastructure numérique solide, capable de renforcer la 
connectivité et les capacités nationales de Cloud computing ; 
 L’instauration d'une gouver nance efficace garantissant la c ybersécurité et la 
transparence dans la transformation digitale du Maroc ; 
 La digitalisation des démarches administratives , la généralisation de l'échange 
électronique de données entre les administrations et le renforcement des 
compétences des ressources humaines dans le domaine numérique ; 
 L’accélération de la transformation numérique du tissu économique national, 
notamment pour les petites et moyennes entreprises ainsi que les startups, par la 
mise en œuvre des programmes dédiés à l'appui à l'innovation et à l'adoption des 
technologies numériques et le renforcement de sa compétitivité,  ainsi que  
l’exploitation des potentialités des technologies émergentes. 
Parallèlement, le gouvernement accorde une importance particulière à la gestion des 
ressources hydriques traduisant la concrétisation de la Vision Royale pour la mise en place 
d’une politique de l’eau innovante qui vise à renforcer la sécurité hydrique et à garantir 
l’accès équitable et durable  à l’eau. Cette vision s’appuie sur cinq piliers stratégiques qui 
reposent sur la consécration de la souveraineté hydrique, le renforcement de la capacité du 
Royaume à faire face au stress hydrique , le développement des compétences nationales 
dans le domaine de la gestion stratégique d’eau, la garantie de l'équité spatiale en matière 
d'eau, ainsi que la sécurisation de la durabilité des ressources hydriques.  A ce titre, le PLF 

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PROJET DE LOI DE FINANCES POUR L’ANNEE 2027    
 
 
 
2027 connaitra la mise en place de plusieurs programmes de gestion proactive favorisant 
la concrétisation de cette vision, notamment par : 
 L'achèvement de la construction des barrages en cours d’édification afin de porter la 
capacité totale à 22 milliards m 3, ainsi que la poursuite de la réalisation d es projets 
d'interconnexion entre les bassins hydrauliques ;  
 La poursuite du Programme N ational de dessalement de l'eau de mer visant à 
atteindre une production de 1,7 milliard m3 à l'horizon 2030, et la mise en service lors 
des prochains mois des stations de dessalement de Dakhla, de Safi, e t le projet de 
dessalement du Grand Casablanca ; 
 Le développement des projets de dessalement de l'eau de mer basés sur les énergies 
renouvelables, en vue de leur mise en service à l’horizon 2029 et 2030, au niveau de 
l’Oriental, Souss-Massa, Tanger, Guelmim, Tan-Tan et Rabat ; 
 L’accélération des programmes relatifs à la réutilisation des eaux usées traitées et à 
la rationalisation de l’alimentation et la distribution de l’eau potable et d’irrigation. 
Par ailleurs, et pour accompagner cette dynamique de développement visant à stimuler la 
croissance économique et à renforcer l’attractivité territoriale, ainsi qu’à consolider les 
investissements dans plusieurs secteurs, le gouvernement s’engage, à travers le PLF 2027, 
à attribuer une importance majeure aux secteurs prometteurs à haute valeur ajoutée, ainsi 
qu’à la montée en gamme de l’industrie et des services, tout en insufflant une impulsion 
vigoureuse aux projets d’investissement productifs et à l’amélioration du climat des affaires 
en vue de positionner durablement le Maroc dans les chaînes de valeurs mondiales. A ce 
titre, l ’année 2027 sera marquée par la poursuite de la mise en œuvre des projets et 
stratégies qui s’articulent principalement autour : 
 Le renforcement du tissu pr oductif national et la promotion d’une industrie 
moderne, durable, inclusive  et compétitive, en préservant et amplifiant les acquis, 
confortés des avancées enregistrées dans les secteurs de l’automobile, de l’électrique 
et de l’électronique, ainsi que celui de l’aéronautique. De surcroît, le lancement, par 
Sa Majesté le Roi, d’une usine de production des trains d’atterrissage du groupe 
Safran à Nouaceur a constitué un véritable tournant du Maroc en faveur de la 
maîtrise des technologies complexes et un nouveau pas vers la consolidation de 
l’intégration industrielle du pays dans les chaînes de valeurs mondiales de 
l’aéronautique. En outre, l’année 2027 connaitra  le prolongement du programme 
d’appui « Tatwir R&D et Innovation »  jusqu’à 2028 , avec la mobilisation d’une 
enveloppe budgétaire de 900 MDH ; 
 La poursuite de la mise en œuvre de la feuille de route du Commerce Extérieur 2025-
2027 qui a pour objectif  la mise à niveau de 400 entreprises exportatrices, la 
réalisation de 84 MMDH d’exportations supplémentaires à l’horizon 2027 , et la 
création de plus de 76. 000 emplois directs . En outre,  l’accent sera mis sur le  
développement de la coopération commerciale à travers l'exploitation des accords 
commerciaux reliant le Maroc à ses partenaires, tout en encourageant l'émergence 
d'une offre d'exportation diversifiée en termes de destinations et de composition ; 

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RAPPORT D’EXECUTION BUDGETAIRE ET DE CADRAGE MACROECONOMIQUE TRIENNAL  
 
 
  
  
 La poursuite de la dynamique ambitieuse du secteur du tourisme en vue de renforcer 
le positionnement du Maroc parmi les  meilleures destinations mondiales, 
notamment à travers le programme « Cap Hospitality » qui vise le financement et le 
soutien aux Etablissements d’Hébergement Touristique classés (EHTC) par l’octroi de 
crédits avec un taux d’intérêt intégralement pris en charge par l’Etat, pour un objectif 
de rénovation de  25.0000 chambres . Les efforts seront également orientés vers 
l'achèvement du déploiement du programme « Go Siyaha » au profit de plus de 1.700 
projets, afin de renforcer la compétitivité des entreprises touristiques ; 
 L’intensification des efforts en faveur de la mise en œuvre de la stratégie « Génération 
Green » par la poursuite des projets d’agriculture solidaire de nouvelles générations, 
ayant atteint 203 projets lancés au cours de la période 2021 -2026, en vue de réaliser 
l’objectif tracé relatif  à la plantation d’une superficie comprise entre 350.000 et 
400.000 ha des espèces végétales résistantes à la sécheresse ; 
 Le renforcement du position nement du Maroc dans le domaine de la transition 
énergétique à l’échelle africaine et internationale, avec une part des énergies 
renouvelables dans le mix énergétique  national qui atteint actuellement 46,1% , 
notamment par la poursuite des  grands projets  et strat égies énergétiques qui 
portent sur le  développement de l'hydrogène ver t dans le cadre de l’Offre Maroc 
relative au développement de la filière de l’hydrogène vert, le lancement de la feuille 
de route v isant la mise en œuvre d’un programme de développement des 
infrastructures d’importation, de stockage, de transport et de regazéification de gaz 
naturel, ainsi que la poursuite de la mise en œuvre du projet Gazoduc Nigeria-Maroc, 
en vue de favoriser la transition vers des énergies propres et consolider 
l’indépendance énergétique du pays. 
Compte tenu du rôle stratégique de l’investissement productif dans la stimulation de la 
croissance économique, la création de l’emploi et le renforcement de l’attractivité du Maroc 
parmi les nations émergentes, le gouver nement s’emploie, en conformité avec les Hautes 
Orientations Royales, à adopter une politique vigoureuse de soutien à l’investissement privé 
en vue d’accroître sa contribution à la dynamique économique nationale, notamment par : 
 La poursuite de la mise en œuvre de la Charte de l’investissement qui vise à renforcer 
l’impact de l’investissement privé en mettant l’accent sur la création d’emplois, la 
consolidation de l’investissement dans les secteurs prioritaires, l’équité territoriale, 
ainsi que la substitution aux importations par le soutien de la production locale et la 
promotion des exportations ; 
 L’accélération de la mise en place du dispositif de soutien spécifique destiné aux 
TPME, la facilitation de leur accès au financement bancaire par l'octroi de crédits 
adaptés et de garanties simplifiées, la mise en place d'un système national de 
notation (Scoring), ainsi que la création d'un écosystème d'accompagnement des 
entreprisses lors des différentes étapes de leur cycle de vie ; 
 L’accélération de la promu lgation et de la mise en œuvre de la réforme du décret 
relatif aux marchés publics, qui prévoit plusieurs mesures importantes en faveur de 
soutien au x TPME, notamment le relèvement du seuil annuel des prestations 

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PROJET DE LOI DE FINANCES POUR L’ANNEE 2027    
 
 
 
réalisées par bons de commande de 500.000 dirhams à 800.000 dirhams, et du seuil 
de l'appel d'offres ouvert simplifié de 1 MDH à 1,5 MDH. 
2. La mise à niveau globale des espaces territoriaux et le rattrapage 
des disparités sociales et spatiales selon une approche de 
développement territorial intégré 
Conformément aux Hautes Directives Royales appelant le gouvernement  à lancer une 
nouvelle approche de développement territorial intégré , fondée sur la valorisation des 
spécificités locales, la consolidation de la régionalisation avancée et la consécration du 
principe de complémentarité et de solidarité entre les entités . Cette nouvelle approche 
représente un véritable tournant dans la mise à nive au globale des espaces territoriaux et 
dans le rattrapage des disparités sociales et spatiales visant à garantir à chaque citoyen un 
accès équitable aux fruits de développement. Elle constitue une orientation stratégique qui 
requiert l’engagement de tous les acteurs, ainsi qu’un enjeu crucial dans l’identification des 
projets en totale résonance avec les mégaprojets en chantier à l’échelle du pays , et repose 
ainsi sur les priorités suivantes : 
 Le diagnostic territorial multidimensionnel qui permet de définir les projets 
prioritaires pour chaque préfecture ou province à partir des analyses des différents 
indicateurs socio-économiques en identifiant l’accessibilité à l’emploi, l’éducation, la 
santé, l’eau ainsi que les programmes de mise à niveau territoriale ; 
 La planification stratégique à long terme pour une durée dépassant une seule 
mandature législative en mobilisant une enveloppe budgétaire estimée à 210 MMDH 
allouée à la réalisation des programmes sur une période de 8 ans ; 
  Le pilotage, la gouvernance et l’évaluation par la mise en place des comités pour le 
suivi et l’évaluation de la mise en œuvre des programmes : 
 Comité provincial  : présidé par le G ouverneur de la préfecture ou de la 
province, regroupe des élus et des représentants des services déconcentrés 
de l'État, chargé de l’élaboration des programmes, et le suivi de leur exécution, 
ainsi que la communication  avec la population ciblée pour répondre à ses 
besoins ; 
 Comité régional : présidé par le Wali de la région, assure la consolidation des 
programmes de développement territorial intégré portés par les différentes  
préfectures et provinces de la région, garantissant ainsi la cohérence globale 
des projets ; 
 Comité national  : présidé par le Chef du G ouvernement, composé de 
départements ministériels concernés, chargé de valider des programmes, de 
garantir leur caractère participatif et concerté, et de définir les indicateurs de 
suivi et d'évaluation pour mesurer l'impact des projets. 
 L’ouverture et la communication élargie à travers le déploiement d’une plateforme 
digitale permettant à l’ensemble des citoyens et acteurs institutionnels d’accéder aux 

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RAPPORT D’EXECUTION BUDGETAIRE ET DE CADRAGE MACROECONOMIQUE TRIENNAL  
 
 
  
  
informations relatives à l’état d’avancement de la mise en œuvre des projets 
concrétisant ainsi les principes de transparence et de reddition des comptes. 
Parallèlement, le gouvernement veille à la mobilisation de tous les moyens pour accélérer 
la mise en œuvre de la régionalisation avancée, en tant que chantier stratégique majeur du 
Royaume fondé sur un part age des compétences et des ressources entre l’Etat et les 
Collectivités Territoriales, dans le but de promouvoir un développement économique et 
social intégré et durable, à travers la consécration de la justice spatiale et de l’équité dans la 
production et la répartition des richesses . Ainsi, à la lumière des conclusions des assises 
nationales de la régionalisation avancée qui ont souligné l’importance de renforcement du 
processus de la décentralisation des compétences tout en assurant son adéquation aux 
objectifs de développement, la régionalisation avancée a franchi une nouvelle phase avec 
la loi organique n° 031.26 modifiant et complétant la loi organique n° 111.14 relative aux 
régions. Cette réforme vise l’élaboration d’un cadre juridique et institutio nnel intégré pour 
la mise en place de la régionalisation avancée selon trois axes majeurs : 
 La réorganisation des compétences de la région selon une logique d’efficacité et 
de clarté : par le transfert de nouvelles compétences aux régions, en vue de soutenir 
l’investissement productif, à travers la participation à la mise en place des zones 
d’activité économique, l’intégr ation de la dimension numérique , ainsi que le 
renforcement des compétences partagées entre l’Etat et les régions, ce qui favorise 
la mise en place des zones d’activité économique et permet de stimuler les activités 
non agricoles dans le milieu rural ; 
 La modernisation des mécanismes d’exécution des projets et le renforcement de 
leur efficacité  : notamment à travers la transformation des Agen ces régionales 
d’exécution des projets (AREP) en des sociétés anonymes tout en conservant leur 
caractère public ; 
 Le renforcement des ressources financières des régions et la consolidation de 
leur autonomie : à travers l’amélioration des transferts de l’Etat vers les régions pour 
atteindre un minimum de 12 MMDH par an à compter de l'année budgétaire 2027, 
afin de leur permettre de financer des projets structurants et de renforcer leur rôle 
dans la réalisation d’un développement territorial efficace et efficient. 
Par ailleurs, plusieurs nouveaux chantiers nationaux seront poursuivis pour accompagner 
cette réforme de mise à niveau globale des territoires, notamment le Programme National 
pour le D éveloppement Intégré des Centres Ruraux Emerge nts (PNDI-CREM), qui vise la 
mise à niveau de 542 centres ruraux, soit  près de  60% de la population rurale , ainsi que 
divers projets de développement des zones montagneuses et des oasis. 
Dans le même sens , et en alignement avec les objectifs de développement territorial, le 
Programme de Reconstruction et de Mise à Niveau Générale des Zones sinistrées  par le 
Séisme d’Al-Haouz (2024-2028), ainsi que les différents programmes  de mise à niveau des 
zones sinistrées par les inondations  ont pour vocation la mise en œuvre des projets qui  
visent la reconstruction, la réhabilitation et le lancement d’une nouvelle dynamique 
économique et sociale au niveau des zones impactées . A ce titre, le PLF 2027 connaîtra la 
poursuite de la réalisation des actions d’urgence pilotées par les départements ministériels, 

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PROJET DE LOI DE FINANCES POUR L’ANNEE 2027    
 
 
 
la mobilisation du financement nécessaire pour la poursuite de déploiement des missions 
de l’Agence de Développement du Haut Atlas (ADHA), ainsi que la poursuite de la mise en 
place du projet de plateformes régionales de stockage de réserves de première nécessité. 
3. La poursuite de la consolidation des piliers de l’Etat social  
Conformément aux Hautes Orientation Royales , le gouvernement r éaffirme son 
engagement à travers le PLF 2027 à renforcer son action et intensifier ses efforts en faveur 
de la poursuite de la consolidation des piliers de l’Etat social. Cet engagement traduit 
l’importance que l’Etat accorde à la consécration de la centralité du citoyen en tant 
qu’acteur, moteur et finalité de tous les projets d e réformes et de développement. A cet 
égard, l’année 2027 conna îtra la poursuite du  chantier Royal de la généralisation de la 
protection sociale qui a enregistré un progrès notable , notamment en te rmes de 
généralisation de l’Assurance Maladie Obligatoire de base (AMO) et le déploiement du 
régime de l’Aide Sociale Directe (ASD), accélérant ainsi l’édification d’un véritable Etat social, 
protecteur et garant des équilibres sociaux et économiques. Par ailleurs, le gouvernement 
ambitionne de garantir la pérennité de ces chantiers par la préservation des équilibre s 
financiers et le renforcement de l’autonomisation des bénéficiaires, notamment à travers : 
 L’adoption du projet de loi n° 041.26 modifiant et complétant la loi n° 58.23  qui vise à 
faciliter l’accès des bénéficiaires des ASD au marché de travail formel par 
l’instauration d’une prime exceptionnelle accordée une seule fois au profit des 
ménages devenus inéligibles aux aides sociales directes, à la suite de la décl aration 
du chef de famille ou de l’un des conjoints au régime de la sécurité sociale du secteur 
privé. Le texte garantit également aux bénéficiaires la possibilité de réintégrer 
directement le dispositif de l’ASD, en cas de perte d’emploi déclarée pour des raisons 
indépendantes ; 
 Le renforcement du rôle de l’Agence Nationale du Soutien Social (ANSS) dans 
l’insertion des bénéficiaires des ASD dans le marché de travail formel, à travers la mise 
en œuvre d’un ensemble de mesures incitatives comprenant, notamment l’octroi des 
primes de recherche d’emploi, ainsi que des primes pour la garde d’enfant s. Cette 
démarche s’accompagne du renforcement des mécanismes de suivi et d’évaluation 
permettant d’évaluer l’efficacité des dispositifs mis en place , en vue de leur 
amélioration et de leur généralisation à l’échelle nationale ; 
 Le renforcement des mécanismes de préservation des équilibres financiers dans le 
financement des régimes de protection sociale à travers le déploiement de plusieurs 
mécanismes, dont notamment le projet de décret n° 2.25.631, modifiant et 
complétant le décret relatif aux conditions et  modalités de fixation du prix de vente 
au public des médicaments fabriqués localement ou importés, qui permettra à la fois 
d’améliorer l’accès des citoyens aux soins, de réduire la charge financi ère supportée 
par les assurés d’environ 866 MDH annuellement, ainsi que  la charge soutenue par 
les dépenses de l’AMO, estimée à environ 2 MMDH par an. 
Parallèlement, et à l’égard du progrès réalisé en termes de l’élargissement de la base des 
bénéficiaires des  différents dispositifs du chantier de la généralisation de la protection 
sociale, le gouvernement s’engage à poursuivre la réforme ambitieuse de la  refonte du 

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RAPPORT D’EXECUTION BUDGETAIRE ET DE CADRAGE MACROECONOMIQUE TRIENNAL  
 
 
  
  
système national de santé qui constitue la clé de voûte pour la réussite et la pérennité dudit 
chantier social. A ce titre, des efforts considérables seront déployés dans le cadre du PLF 
2027 pour accélérer la mise en place d’un système de sant é solide, intégré et efficient, à 
travers la mise en œuvre des actions suivantes : 
 La mise en service des centres hospitaliers universitaires (CHU) de Laâyoune et de 
Rabat à la fin de l'année en cours , la poursuite des travaux de construction des CHU 
de Béni Mellal, Guelmim et Errachidia , la programmation de la reconstruction d'un 
nouveau CHU à Casablanca, ainsi que le lancement des travaux de reconstruction du 
Centre Hospitalier Régional d'Agadir . Il est également prévu de poursuivre le s 
opérations de mise  à niveau et de rénovation de 90 hôpitaux  nécessitant une 
réhabilitation, afin d’améliorer la qualité des services de santé et d’en garantir l’équité 
sur l’ensemble du territoire national ; 
 Le renforcement de la gouvernance du système de santé concrétisé par le lancement 
des Groupements Sanitaires Territoriaux (GST)  au niveau des cinq régions de 
Casablanca-Settat, Rabat-Salé-Kénitra, Fès-Meknès, Souss-Massa et Laâyoune -Sakia 
El Hamra, dans la perspective de leur généralisation progressive aux autres régions 
du Royaume , compte tenu de l’expérience exemplaire de la région de Tanger -
Tétouane-Al Hoceima en tant que région pilote dans l’opérationnalisation des GST ;  
 L’accélération de la dig italisation du système national de santé  par la poursuite du 
déploiement du système d'Information H ospitalier (SIH) intégré qui va connaître la 
création d’une Agence nationale de digitalisation du système de santé. L’accent sera 
également mis sur le renforcement des capacités des ressources humaines du 
secteur de la santé, afin de renforcer les effectifs et améliorer l’offre de soins, pour 
atteindre 45 professionnels de santé pour 10.000 habitants à l'horizon 2030. C ette 
ambition s'accompagne de la mise en place de la fonction sanitaire afin de valoriser 
et motiver les compétences nationales dans le domaine de la santé.  
Par ailleurs, et en s’appuyant sur les Hautes Orientations Royales, qui vise nt à garantir une 
éducation et un enseignement univ ersitaire de qualité pour tous, ainsi qu’ une formation 
professionnelle et une recherche scientifique axée sur la performance en alignement avec 
les objectifs de la loi-cadre n°51-17, l’année 2027 connaîtra la poursuite de la mise en œuvre 
des grands chantiers de refonte du système de l’éducation et de l’enseignement ainsi que 
le développement de la formation professionnelle à travers :  
 La poursuite de la généralisation du programme du  préscolaire qui a enregistré un 
taux de scolarisation de 80% au titre de l’année scolaire 2025-2026 ; 
 La poursuite de déploiement du modèle des «  écoles pionnières  » pour atteindre 
6.562 établissements primaires au titre de l'année scolaire 2026-2027, couvrant ainsi 
80% des écoles publiques, dans la perspective d'une généralisation du modèle au 
titre de l’année scolaire 2027-2028. Il est également prévu que le nombre de collèges 
pionniers s'élève à 1.363 établissements, soit 56 % des collèges publics . Le modèle 
devra être pleinement généralisé à l'horizon de l'année scolaire 2028-2029 ; 

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PROJET DE LOI DE FINANCES POUR L’ANNEE 2027    
 
 
 
 La poursuite de l'opérationnalisation de la nouvelle déclinaison de l'Initiative Royale 
« Un million de cartables », axée sur le soutien financier direct au profit de plus de 3,2 
millions d'élèves ; 
 Le renforcement de l’appui social par le développement des services d’internats, de 
restauration et de transport scolaire, en partenariat avec les différents intervenants . 
Les efforts seront également orientés vers la réduction d u décrochage et de la 
déperdition scolaire à travers l’élargissement de l’offre existante dans les écoles de la 
deuxième chance dans le but de porter le nombre de bénéficiaires à 35.000 élèves 
au terme de l’année scolaire  2026-2027, pour atteindre 80. 000 bénéficiaires à 
l'horizon 2030 ; 
 La consolidation de la gouvernance du système de l’enseignement supérieur à 
travers la loi n° 59-24 qui fixe les orientations stratégiques et la répartition spatiale de 
l'offre universitaire, notamment par la promotion de la logique de contractualisation 
entre l'État et les universités, la mise en œuvre d’un nouveau mode de gouvernance 
à travers des conseils d'administration, outre des conseils universi taires, la mise en 
place d'une stratégie nationale pour la recherche scientifique et l'innovation, ainsi 
que le développement d'un système d'information national unifié pour la gestion des 
établissements d'enseignement supérieur ; 
 La diversification et l’élargissement de l’ offre de formation, dans lequel s’inscrit  la 
création des facultés de médecine, de pharmacie et de médecine dentaire à Salé et 
à Kénitra, parallèlement au déploiement du projet de restructuration d’un certain 
nombre de facultés pluridisciplinaires, en vue de  les transformer en des 
établissements spécialisés , en phase avec les besoins de développe ment des 
régions ; 
 Le renforcement de la dynamique de développement de la formation 
professionnelle à travers la mise en place des Cités des Métiers et des Compétences 
(CMC) dans des villes réparties sur les différente s régions du Royaume,  et qui sera 
renforcée par l’ouverture de trois nouvelles CMC à Fès, Errachidia et Guelmim à partir 
de l’année 2026-2027. 
Dans un autre sillage, la promotion de l’emploi figure parmi les principales préoccupations 
de l’Etat en tant que pilier fondamental pour la relance de l’activité économique et la 
création de richesse. Dans ce sens, le gouvernement veillera à la poursuite de la mise en 
œuvre des mesures inscrites dans la feuille de route de l’emploi qui vise nt à réaliser une 
transformation structurelle du marché de travail. Cette approche repose sur trois principaux 
axes portant sur  le soutien à l’offre d’emploi à travers la mise en place des  dispositifs de 
soutien à l’investissement destiné s aux TPME, le renforcement de la demande d'emploi à 
travers l’amélioration de d'employabilité et la levée des obstacles à l’insertion 
professionnelle de certaines catégories, notamment les femmes, ainsi que le renforcement 
des mécanismes d'intermédiation visant la révision et la restructuration des programmes 
d'emploi actif et leur fusion au sein d'un programme unifié. 
En parallèle, le gouvernement s’engage à renforcer les mesures de lutte contre les impacts 
de la conjoncture nationale et internationale sur le pouvoir d’achat des citoyens , 

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RAPPORT D’EXECUTION BUDGETAIRE ET DE CADRAGE MACROECONOMIQUE TRIENNAL  
 
 
  
  
notamment à travers le soutien aux prix du gaz butane, du sucre et de la farine nationale 
de blé tendre par la mobilisation d'une enveloppe budgétaire de 13,2 MMDH au titre du PLF 
2027, en plus de la programmation de près de 3,9 MMDH pour la mise en œuv re des 
mesures restantes relatives aux engagements issus du dialogue social. En outre, des actions 
seront menées pour réformer les marchés de gros et maîtriser les circuits de distribution et 
de commercialisation en réduisant le nombre d'intermédiaires et en luttant contre la 
spéculation et le monopole.  
Par ailleurs, au fil des années , la promotion de l’offre en logement a constitué un axe 
stratégique pour lequel le gouvernement a mis en place plusieurs dispositifs , afin de 
garantir l’accès à un  logement adapté et équitable, de réduire l’habitat insalubre , et 
d’améliorer les conditions de vie des citoyens. Ainsi, l’année 2027 connaitra l’intensification 
des efforts orientés vers le renforcement de l’accès à un logement décent à travers le 
dispositif d’aide directe au logement, ainsi que l’éradication de l’habitat insalubre à travers 
la poursuite de mise en œuvre du programme «  Villes Sans Bidonvilles  ». Dans le même 
élan, un vaste programme de relogement est actuellement en cours d'exécution dans 
plusieurs régions à forte pression urbaine, dont notamment :  
 Région Casablanca-Settat : Les travaux se poursuivront pour reloger 62.000 
ménages pour un budget estimé de prè s de 15,640 MMDH , dont 9,440 MMDH 
mobilisés par l'État ;  
 Région Marrakech-Safi : Une convention de partenariat a été signée pour financer 
et exécuter le programme de relogement des ménages résidant dans les bidonvilles 
de la préfecture de Marrakech durant la période 2025 -2028 au profit de 30.000 
ménages, pour un coût global de 7,920 MMDH, dont environ 5 MMDH mobilisés par 
l'État. Une seconde phase est programmée dans l’objectif de reloger d'environ 500 
ménages résidant dans les bidonvilles de la ville de Safi, pour un coût global de 126 
MDH, dont 86 MDH mobilisés par l'État ;  
 Région Rabat-Salé-Kénitra : Une convention a été signée pour financer le 
programme de relogement des ménages résidant dans les bidonvilles de la province 
de Kénitra, visant le relogement de 12.000 ménages pour un budget global de 3,6 
MMDH, dont 2,4 MMDH mobilisés par l'État.  
Dans un autre sillage, et en conformité avec les Hautes Instructions Royales visant le 
renforcement des piliers de l’Etat social, une attention particulière sera accordée aux 
femmes, à l’enfant et aux personnes en situation d'handicap, afin de favoriser leur insertion 
professionnelle, de consolider leur autonomie économique et de renforcer leur inclusion au 
sein de la société, principalement par :  
 Le renforcement de l’autonomisation économique des femmes, en particulier celles 
en situation de précarité, en améliorant leur accès à la formation, à 
l'accompagnement, au financement et le soutien à l'entrepreneuriat, ainsi que le 
renforcement des partenariats avec les associations des centres d'écoute et des 
établissements multifonctionnels pour les femmes ; 

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PROJET DE LOI DE FINANCES POUR L’ANNEE 2027    
 
 
 
 La consolidation du dispositif territorial intégré de protection de l'enfance et 
l'opérationnalisation de l'Agence Nationale de Protection de l'Enfance créée en vertu 
de la loi n° 29.24, en vue de contribuer à l'élargissement des services de protection et 
d'accompagnement au profit des enfants en situation de vulnérabilité ; 
 Le soutien aux Personnes en Situation de Handicap (PSH) à travers le renforcement 
de leur scolarisation, leur qualification professionnelle et leur accès aux opportunités 
d'emploi et aux activités génératrices de revenus. 
Parallèlement, et conformément aux Hautes Orientations Royales  définissant un nouveau 
cadre institutionnel de gestion des affaires des Marocains Résidant à l’Etranger (MRE), le 
gouvernement poursuivra la mise en œuvre des actions qui reposent sur la restructuration 
du Conseil de la Communauté Marocaine à l'Étranger en tant qu’institution 
constitutionnelle autonome à vocation consultative et délibérativ e, ainsi que la mise en 
place d'une nouvelle institution sous le nom de « Fondation Mohammedia des Marocains 
Résidant à l'Étranger » , ayant un caractère opérationnel pour assurer la gestion du dossier 
des MRE, marqué par la pluralité des intervenants. 
4. La poursuite des grandes réforme s structurelles et la préservation 
des équilibres des finances publiques  
L’ancrage des piliers de l’Etat social et la consolidation des acquis économique s en vue 
d’une accélération d’inflexion vers l’émergence du Royaume doivent être accompagnés par 
la po ursuite de la mise en œuvre des différentes réformes structurelles, visant la 
consécration d’une bonne gouvernance dans la gestion publique, la préservation de la 
soutenabilité des finances publiques, ainsi que la promotion de l'équité territoriale, en tant 
qu'exigences institutionnelles garantissant l'efficacité des politiques publiques et 
renforçant leur capacité à répondre aux attentes des citoyens. 
A cet égard, le gouvernement est résolument engagé, au titre du PLF 2027, à poursuivre 
l’accélération de la mise en œuvre du chantier de la déconcentration administrative  pour 
une opérationnalisation effective du transfert de compétences , notamment à travers la  
poursuite de la mise en œuvre du cadre législatif et réglementaire y afférent, l'accélération 
du transfert des actes d'investissement aux services déconcentrés et la publication des 
textes législatifs et réglementaires s'y rapportant, ainsi que la révision des structures 
administratives des services centraux et déconcentrés, afin de les aligner sur les attributions 
définies dans les schémas directeurs de la déconcentration administrative. 
Parallèlement, les efforts seront orientés vers le relèvement du défi de la mise en place 
d’une administration publique moderne, efficace et de p roximité. A ce titre,  le 
gouvernement poursuivra le chantier de la réforme de l’Administration portant sur la 
simplification des procédures administratives et la modernisation des services publics, en 
vue de renforcer la confiance de s citoyens et des entreprises en faveur de l ’administration 
publique, principalement à travers : 
 L’achèvement de l'application des dispositions de la loi n°55.19 relative à la 
simplification des procédures et des formalités administratives , ainsi que 
l'accélération de la digitalisation des services publics, le développement et 

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RAPPORT D’EXECUTION BUDGETAIRE ET DE CADRAGE MACROECONOMIQUE TRIENNAL  
 
 
  
  
l'amélioration des plateformes numériques, l'élargissement et la facilitation de 
l'accès aux services administratifs ; 
 La consécration du caractère officiel de la langue Amazighe, en tant que composante 
essentielle à la promotion de l’identité plurielle du Royaume, par son intégration 
progressive dans l'administration,  et l'espace public, le renforcement de son  cadre 
institutionnel et organisationnel, et l’élargissement de son utilisation dans les 
services d'accueil et de communication de l’administration publique , ainsi que les 
différents domaines de la vie publique. 
Par ailleurs, et dans le cadre du renforceme nt de l’Etat de droit, le chantier de réforme du 
système judiciaire sera poursuivi en vue de promouvoir une justice indépendante et 
favorable à l’attractivité du Maroc en tant qu’Etat de droit et de justice. Au titre du PLF 2027, 
il est prévu la réalisation d’un ensemble de projets structurants, dont notamment : 
 La poursuite des réformes législatives, notamment la révision du Code de la famille, 
du Code pénal et de certaines lois y afférentes, ainsi que l'élaboration des textes 
réglementaires nécessaires à l'application du Code de procédure civile et du Code de 
procédure pénale ; 
 Le renforcement de la transformation numérique des services juridiques et 
judiciaires par le développement des plateformes numérique s, et la numérisation 
des procédures judiciaires, contribuant ainsi à améliorer la qualité des services et à 
accélérer le traitement des dossiers ;  
 La modernisation des infrastructures judiciaires , à travers l'achèvement d'un 
ensemble de projets de constru ction, d'aménagement et d'extension de tribunaux, 
de centres judiciaires et de bâtiments administratifs, la fourniture  des équipements 
nécessaires à l'amélioration des conditions d'accueil des usagers, avec une attention 
particulière accordée aux sections de la justice de la famille, à la modernisation de la 
gestion des archives et à la valorisation du patrimoine adoulaire ; 
 Le renforcement des  ressources humaines et des compétences nécessaires  pour 
répondre aux besoins du système judiciaire et garantir une justice au service du 
citoyen.  
En parallèle, le gouvernement poursuivra au titre de l’année 2027, la mise en œuvre de la loi 
cadre n°50.21 portant réforme du secteur des établissements et entreprises publics (EEP) 
en accélérant le rythme des opérations de restructuration, en rationalisant le portefeuille 
public, et en instaurant de nouveaux mécanismes pour la liquidation des établissements et 
entreprises publics concernés par la procédure de liquidation conformément à la loi-cadre 
susmentionnée. Cela s'effectuera par la création d'une instance centrale de liquidation 
chargée d'apporter les garanties juridiques, de protéger les actifs publics, de préserver les 
droits soc iaux et de maîtriser les engagements financiers découlant des opérations de 
liquidation. 
Dans un autre sillage, et en application des Hautes Directives Royales visant la réforme du 
Haut-Commissariat au Plan (HCP) et du système statistique marocain, le gouvernement a 

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PROJET DE LOI DE FINANCES POUR L’ANNEE 2027    
 
 
 
adopté deux projets de loi qui engage nt une réforme de la gouvernance de la statistique 
publique au Maroc :  
 Le projet de loi n° 047.26 relatif au  HCP vise sa transformation en une instance de 
bonne gouvernance dotée de la personnalité morale et de l'autonomie 
administrative et financière, tout en élargissant ses missions  de production et de 
publication de l'information statistique, d’ élaboration des comptes nationaux, 
régionaux et sectoriels, ainsi que du soutien à l a coordination stratégique des 
politiques de développement, sur la base des moyens modernes de  suivi et 
d’évaluation ; 
 Le projet de loi n° 046.26 relatif au système statistique national vise à organiser les 
composantes du système statistique national et à fixer les principes fondamentaux 
des statistiques officielles. Il porte également sur la création du Conseil national de 
l'information statistique. 
L’ensemble de ces efforts entrepris dans la mise en œuvre des différentes réformes 
structurelles et des stratégies sectorielles, seront accompagnés par une vigilance constante 
quant à la préservation des équilibres financiers et de leur soutenabilité. A cet égard, le 
gouvernement réaffirme son engagement à prendre les mesures nécessaires à la 
mobilisation des ressources et à leur pérennisation, dans l’objectif de renforcer la crédibilité 
de la politique budgétaire et d’assurer une maitrise rigoureuse du déficit et de 
l’endettement, ainsi que de garantir le financement des différents projets de réformes et de 
développement. Dans ce sens, les efforts au titre du PLF 2027 seront concentrés vers : 
 La poursuite de la mise en œuvre de la loi cadre n°69 -19 portant réforme fiscale, 
notamment par l’élargissement de l'assiette fiscale, la rationalisation des incitations 
fiscales, ainsi que le renforcement d es mécanismes de lutte contre l a fraude et 
l'évasion fiscales à travers  l'adoption des mesures préventives et l'amélioration des 
procédures du contrôle fiscal ; 
 La poursuite de la mise en œuvre de la Loi Organique n°130.13 relative à la loi de 
Finances (LOF) , en tant que modèle de gestion intégré qui consolide le cadre 
fondamental régissant les principes encadrant les finances publiques 
conformément aux pratiques internationales.  
En tenant compte des enjeux majeurs liés à la gestion des finances publiques, l’atteinte des 
objectifs de préservation des équilibr es budgétaires pour l’année 2027 , requiert une 
approche rigoureuse de maîtrise et de rationalisation des dépenses publiques, 
conformément aux exigences suivantes : 
 Au niveau des dépenses de personnel : 
 Limiter les nouvelles créations de postes budgétaires aux besoins nécessaires  
pour garantir le déploiement des chantiers de réformes engagées, et améliorer la 
qualité des services publics, tout en œuvrant à la mise en place des mécanismes 
de gestion des ressources humaines pour améliorer l’efficacité et la performance 
professionnelle, notamment à travers la formation  et l’évaluation. Il s’agit 

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RAPPORT D’EXECUTION BUDGETAIRE ET DE CADRAGE MACROECONOMIQUE TRIENNAL  
 
 
  
  
également d’exploiter le potentiel lié  au redéploiement des postes budgét aires 
pour couvrir le déficit aux niveaux territorial et sectoriel.  
 Au niveau des dépenses de fonctionnement : 
 Rationaliser les dépenses liées à l'eau et à l'électricité, ainsi que la réduction des 
frais de location des véhicules, et ceux de location et d’aménagement des locaux 
administratifs ; 
 Réduire les dépenses liées au transport et aux déplacements à l'intérieur et à 
l'extérieur du Royaume, les frais d'hôtellerie, de réception,  et d'organisation de 
cérémonies, de conférences et de séminaires. 
Il convient également de limiter les subventions de fonctionnement accord ées aux 
établissements publics pour le financement des dépenses de personnel et des dépenses 
obligatoires, tout en se limitant aux capacités financières de chaque établissement ; 
 Au niveau des dépenses d’investissement : 
 Prioriser la programmation des projets faisant l’objet des Hautes Instructions 
Royales, ou s’inscrivant dans le cadre de conventions signées devant Sa Majesté 
le Roi, ou conclus avec les institutions internationales ou les pays donateurs, tout 
en veillant à l’accélération des projets en cours d’exécution. De manière générale, 
les propositions de dépenses d'investissement des départements ministériels et 
des institutions doivent s'appuyer sur leurs capacités réelles à exécuter les projets, 
ainsi que sur les niveaux d'exécution budgétaire de ce chapitre, y compris les taux 
de report des crédits d'une année sur l'autre ; 
 Veiller à renforcer la complémentarité sec torielle et territoriale dans la  mise en 
œuvre des projets existants et la proposition de nouveaux projets, en accordant 
une attention particulière aux zones rurales, montagneuses et aux zones d'oasis ; 
 Rationaliser les subventions d'investissement accordées aux EEP en donnant la 
priorité aux projets en cours d'exécution, en liant le rythme de versement de ces 
subventions à l'état d'avancement de l 'exécution de ces projets et aux 
disponibilités de trésorerie ; 
 Régulariser préalablement la situation foncière des terrains destinés aux 
nouveaux projets d'investissement conformément aux dispositions législatives et 
réglementaires relatives à l'expropriation pour utilité publique ; 
 Veiller au respect des engagements du gouvernement en matière d'exécution 
des décisions de justice, et à la mise en œuvre de s mesures anticipatives pour 
limiter les litiges, en privilégiant les modes alternatifs de règlement des différends 
prévus dans les contrats administratifs ; 
 Réduire au maximum l es frais d'acquisition de véhicules, de construction, 
d'aménagement et d'équipement des bâtiments administratifs. 
Il convient de souligner que ces orientations s’appliquent également aux Services de l’Etat 
Gérés de Manière Autonome, aux Comptes Spéciaux du Trésor et aux Établissements 

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PROJET DE LOI DE FINANCES POUR L’ANNEE 2027    
 
 
 
Publics. Aussi, il y a lieu de veiller à rational iser les transferts au profit de ces budgets à 
travers la priorisation des dépenses de personnel et des projets liés aux priorités 
susmentionnées, et ce dans le cadre de l’équilibre avec les ressources propres. 
III.3. Politique fiscale et douanière du PLF 2027  
Sur le plan fiscal, après l’achèvement des grandes réformes fiscales des principaux impôts 
d’Etat conformément aux orientations de la loi -cadre n° 69-19 portant réforme fiscale, le 
PLF pour l’année budgétaire 2027 vise à consacrer la stabilité du sys tème fiscal national 
et à renforcer les acquis des réformes introduites. 
Les principales mesures fiscales projetées au titre du PLF 2027 visent, d’une part, 
l’implémentation dans le droit interne marocain des garanties fiscales sur lesquelles le 
Maroc s’es t engagé dans le cadre de sa candidature à l’organisation de la Coupe du 
monde FIFA 2030 et, d’autre part, l’adaptation et la finalisation des règles fiscales 
conformément aux orientations des réformes introduites par les lois de finances 
précédentes. 
1. Politique douanière 
Plusieurs chantiers et réformes de la politique douanière sont envisagés pour l’année  
2027 :  
 Accompagnement de la politique économique nationale et des projets 
structurants  
 Port de Nador West -Med (NWM) : Accompagner la mise en service du port de 
Nador West Med en déployant un dispositif douanier performant, reposant sur 
une organisation adaptée, des procédures modernisées et une mobilisation des 
ressources humaines et techniques nécessaires. Cette action vi se à garantir la 
fluidité des opérations, la sécurisation des flux commerciaux et l’attractivité de 
cette nouvelle plateforme logistique stratégique ;  
 Port de Tanger -Med : Poursuivre la modernisation du dispositif douanier au 
niveau du port de Tanger Med en achevant la numérisation des processus, en 
renforçant la sécurisation des flux de marchandises et en supprimant les 
traitements manuels résiduels. L’objectif est d’améliorer la fluidité des échanges, 
de réduire les délais de dédouanement et de renforcer  la compétitivité de la 
plateforme portuaire ; 
 Afridouane : Consolider le rôle de l’Administration des Douanes en tant qu’acteur 
de référence de la coopération Sud -Sud en renforçant les programmes de 
formation, d’assistance technique et de partage d’expert ise au profit des 
administrations douanières africaines. 
 Adaptation de la fiscalité douanière et mobilisation des recettes  
 Contrôle des produits pétroliers : Renforcer le dispositif de contrôle des produits 
pétroliers afin de prévenir et lutter contre les pratiques frauduleuses, notamment 
les détournements des produits destinés aux secteurs bénéficiant d’exonération 
et la contrebande et garantir la qualité des carburants. La généralisation du 

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RAPPORT D’EXECUTION BUDGETAIRE ET DE CADRAGE MACROECONOMIQUE TRIENNAL  
 
 
  
  
marquage fiscal permettra d’améliorer la traçabilité des produit s et de sécuriser 
les recettes fiscales ; 
 Mise en œuvre d’une fiscalité verte : Accompagner les orientations nationales en 
matière de transition énergétique par l’adaptation du cadre législatif et 
réglementaire des taxes intérieures de consommation applica bles aux énergies 
fossiles, en vue d’encourager des comportements plus respectueux de 
l’environnement tout en préservant les équilibres budgétaires ;  
 Renforcement du renseignement douanier  : D évelopper les capacités du 
renseignement douanier par l’automatisation des échanges d’informations avec 
les administrations partenaires dans le cadre de l’Assistance Administrative 
Mutuelle Internationale, ainsi que par la consolidation des référentiels, guides et 
procédures de contrôle fondés sur une meilleure exploitation des données. 
 Contribution à la protection de l’économie et la compétitivité des entreprises 
 Mise à niveau du contrôle a priori : Moderniser le dispositif de contrôle a priori en 
formalisant les procédures applicables aux Zones d’Accélération Industrielle, aux 
zones logistiques et aux Magasins et Aires de Dédouanement. Cette démarche 
permettra d’assurer un meilleur équilibre entre la facilitation des échanges et la 
maîtrise des risques ; 
 Intégration de l’Intelligence Artificielle (IA) dans la l utte contre la fraude  : 
Accélérer l’intégration des technologies d’intelligence artificielle dans les métiers 
douaniers afin d’améliorer la détection précoce des schémas de fraude, 
d’optimiser le ciblage des contrôles et de renforcer les capacités d’analys e des 
risques ; 
 Traçabilité des flux logistiques par  des dispositifs de tracking  : R enforcer la 
sécurisation des opérations de transit par le déploiement de scellés électroniques 
et de dispositifs de suivi en temps réel, afin d’assurer une meilleure traçabilité des 
marchandises et de limiter les risques de détournement ; 
 Mise en œuvre du Centre National de Supervision et de Contrôle (CNSC) : Intégrer 
le contrôle de la géolocalisation et des caméras piétons des agents des brigades 
au niveau du CNSC qui assur e actuellement la vidéosurveillance des enceintes 
douanières de manière centralisée 24h/24 et 7jours/7. 
 Lutte contre les trafics illicites et contribution à la protection des citoyens  
 Amélioration du contrôle des voyageurs  : A méliorer le ciblage des voyageurs, 
formaliser et dématérialiser certaines procédures de contrôle et communiquer 
autour des produits mis à leur disposition ; 
 Lutte contre la contrebande : Moderniser la stratégie nationale de lutte contre la 
contrebande par l’élaboration d’une nouv elle cartographie des risques, le 
renforcement des capacités d’analyse et l’automatisation des contrôles a 
posteriori afin d’améliorer l’efficacité des interventions ; 

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PROJET DE LOI DE FINANCES POUR L’ANNEE 2027    
 
 
 
 Cadrage de la garantie des pierres et métaux précieux  : Mettre en place un 
contrôle rigoureux du marché des pierres précieuses et certifier les métaux au 
poinçon laser pour améliorer le dispositif de garantie et contribuer à la lutte 
contre le blanchiment d’argent. 
2. Politique fiscale 
Dans le cadre de la continuité des réformes structurelles, l es mesures fiscales proposées 
dans le cadre du PLF 2027 s’articulent autour des axes suivants : 
 Implémentation dans le droit interne des garanties fiscales que le Maroc a accordé 
à la FIFA au titre de l’organisation de la Coupe du monde 2030 
Dans le cadre de l’organisation conjointe de la Coupe du Monde de la FIFA 2030, le Maroc 
s’est engagé, dans son dossier de candidature, à accorder des garanties fiscales à la FIFA 
et ses partenaires, selon un modèle standardisé établi par la FIFA pour tous les pays hôtes 
(Government Guarantee N°3). 
Ces garanties visent à neutraliser l’impact fiscal des opérations réalisées par la FIFA et ses 
partenaires et à simplifier les procédures administratives liées à l’organisation de la Coupe 
du Monde de la FIFA 2030, notamment en matière des impôts, droits et taxes prévus par 
le Code Général des Impôts (CGI), à savoir l’impôt sur les sociétés (IS), l’impôt sur le revenu 
(IR), la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et les droits d’enregistrement (DET).  
Par ailleurs, il est également  proposé d’instituer une procédure administrative simplifiée 
pour le traitement des dossiers des organismes précités, afin de leur faciliter les formalités 
de déclaration et de traitement de leurs demandes liées à leur traitement fiscal, au  titre 
de la Compétition de la Coupe du monde FIFA 2030 et aux événements rattachés à cette 
Compétition. 
 Adaptation et finalisation des règles fiscales conformément aux orientations des 
réformes introduites par les lois de finances précédentes 
Après l’achèvement des grandes réformes fiscales recommandées par la loi cadre n° 69-
19 portant réforme fiscale et afin de stabiliser le système fiscal mis en œuvre et renforcer 
les acquis et les performances réalisées, le projet de loi de finances  pour l’année 
budgétaire 2027 v ise l’adaptation et la finalisation des règles fiscales en vigueur, 
conformément aux orientations des réformes introduites par les lois de finances 
précédentes. 
Ainsi, des mesures d’adaptation et de stabi lisation seront prévues par ce projet de loi de 
finances, afin de lever les contraintes fiscales subsistantes et améliorer l’environnement 
des affaires pour promouvoir l’investissement et l’emploi. 
III.4. Cadrage macroéconomique sur la période 2027-2029 
Dans le cadre des bonnes pratiques mises en place par la LOF, la Programmation 
Budgétaire Triennale (PBT), institutionnalisée depuis le 01 janvier 2019, s’ inscrit dans une 
logique d’amélioration de l’efficacité de l’allocation des ressources budgétaires et de 
renforcement de la cohérence entre les stratégies sectorielles et les capacités financières 
de l’Etat. Ce dispositif concerne aussi bien les budgets des Minist ères que ceux des 

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RAPPORT D’EXECUTION BUDGETAIRE ET DE CADRAGE MACROECONOMIQUE TRIENNAL  
 
 
  
  
Etablissements et Entreprises Publics soumis à leur tutelle et bénéficiant de ressources 
affectées ou de subventions de l’État. Cette approche pluriannuelle de programmation 
budgétaire représente un instrument de pilotage pour la préparat ion du budget 
définissant la trajectoire des finances publiques sur un horizon triennal glissant , et 
actualisée chaque année. Elle permet de mettre en lumière l’articulation entre les 
stratégies de développement et le budget de l’Etat, en éclairant les décisions d’allocation 
budgétaire et en offrant aux gestionnaires une meilleure visibilité pour programmer leurs 
actions et s’adapter à d’éventuelles mesures à venir. 
Dans ce sillage, en date du 13 mars 2026, tous les départements ministériels et institutions 
ont été appelés, par la circulaire 9 du Chef du Gouvernement, à présenter leurs projets de 
programmation budgétaire triennale 2027 -2029, lors de s commissions de la 
programmation et de la performance qui se sont tenues au cours de la période allant du 
13 avril à 12 mai 2026. Cette circulaire a pour objectif principal de présenter les orientations 
générales permetta nt l’élaboration de la PBT pour la période 2027 -2029, ainsi que la 
procédure de son élaboration par les départements ministériels.   
La préparation de la PBT 2027 -2029 s’inscrit dans un contexte national et international 
marqué par des défis économiques, sociaux et géostratégiques majeurs, face auxquels 
l’économie marocaine a fait preuve d’une résilience affirmée, portée par l’élan formateur 
engagé au cours de ces dernières années, et par la mise en œuvre soutenue de plusieurs 
chantiers structurants d’envergure. Ainsi , les prévisions de croissance nationale sont 
estimées à 5,3%, au titre de l’année en cours, et devraient maintenir la même 
tendance pour atteindre 4,2% au titre de l’année 2029, soutenue principalement par la 
bonne performance du secteur agricole et le maintien d’un dynamisme remarquable des 
activités non agricoles. Parallèlement, la maitrise de l’équilibre des finances publiques sur 
une trajectoire de réduction progressive du déficit budgétaire et du niveau 
d’endettement, s’inscrira au cœur de la programmation budgétaire en vue d’établir les 
marges budgétaires nécessaires au financement des différents chantiers, notamment en 
se fixant les objectifs suivants : 
 Réduction du déficit budgétaire :  
 A 3% du PIB en 2027,2028 et 2029. 
 Réduction du ratio d’endettement : 
 De 66,6% du PIB en 2025 à 63% du PIB en 2029. 
Par ailleurs, les principales orientations pour la période 2027-2029 s’articulent autour des 
éléments suivants : 
 La maitrise des dépenses de personnel  en veillant à la gestion optimale des 
ressources humaines basée sur l’indispensable p our améliorer l’efficacité et la  
performance professionnelle tout en œuvrant au bon fonctionnement des services 
                                                           
9 Circulaire du Chef de Gouvernement n°3/2026 en date de 13 mars 2026 portant sur la préparation des propositions 
relatives à la programmation budgétaire triennale pour la période 2027-2029, assorties des objectifs et des indicateurs de 
performance. 

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PROJET DE LOI DE FINANCES POUR L’ANNEE 2027    
 
 
 
rendus aux citoyens et en exploitant le potentiel lié au redéploiement des postes 
budgétaires pour couvrir le déficit aux niveaux territorial et sectoriel ; 
 La rationalisation des dépenses de fonctionnement en rationalisant les dépenses 
liées à l’eau et à l’électricité et en réduisant certaines dépenses, notamment les frais 
de location des véhicules, ainsi que ceux de location et d’aménagement des locaux 
administratifs, et les dépenses liées au transport et aux déplacements à l'intérieur 
et à l'extérieur du Royaume, les frais d'hôtellerie, de réception, et d'organisation de 
cérémonies, de conférences et de séminaires ; 
 L’amélioration de l’efficacité des dépenses d’investissement  par la priorisation 
de la programmation des projets d’investissement s’inscrivant dans le cadre de 
conventions signées devant Sa Majesté le Roi, ou conclus avec les partenaires 
internationaux, ainsi que l’accélération des projets en cours d’exécution tout en 
renforçant la complémentarité sectorielle et territoriale dans leur mise en œuvre. Il 
convient également de rationaliser les subventions d’investissement accordées aux 
EEP en donnant la priorité aux projets en cours d’ exécution, la régularisation 
préalable de la situation foncière des terrains destinés aux nouveaux projets 
d'investissement conformément aux dispositions législatives et réglementaires 
relatives à l'expropriation pour cause d’utilité publique, ainsi que le  respect des 
engagements du gouvernement en matière d'exécution des décisions de justice et 
la mise en œuvre des mesures préventives pour limiter les litiges.  
 Indicateurs macroéconomiques 2027-2029* : 
Indicateur 2024 2025 
Loi de Finances 2026 Valeurs cibles 
Prévision Actualisation 2027 2028 2029 
Taux de croissance 
du PIB (en %) 4,4 4,9 4,6 5,3 4,1 4,2 4,2 
  Valeur ajoutée 
agricole (en %) -5,7 8,2 7,9 15,1 1,2 4,3 4,4 
  Valeur ajoutée non 
agricole (en %) 5,1 3,9 4,0 4,1 4,3 4,2 4,2 
PIB aux prix courants 
(en milliards de DH) 1 615 1 720 1 819 1 837 1 946 2 066 2 190 
* Cadre macroéconomique arrêté le 15 juillet 2026. 
Pour la période 2028 -2029, les perspectives de l’économie nationale demeurent 
favorables, malgré un environnement international marqué par la persistance 
d'incertitudes liées aux tensions géopolitiques, aux risques de fragmentation 
commerciale et aux perturbations des chaînes d'approvisionnement. 

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RAPPORT D’EXECUTION BUDGETAIRE ET DE CADRAGE MACROECONOMIQUE TRIENNAL  
 
 
  
  
La croissance économique devrait, ainsi, s’établir à 4,2% en moyenne sur la période 2028-
2029, soutenue par le dynamisme des activités non agricoles, dont la valeur ajoutée 
progresserait de 4,2% en moyenne par an. Dans ce cadre, la valeur ajoutée du secteur 
secondaire augmenterait en moyenne de 4,3% par an, tandis que celle du secteur tertiaire 
enregistrerait une croissance annuelle moyenne de 4,1%. La valeur ajoutée agricole 
s’accroitrait, quant à elle, de 4,3% en moyenne sur la même période, sous l’hypothèse 
d’une production céréalière stabilisée à 70 millions de quintaux par an et de la p oursuite 
du développement des autres filières agricoles. 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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RAPPORT D’EXECUTION 
BUDGETAIRE ET DE CADRAGE 
MACROECONOMIQUE TRIENNAL
 
Projet de Loi de Finances
pour l’année budgétaire
2027
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