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BUDGET
ÉCONOMIQUE
EXPLORATOIRE
2027
Perspectives économiques
pour les années 2026 et 2027
JUILLET
2026

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BUDGET
ÉCONOMIQUE
EXPLORATOIRE
2027
Perspectives économiques 
pour les années 2026 et 2027
JUILLET
2026

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© 2026 Haut-Commissariat au Plan
Îlot 31-3, Secteur 16, Hay Riad, 10001 Rabat – Maroc B.P. : 178 – 10001
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www.hcp.ma
Budget économique exploratoire 2027
Dépôt légal
2026PE0005
ISSN : 3119-6667
Veuillez citer cette publication comme suit :
Haut-Commissariat au Plan. 2026. Budget économique exploratoire 2027. Rabat.

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BUDGET ÉCONOMIQUE EXPLORATOIRE 2027
LISTE DES FIGURES ET DES ENCADRÉS � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � �7
LISTE DES ABRÉVIATIONS � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � 8
HYPOTHÈSES  � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � 9
PRÉFACE � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � �11
RÉSUMÉ ANALYTIQUE  � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � �13
ÉVOLUTION DES PRINCIPAUX INDICATEURS ÉCONOMIQUES � � � � � � �15
CONTEXTE INTERNATIONAL � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � �17
CONTEXTE INTERNATIONAL � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � �19
ÉCONOMIE NATIONALE � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � 25
SECTEURS PRODUCTIFS  � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � 27
DEMANDE INTÉRIEURE � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � 37
DEMANDE EXTÉRIEURE  � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � 39
FINANCES PUBLIQUES, DETTE ET MONNAIE � � � � � � � � � � � � � � � � � � �41
INDICATEURS MACROÉCONOMIQUES � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � 45
SOMMAIRE

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BUDGET ÉCONOMIQUE EXPLORATOIRE 2027
LISTE DES FIGURES ET DES ENCADRÉS
Figure 1. Évolution de la croissance économique mondiale et celle des grandes 
économies (en %) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
Figure 2. Évolution du commerce mondial (en %)  . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
Figure 3. Évolution des cours du pétrole et des matières non énergétiques  
(en %)  . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
Figure 4. Évolution de la demande adressée au Maroc (en %) . . . . . . . . . . . . . . . . . .24
Figure 5. Production céréalière et évolution de la valeur ajoutée agricole . . . . . . 27
Figure 6. Évolution et contribution à la croissance économique des activités du 
secteur secondaire  . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
Figure 7. Évolution et contribution à la croissance économique des activités du 
secteur tertiaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .30
Figure 8. Évolution des valeurs ajoutées des secteurs productifs (en %) . . . . . . . .30
Figure 9. Schéma de construction de l’indicateur de stress économique global . 32
Figure 10. Indice de stress économique extérieur (1990-2025) . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
Figure 11. Indice de stress agricole (1990-2025) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
Figure 12. Indice de stress économique domestique (1990-2025)  . . . . . . . . . . . . . .34
Figure 13. Indice de stress économique global (1990-2025) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .35
Figure 14. Contribution des principales composantes de la demande intérieure  
à la croissance économique (en points) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .38
Figure 15. Ratios des composantes du besoin de financement (en % du PIB) . . . . .38
Figure 16. Évolution des déficits externes (en % du PIB) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .40
Figure 17. Évolution du déficit budgétaire (en % du PIB) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .42
Figure 18. Structure de la dette du Trésor (en % du total) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .43
Figure 19. Dette publique globale (en % du PIB) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .43
Encadré 1. Mutation du dynamisme du commerce mondial . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
Encadré 2. Entre vulnérabilités et résilience : Analyse rétrospective du stress 
économique sur la période 1990-2025 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31

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BUDGET ÉCONOMIQUE EXPLORATOIRE 2027
LISTE DES ABRÉVIATIONS
ACP  Analyse en composantes principales
BCE  Banque centrale européenne
BM  Groupe de la Banque mondiale
BRICS  Brésil, Russie, Inde, Chine, et Afrique du Sud
BTP  Bâtiment et travaux publics
CL  Collectivités locales
CNUCED  Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement
DAP  Phosphate de diammonium
FMI  Fonds monétaire international
HCP  Haut-Commissariat au Plan
ICE  Indice de complexité économique
ICP  Indice des capacités productives
IPC  Indice des prix à la consommation
ISA  Indice de stress agricole
ISED  Indice de stress économique domestique
ISEE  Indice de stress économique extérieur
ISEG  Indice de stress économique global
MDH  Millions de dirhams
MEF  Ministère de l’Économie et des Finances
MQx  Millions de quintaux
MRE  Marocains résidant à l’étranger
NDVI  Indice de végétation par différence normalisée
OCDE  Organisation de coopération et de développement économiques
OCP  Office Chérifien des Phosphates
OMC  Organisation mondiale du commerce
PIB  Produit intérieur brut
RDBM  Revenu disponible brut des ménages
TCER  Taux de change effectif réel
TSP  Superphosphate triple
TVA  Taxe sur la valeur ajoutée
VA  Valeur ajoutée

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BUDGET ÉCONOMIQUE EXPLORATOIRE 2027
HYPOTHÈSES
Les prévisions économiques pour les années 2026 et 2027 reposent sur un ensemble 
d’hypothèses macroéconomiques visant à encadrer l’analyse des perspectives à court 
terme. Retenues sur la base des données disponibles et des tendances conjoncturelles 
observées, ces hypothèses portent notamment sur :
– Une production céréalière moyenne pour la campagne agricole 2026/2027 ;
– Une reconduction de la politique budgétaire en vigueur pour l’année 2027 ;
– Un ralentissement de la demande extérieure adressée au Maroc en 2026  
et sa reprise en 2027 ;
– Une hausse des cours des matières premières à l’international en 2026  
avant une détente en 2027 ;
– Une évolution graduelle vers un apaisement des tensions au Moyen-Orient. 
Les prévisions établies restent soumises à un niveau élevé d’incertitudes lié à l’évolution 
de l’environnement international et aux aléas climatiques.

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BUDGET ÉCONOMIQUE EXPLORATOIRE 2027
Le Haut-Commissariat au Plan (HCP) élabore le Budget économique exploratoire 2027 
qui présente une révision de la croissance économique nationale en 2026, ainsi que 
les perspectives pour l’année 2027. Cette publication est de nature à permettre aux 
décideurs d’appréhender l’évolution économique prévue en 2026 et 2027. Elle sert ainsi 
de référence pour fixer les objectifs macroéconomiques et les éventuelles mesures à 
mettre en œuvre, en vue de la préparation de la Loi de Finances 2027.
L’élaboration du Budget économique exploratoire tient compte des agrégats provisoires 
arrêtés par la comptabilité nationale ainsi que des résultats des enquêtes trimestrielles 
et des travaux de suivi et d’analyse de la conjoncture menés par le Haut-Commissariat 
au Plan, et par les différentes institutions nationales et internationales. Les données 
mentionnées au niveau de l’environnement international se basent sur la dernière 
publication du Fonds monétaire international (FMI), Mise à jour des Perspectives de 
l’économie mondiale, juillet 2026.
Les analyses présentées dans ce rapport ont été élaborées par la Division du Budget 
économique de la Direction des Prévisions et de la Prospective. 
Les prévisions de cette édition sont arrêtées le 10 juillet 2026.
PRÉFACE

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BUDGET ÉCONOMIQUE EXPLORATOIRE 2027
L’escalade des tensions au Moyen-Orient au début de l’année 2026, marquée par la 
paralysie du détroit d’Ormuz, a provoqué un renchérissement des matières premières et 
une perturbation des chaînes d’approvisionnement mondiales. La croissance mondiale 
devrait ainsi ralentir ainsi à 3 % en 2026 contre 3,5 % en 2025, avant une reprise à 3,4 % 
en 2027. La décélération du commerce mondial devrait se répercuter sur la demande 
adressée au Maroc qui devrait ralentir, passant de 4,9 % en 2025 à 2,6 % en 2026, avant 
de progresser de 2,9 % en 2027.
L’économie nationale devrait s’accroître de 4,8 % en 2026, portée par un rebond 
agricole exceptionnel, avant un ralentissement attendu à 3 % en 2027 sous l’hypothèse 
d’une campagne céréalière moyenne. La demande intérieure devrait maintenir son rôle 
de moteur de croissance, soutenue par la consommation des ménages et la vigueur de 
l’investissement, et ce en dépit des aléas externes. Les échanges extérieurs devraient 
pâtir de l’affaiblissement de la demande adressée au Maroc et du renchérissement des 
cours des matières premières, induisant un creusement du déficit commercial en 2026.
Au niveau des finances publiques, le déficit budgétaire devrait s’atténuer passant de 3,5 % 
du Produit Intérieur Brut (PIB) en 2025 à 3,4 % en 2026 et à 3,2 % en 2027, bénéficiant de 
la bonne dynamique des recettes. Dans ce sillage, les ratios de l’endettement devraient 
maintenir leur tendance baissière amorcée depuis 2023.
RÉSUMÉ ANALYTIQUE

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15
BUDGET ÉCONOMIQUE EXPLORATOIRE 2027
Croissance économique
4,8 %
2026
3 %
2027
Valeur ajoutée du
secteur secondaire
1,1 %
2026
3,7 %
2027
Valeur ajoutée 
du secteur agricole
19,1 %
2026
-6,8 %
2027
Valeur ajoutée du
secteur tertiaire
3,9 %
2026
4,2 %
2027
PIB
non agricole
3,3 %
2026
4,2 %
2027
Inflation
(indice implicite du PIB)
1,9 %
2026
1,5 %
2027
3,4 %
2026
3,2 %
2027
3,9 %
2026
3,6 %
2027
Dette publique
globale (en % du PIB)
76,5 %
2026
76,1 %
2027
ÉVOLUTION DES PRINCIPAUX INDICATEURS 
ÉCONOMIQUES
Déficit budgétaire 
(en % du PIB)
Déficit courant 
(en % du PIB)

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CONTEXTE 
INTERNATIONAL
Perspectives économiques mondiales  
incertaines face aux tensions géopolitiques

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BUDGET ÉCONOMIQUE EXPLORATOIRE 2027
Perspectives économiques mondiales incertaines face aux 
tensions géopolitiques
L’escalade des tensions géopolitiques au Moyen-Orient début 2026, marquée par la 
paralysie du détroit d’Ormuz, a entraîné un renchérissement des cours des matières 
premières et des perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales. Ce choc, 
conjugué au durcissement des conditions de financement, devrait peser sur l’activité 
économique mondiale, ramenant la croissance à 3 % en 2026 après 3,5 % en 2025, avant 
une reprise attendue à 3,4 % en 2027.
Ce ralentissement serait néanmoins atténué par la mobilisation des réserves stratégiques 
par les principales économies consommatrices de matières premières, ainsi que par 
le dynamisme des investissements technologiques, notamment dans l’intelligence 
artificielle, contribuant à contrebalancer une partie du choc énergétique.
Malgré les signaux de désescalade entre les États-Unis et l’Iran fin juin 2026, la visibilité 
sur la trajectoire économique mondiale reste limitée. L’activité évolue désormais dans 
un environnement de grande fragilité, où même en cas d’atténuation des tensions 
géopolitiques, la reprise de l’économie mondiale devrait rester freinée par les séquelles 
financières de la crise actuelle, en particulier le creusement des déficits publics liés aux 
aides d’urgence et la fragilisation des économies dépendantes des importations de 
matières premières de base.
Figure 1. Évolution de la croissance économique mondiale et celle des grandes 
économies (en %)
0
1
2
3
4
5
6
7
8
9
Monde États-Unis Zone euro Chine Inde
Moyenne 2013-2019
2025
2026
2027
Source : FMI, juillet 2026.
CONTEXTE INTERNATIONAL

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20
BUDGET ÉCONOMIQUE EXPLORATOIRE 2027
La croissance des économies avancées devrait ralentir, passant de 1,9 % en 2025 à 1,7 % 
en 2026, et devrait atteindre 1,8 % en 2027, sous l’effet de la crise énergétique sur le 
pouvoir d’achat et sur l’industrie notamment en Europe et au Japon.
Aux États-Unis, la croissance économique devrait enregistrer une moyenne de 2,2 % 
en 2026 et 2027, et ce malgré les retombées de la crise au Moyen-Orient et les 
droits de douane appliqués. Ce dynamisme serait porté par les incitations fiscales et 
la vigueur de l’investissement privé, notamment dans l’intelligence artificielle, qui 
devraient permettre aux entreprises de compenser la hausse des coûts de production. 
Parallèlement, l’économie américaine continuerait de tirer profit d’une politique 
budgétaire expansionniste, maintenant le déficit public à 7 % du PIB. Toutefois, le 
maintien des conditions monétaires restrictives et le climat d’incertitude devraient 
peser sur la consommation des ménages, le principal moteur de l’activité. L’inflation aux 
États-Unis devrait accélérer en 2026, poussant la Réserve fédérale à conserver ses taux 
d’intérêt élevés.
Par ailleurs, la croissance économique de la zone euro devrait fortement ralentir, passant 
de 1,4 % en 2025 à 0,9 % en 2026. Fragilisée par les répercussions durables de la guerre en 
Ukraine, l’économie européenne se trouve particulièrement exposée aux conséquences 
de la crise du détroit d’Ormuz. Cet environnement instable alimente l’attentisme des 
entreprises et dégrade la confiance des consommateurs. Face au rebond des prix, la 
Banque centrale européenne (BCE) devrait prolonger sa politique monétaire restrictive, 
alors que la politique budgétaire devrait rester neutre en 2026, avant un durcissement 
programmé en 2027 pour garantir la soutenabilité des finances publiques. Une modeste 
reprise économique de 1,2 % est néanmoins attendue en 2027, soutenue par le repli 
prévu des prix de l’énergie, le raffermissement de la demande intérieure et l’amélioration 
du commerce extérieur. 
Concernant les pays émergents et en développement, l’activité économique devrait 
enregistrer une nette décélération, passant de 4,5 % en 2025 à 3,8 % en 2026 expliquée 
par la hausse des cours des matières premières et des coûts de financement. Bien qu’un 
redressement à 4,5 % soit anticipé en 2027, cette dynamique resterait insuffisante pour 
rattraper le retard de croissance accumulé ces dernières années.
En Chine, la croissance économique devrait nettement ralentir, passant de 5 % en 2025 à 
4,6 % en 2026, puis à 4,1 % en 2027. Ce fléchissement s’explique par la crise persistante 
de l’immobilier et par la faiblesse du marché du travail. En outre, l’activité économique 
en Inde devrait décélérer, passant de 7,7 % en 2025 à 6,4 % en 2026, pénalisée par 
le renchérissement de l’énergie. Une reprise à 6,7 % est néanmoins attendue en 2027 
grâce au dynamisme de la consommation privée, à la force du secteur des services et à 
des exportations stimulées par l’entrée en vigueur d’accords commerciaux stratégiques.
Malgré la hausse des recettes d’exportation des produits de base, la Russie devrait voir 
sa croissance économique plafonner autour de 1 % à court terme. Le pays demeure 
pénalisé par le coût de la guerre en Ukraine, le durcissement des sanctions, les pénuries 

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BUDGET ÉCONOMIQUE EXPLORATOIRE 2027
de main-d’œuvre et la saturation de son appareil productif. De son côté, le rythme de 
croissance économique au Brésil devrait se stabiliser aux alentours de 2,3 % en 2026-
2027, porté par la résilience du commerce extérieur, limité toutefois par le resserrement 
monétaire qui pèse sur l’investissement.
Dans ce contexte, le rythme de croissance des échanges commerciaux mondiaux 
devrait fléchir, passant de 5 % en 2025 à 3,5 % en 2026. Ce ralentissement s’explique par 
l’instabilité géopolitique au Moyen-Orient, qui a perturbé  les chaînes d’approvisionnement, 
renchérissant le transport maritime et allongeant les délais de livraison. En parallèle, les 
flux commerciaux devraient pâtir de la hausse des droits de douane et de l’essor de la 
régionalisation des chaînes de valeur et d’une consommation mondiale atone. Profitant 
d’une résorption progressive de l’impact des barrières douanières et d’une baisse de 
l’incertitude politique, la dynamique du commerce mondial devrait se redresser pour 
atteindre 4,3 % en 2027.
Figure 2. Évolution du commerce mondial (en %)
0
1
2
3
4
5
6
2024 2025 2026 2027
Source : FMI, juillet 2026.
Cette décélération du commerce mondial devrait se répercuter sur la demande adressée 
au Maroc, qui devrait ralentir, passant de 4,9 % en 2025 à 2,6 % en 2026, avant de se 
redresser à 2,9 % en 2027, une trajectoire étroitement liée au tassement de l’activité au 
sein de la zone euro, principal débouché des exportations marocaines.

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BUDGET ÉCONOMIQUE EXPLORATOIRE 2027
Encadré 1. Mutation du dynamisme du commerce mondial
Les échanges commerciaux mondiaux, longtemps régis par une logique de profit, sont 
désormais soumis aux impératifs de la sécurité géopolitique. L’exacerbation des tensions 
commerciales sino-américaines, couplée aux conflits en Ukraine et au Moyen-Orient, 
illustre le concept de « militarisation du commerce » 1. Dans cette configuration, les 
flux commerciaux ne sont plus de simples leviers de croissance, mais des instruments 
de pression stratégique. Ce paradigme fragmente l’unité du marché mondial au 
profit de blocs régionaux où la continuité des approvisionnements et la souveraineté 
technologique priment désormais sur l’avantage tarifaire.
Dans ce cadre, deux approches stratégiques transforment la cartographie des échanges 
internationaux, à savoir le « nearshoring », qui privilégie la proximité géographique pour 
sécuriser la logistique, à l’image du redéploiement américain au Mexique ou européen 
au Maghreb, et le « friendshoring », fondé sur l’alignement idéologique. En structurant 
les flux de production autour de partenariats de confiance, ces politiques marquent le 
passage d’une mondialisation de l’efficacité à une mondialisation de la résilience, où la 
fiabilité du partenaire devient un actif plus stratégique que la compétitivité-prix.
Cette transition s’est opérée de manière séquentielle entre 2020 et 2026. Elle 
a débuté par l’exigence de sécurité sanitaire, s’est prolongée par la quête de 
souveraineté technologique, avant d’aboutir, dans la période actuelle, à l’émergence 
d’un protectionnisme vert. Cette tendance consacre le retour de l’État dans la sphère 
marchande, illustré par les vastes plans de subventions américain et européen 2. 
Parallèlement, l’usage de dispositifs tels que le mécanisme d’ajustement carbone aux 
frontières confirme que les impératifs environnementaux sont devenus de véritables 
instruments de défense commerciale.
L’Organisation mondiale du commerce (OMC) souligne que depuis le début de la guerre 
en Ukraine, les échanges entre blocs concurrents progressent moins vite que les flux 
régionaux, signe d’un détachement croissant entre les économies occidentales et les 
pays du groupe BRICS. À long terme, cette rupture structurelle risque d’alourdir les 
coûts de production, de réduire les gains d’efficacité liés à la spécialisation et d’affaiblir 
les collaborations en matière d’innovation. L’OMC estime que le produit intérieur 
brut mondial serait inférieur de 5 % à 7 % à son niveau tendanciel si ces mesures de 
découplage et de régionalisation venaient à se renforcer durablement. 
Cette évolution vers un protectionnisme réglementaire repose sur un cadre normatif 
de plus en plus strict, fondé sur des standards techniques, des exigences de conformité 
et des certifications de durabilité, qui encadrent désormais l’essentiel du commerce 
mondial. Ces réglementations 3 pèsent aujourd’hui trois fois plus sur les échanges 
1 Farrell, H. & Newman, A. L. « Weaponized Interdependence: How Global Economic Networks Shape State 
Coercion ». International Security, 2019.
2 La loi sur la réduction de l’inflation et le plan industriel du pacte vert.
3 Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), «  Invisible Barriers: The Costs 
of Non-Tariff Measures », 2026.

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BUDGET ÉCONOMIQUE EXPLORATOIRE 2027
que les droits de douane traditionnels. Dans ce contexte, la capacité à respecter ces 
normes devient une condition essentielle pour accéder aux marchés internationaux et y 
maintenir durablement sa présence.
Le Maroc figure parmi les pays dits connecteurs, au même titre que le Mexique et 
d’autres économies situées à des carrefours stratégiques des échanges mondiaux. Sa 
position géographique entre l’Europe, l’Afrique et l’espace atlantique ne suffit toutefois 
plus, à elle seule, à garantir sa compétitivité dans un environnement commercial de plus 
en plus réglementé. 
La pérennité de l’accès aux marchés dépend désormais de la capacité du tissu productif 
national à intégrer les exigences de conformité, à les maîtriser et à les convertir en  
avantage concurrentiel. Cette mutation suppose de surmonter plusieurs fragilités 
structurelles qui limitent encore la compétitivité de l’appareil productif. Certes, 
l’amélioration de l’Indice des Capacités Productives, passé de 34,7 en 2000 à 47,1 en 
20244, traduit une progression notable, mais l’enjeu principal reste la densification 
technologique de l’offre exportable, afin de faire évoluer le Maroc d’une logique de 
sous-traitance à un véritable positionnement de compétitivité.
Dans cette perspective, la mutation structurelle du pays exige un investissement 
soutenu dans le capital immatériel, ainsi qu’un renforcement des synergies entre 
entreprises, universités et centres de recherche. C’est à cette condition que la position 
géographique du Maroc pourrait devenir un avantage stratégique durable.
L’interruption du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz a profondément déstabilisé les 
marchés mondiaux des matières premières, entraînant une hausse marquée des coûts, 
principalement dans l’énergie et les métaux. Le prix moyen du baril de Brent devrait 
ainsi s’accroître d’environ 32 % en 2026, pour atteindre 89,2 $/baril, avant de retomber 
à 78,7 $ en 2027 grâce à une amélioration progressive de l’offre. Le prix du gaz naturel 
devrait augmenter de 22 % en 2026.
Figure 3. Évolution des cours du pétrole et des matières non énergétiques (en %)
-18
-12
-6
0
6
12
18
24
30
36
2024 2025 2026 2027
Évolution du cours du pétrole
Évolution des cours des matières non énergétiques
Source : FMI, juillet 2026.
4 CNUCED, « Indice des capacités productives ».

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BUDGET ÉCONOMIQUE EXPLORATOIRE 2027
Parallèlement, l’indice des matières premières non énergétiques devrait enregistrer une 
hausse remarquable, passant de 9,9 % en 2025 à 18,6 % en 2026.
En effet, le cours des engrais devrait augmenter de 26 % en 2026 et, combiné à 
l’alourdissement des coûts de transport, entraîner une hausse moyenne de 8 % des 
coûts des denrées alimentaires. En outre, la transition énergétique devrait continuer 
de soutenir les cours des métaux industriels, tandis que les métaux précieux devraient 
connaître une progression marquée en raison de leur statut de valeur refuge.
Ainsi, l’inflation mondiale devrait connaître une hausse, passant de 4,1 % en 2025 à 4,7 % 
en 2026, avant de reculer  à 3,9 % en 2027.
Dans ce contexte de pressions inflationnistes, la BCE et la Réserve fédérale américaine 
devraient maintenir des politiques monétaires restrictives convergentes. Cette 
dynamique devrait stabiliser la parité euro-dollar autour de 1,16 sur la période 2026-
2027.
Figure 4. Évolution de la demande adressée au Maroc (en %)
-8,8
11,7
5,4
-1,7
0,7
4,9
2,6 2,9
-10
-5
0
5
10
15
2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026* 2027*
Source : HCP

=== PAGE PDF 25 ===
ÉCONOMIE 
NATIONALE
Confirmation de la dynamique de la croissance 
nationale en 2026, avant un ralentissement  
attendu en 2027

=== PAGE PDF 26 ===


=== PAGE PDF 27 ===
27
BUDGET ÉCONOMIQUE EXPLORATOIRE 2027
Offre portée par le rebond agricole, avant une décélération 
attendue en 2027
La croissance économique nationale devrait se maintenir à un rythme élevé en 2026, 
s’établissant à 4,8 %, portée notamment par le rebond exceptionnel de l’activité 
agricole. En 2027, et sous l’hypothèse d’une production céréalière moyenne, l’activité 
économique devrait ralentir à 3 %. 
La campagne agricole 2025/2026 a bénéficié des précipitations abondantes et bien 
réparties permettant le rattrapage du déficit pluviométrique enregistré au début 
de la campagne, la reconstitution d’un niveau important des réserves hydriques et 
l’amélioration du couvert végétal. La superficie emblavée en céréales a atteint environ 
3,9 millions d’hectares, pour une production prévisionnelle de près de 90 millions de 
quintaux5, soit une hausse de 50,6 % par rapport à la moyenne décennale. La production 
hors céréales devrait également afficher une bonne tenue, portée par la performance de 
la filière arboricole, reflétant l’effet des conditions climatiques favorables ayant marqué 
cette campagne.
Figure 5. Production céréalière et évolution de la valeur ajoutée agricole
0
20
40
60
80
100
120
140
-25
-20
-15
-10
-5
0
5
10
15
20
25
2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026* 2027*
VA agricole (en %)
Production céréalière (en MQx)
* Prévisions.
Source : HCP, Ministère de l’Agriculture
Par ailleurs, le redressement de l’activité de l’élevage, favorisé par les retombées du 
programme de reconstitution du cheptel, devrait conforter la dynamique du secteur 
agricole. Dans ces conditions, la valeur ajoutée agricole devrait enregistrer une 
progression de 19,1 % en 2026, avant de reculer de 6,8 % en 2027, en raison d’un effet 
de base sous l’hypothèse d’une campagne céréalière moyenne.
5 Estimation du Ministère de l’Agriculture.
SECTEURS PRODUCTIFS

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28
BUDGET ÉCONOMIQUE EXPLORATOIRE 2027
En dépit de la baisse de la production halieutique, l’activité de la pêche devrait connaître 
une légère amélioration après sa forte contraction en 2025. Ainsi, le secteur primaire 
devrait progresser de 18,1 % en 2026, contribuant à hauteur de 1,9 point à la croissance 
économique nationale. En 2027, le secteur devrait enregistrer un repli de 6,3 %, 
contribuant négativement de 0,8 point à la croissance du PIB.
Les activités non agricoles devraient voir la croissance de leur valeur ajoutée ralentir à 
3 % en 2026 après 3,9 % en 2025. Elles devraient afficher une reprise de 4 % en 2027, 
soutenues principalement par l’amélioration des activités industrielles et la vigueur du 
secteur tertiaire. Cette tendance devrait être tirée par l’affermissement de la demande 
intérieure et par l’effet d’entraînement des grands projets d’investissement engagés.
Bénéficiant des retombées positives de la campagne agricole 2025/2026 et de la 
consolidation de la demande, l’industrie agroalimentaire devrait afficher une progression 
moyenne de 2,4 % en 2026 et 2027.
L’industrie du textile devrait continuer de faire face à ses défis structurels, affichant une 
baisse de 1,1 % en 2026, après sa contraction de 0,6 % enregistrée en 2025. En 2027, 
l’activité devrait progresser de près de 1,3 %, stimulée par la modernisation progressive 
de la chaîne de valeur, la montée en gamme de la production et l’élargissement vers de 
nouveaux marchés d’exportation. 
L’industrie du matériel de transport devrait connaître un regain de vigueur, avec un 
taux de croissance aux alentours de 5,9 % en 2026 et de 5,7 % en 2027 après 0,4 % 
en 2025, favorisé par l’assouplissement des exigences réglementaires européennes 
et par l’accroissement de la demande pour le segment de l’automobile. De surcroît, ce 
secteur devrait continuer de tirer profit de la bonne tenue de l’industrie aéronautique 
et des retombées du processus de développement des technologies liées aux batteries 
électriques.
Par ailleurs, l’activité de l’industrie chimique devrait être impactée par l’effet conjugué 
des perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales et d’une volatilité 
accrue des cours des intrants. Les tensions géopolitiques au Moyen-Orient devraient 
perturber les flux d’approvisionnement des intrants en soufre, en urée et en ammoniac 
en provenance du Golfe, renchérissant ainsi les coûts de production. Néanmoins, 
la réorientation de l’appareil productif du Groupe OCP vers le superphosphate triple 
(TSP) devrait contribuer à atténuer partiellement l’impact de ces contraintes. En outre, 
la suspension temporaire des droits compensateurs par les États-Unis sur les engrais 
marocains, à partir de juillet 2026, devrait contribuer à relancer la production. L’activité 
chimique devrait se redresser en 2027, bénéficiant d’une demande mondiale vigoureuse 
en matière d’engrais et de dérivés phosphatés, en lien avec une détente progressive des 
pressions sur les chaînes d’approvisionnement.
De même, la valeur ajoutée du secteur extractif devrait reculer en 2026, après une 
croissance de 7,5 % en 2025, en raison de la baisse de la demande pour le phosphate 
roche suite aux retombées du conflit au Moyen-Orient. Le secteur devrait afficher 

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29
BUDGET ÉCONOMIQUE EXPLORATOIRE 2027
un redressement en 2027 en lien avec la reprise de la demande des industries de 
transformation locale et la pleine exploitation des nouveaux complexes industriels.
Par ailleurs, le secteur de la construction devrait connaître une nette décélération de 
son rythme de croissance qui s’établirait à 3,1 % en 2026 après une hausse de 6,7 % 
enregistrée en 2025. Ce ralentissement devrait être imputable aux retombées de la 
hausse des coûts énergétiques et logistiques sur les prix des matériaux de construction 
et à la baisse de la demande. Néanmoins, l’activité devrait bénéficier de la poursuite 
de la mise en œuvre du programme d’aide directe au logement et de la continuité des 
grands chantiers d’infrastructure. Le secteur devrait s’accroître de 3,5 % en 2027, sous 
l’effet de la poursuite des projets d’infrastructure liés à la Coupe du monde 2030 et à 
ceux relatifs aux réseaux de transport. 
Ainsi, les activités secondaires devraient afficher une croissance de 1,1 % en 2026 et 
devraient progresser de 3,7 % en 2027. Leur contribution à la croissance économique 
nationale devrait se limiter à 0,3 point en 2026 et à 0,9 point en 2027.
Figure 6. Évolution et contribution à la croissance économique des activités du 
secteur secondaire
    A. Évolution (en %)                                              B. Contribution à la croissance (en points)
-6
-3
0
3
6
9
12
2024 2025 2026* 2027*
Mines
Industries de transformation
BTP
Distribution d'électricité et de gaz, eau, assainissement
-0,2
-0,1
0,0
0,1
0,2
0,3
0,4
0,5
0,6
2024 2025 2026* 2027*
Mines
Industries de transformation
BTP
Distribution d'électricité et de gaz, eau, assainissement
Source : HCP
De son côté, le secteur tertiaire devrait confirmer sa résilience, avec une croissance de 
3,9 % en 2026 et 4,2 % en 2027, contribuant positivement à la croissance du PIB à hauteur 
de 2 points en 2026 et 2,2 points en 2027. Bénéficiant de la dynamique économique 
nationale et de la vigueur de la demande intérieure, en lien avec les retombées positives 
de la campagne agricole 2025/2026, l’activité du commerce et de réparation devrait 
progresser de 4,4 % en 2026, et ralentir légèrement à 4,2 % en 2027.
L’activité d’hébergement et de restauration devrait poursuivre son évolution positive 
en 2026 et 2027, quoiqu’en ralentissement, portée par le raffermissement des arrivées 
touristiques et des recettes de voyage, ainsi que par les efforts déployés pour renforcer 
la promotion de la destination Maroc. Cette tendance devrait se consolider avec les 

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30
BUDGET ÉCONOMIQUE EXPLORATOIRE 2027
préparatifs de la Coupe du monde 2030, qui devraient contribuer à l’élargissement des 
capacités d’accueil, à l’amélioration des services et à la consolidation du positionnement 
international du Maroc.
Figure 7. Évolution et contribution à la croissance économique des activités du 
secteur tertiaire
   A. Évolution (en %)                                                                       B. Contribution à la croissance (en points)
0
5
10
15
20
25
2023 2024 2025 2026* 2027*
Commerce et réparation
Transports et entreposage
Activités d’hébergement et de restauration
0,0
0,2
0,4
0,6
0,8
1,0
2023 2024 2025 2026* 2027*
Commerce et réparation
Transports et entreposage
Activités d’hébergement et de restauration
Source : HCP
L’activité du transport et de l’entreposage devrait progresser de 3,8 % en 2026, appuyée 
par la poursuite de la croissance des flux de voyageurs et de marchandises, l’expansion 
des capacités aéroportuaires et portuaires et l’amélioration des services logistiques. En 
2027, cette tendance devrait rester favorable, enregistrant une amélioration de 4,4 %, 
tirée notamment par l’accroissement du trafic ferroviaire lié aux nouvelles lignes et par 
l’intensification des flux aériens.
Par ailleurs, les services non marchands devraient continuer d’afficher une dynamique 
positive de 3,1 % en 2026, sous l’effet de l’accroissement de la masse salariale et aux 
créations de postes budgétaires, avant d’enregistrer une croissance de 3 % en 2027.
Dans ces conditions, et tenant compte de la hausse prévue des impôts et taxes sur les 
produits nets de subventions, le Produit Intérieur Brut devrait croître de 4,8 % en 2026 
avant de s’établir à 3 % en 2027. En valeur, la croissance du PIB devrait passer de 6,8 % 
en 2026 à 4,5 % en 2027, soit une hausse de l’indice implicite du PIB de 1,9 % en 2026 
et de 1,5 % en 2027.
Figure 8. Évolution des valeurs ajoutées des secteurs productifs (en %)
-15
-10
-5
0
5
10
15
20
2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026* 2027*
Valeur ajoutée primaire
Valeur ajoutée secondaire
Valeur ajoutée tertiaire
PIB en volume
Source : HCP

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31
BUDGET ÉCONOMIQUE EXPLORATOIRE 2027
Encadré 2. Entre vulnérabilités et résilience : Analyse rétrospective du stress 
économique sur la période 1990-2025
Face à la multitude des chocs géopolitiques et climatiques, l’analyse économique fondée 
sur le suivi de la croissance, de l’inflation et du solde extérieur ne suffit plus à rendre 
compte de l’ampleur des perturbations subies par l’économie nationale. Un indice de 
stress économique global a été construit pour mieux les appréhender et en identifier les 
canaux de transmission sur la période 1990-2025.
L’économie nationale a fait preuve d’une résilience notable, portée par la diversification 
de ses moteurs de croissance et le rôle stabilisateur de la demande intérieure. Néanmoins, 
des vulnérabilités persistent, notamment en ce qui concerne l’exposition aux aléas 
climatiques, la dépendance énergétique et la sensibilité de la demande extérieure 
adressée au Maroc à la conjoncture de ses partenaires européens. 
L’indice de stress économique global (ISEG) élaboré agrège trois sous-indices de 
stress économique, construits en utilisant l’analyse en composantes principales (ACP) 
selon le cadre méthodologique de l’Organisation de coopération et de développement 
économiques (OCDE)6 relatif aux indices composites, à savoir :
– L’indice de stress économique extérieur (ISEE) évalue la vulnérabilité de l’économie 
nationale face aux chocs externes liés à la volatilité des marchés de matières 
premières et à la conjoncture des principaux partenaires du Maroc ;
– L’indice de stress agricole (ISA) mesure la pression exercée sur le secteur agricole 
par les conditions climatiques, évaluées à partir des données de précipitations, de 
température et de végétation, issues de l’imagerie satellitaire ;
– L’indice de stress économique domestique (ISED) synthétise les pressions d’origine 
interne, appréhendées à travers  les finances publiques, la structure démographique, 
l’évolution des prix et leur incidence sur les conditions de financement.
Un score positif de l’ISEG traduit une intensification du stress économique, tandis 
qu’un score négatif renvoie à une phase de détente ou un environnement favorable. La 
pondération retenue accorde une importance décroissante au stress extérieur, suivi du 
stress agricole, puis du stress domestique, reflétant la structure d’une économie à la fois 
sensible aux prix internationaux, dépendante des performances agricoles et soumise à 
des contraintes internes pesant sur la soutenabilité de sa trajectoire.
6 OCDE, Manuel de construction des indicateurs composites, 2008.

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32
BUDGET ÉCONOMIQUE EXPLORATOIRE 2027
Figure 9. Schéma de construction de l’indicateur de stress économique global
Croissance France
ACP de 1er niveau (variables en sous-indices)
ACP de 2ème niveau (sous-indices en indice global)
22,5 %
Inflation
22,6 %
Taux d'endettement
28,8 %
Déficit budgétaire
structurel
19,0 %
Taux de dépendance 
démographique
29,6 %
22,3 %
14,5 %
21,2 %
19,5 %
39,4 %
Environnement extérieur
ISEE
34,4 %
ISA
ISEG
26,2 %
ISED
Équilibres internes
Croissance Espagne
TCER
Cours du pétrole
Cours du blé
Précipitations
32,0 %
Température pendant 
la saison agricole
16,5 %
Température hors
la saison agricole
22,7 %
Indice de végétation par 
différence normalisée
28,8 %
Secteur agricole
Source : HCP
La lecture proposée distingue deux périodes. La première s’étend de 1990 à 2010, où 
le stress économique global trouve son origine dans les fragilités internes et agricoles. 
La seconde, entre 2011 et 2025, est marquée par le changement des sources du stress 
économique vers les facteurs extérieurs, et par la conjonction de chocs multiples depuis 
le début des années 2020.
Prédominance des fragilités internes et agricoles entre 1990 et 
2010
Au début des années 1990, l’ISED atteint des niveaux élevés sous l’effet des déséquilibres 
hérités de la décennie précédente au moment où l’ISEE connaît une détente jusqu’en 
2006, dans un environnement international globalement porteur.

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33
BUDGET ÉCONOMIQUE EXPLORATOIRE 2027
Figure 10. Indice de stress économique extérieur (1990-2025)
-2.0
-1.5
-1.0
-0.5
0.0
0.5
1.0
1.5
1990 1995 2000 2005 2010 2015 2020 2025
Blé Croissance France Pét rol e
Croissance Espagne TCER ISEE
Source : HCP
La volatilité la plus marquée provient du secteur agricole, structurellement exposé aux 
aléas climatiques. Entre 1990 et 2009, l’ISA affiche de fortes oscillations, avec des pics 
de tension en 1995 puis entre 1999 et 2001. Le pic du milieu des années 1990 de l’ISEG 
illustre la capacité d’un choc climatique à se propager à l’ensemble de l’économie, faute 
de mécanismes d’amortissement suffisamment développés.
La faiblesse du stress extérieur ne suffit pas à compenser la conjonction d’un stress 
interne élevé et d’une agriculture sous contrainte, de sorte que la vulnérabilité de 
l’économie reste, à ce stade, essentiellement domestique et climatique.
Figure 11. Indice de stress agricole (1990-2025)
-1,5
-1,0
-0,5
0,0
0,5
1,0
1,5
1990 1995 2000 2005 2010 2015 2020 2025
Précipitations Température agricole Température estivale
Indice de végétation ISA
Source : HCP

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34
BUDGET ÉCONOMIQUE EXPLORATOIRE 2027
À partir de la seconde moitié des années 1990, et plus nettement dans les années 2000, 
les équilibres internes se redressent, l’ISED devenant négatif entre 2007 et 2009, dans un 
contexte de réformes économiques, d’investissement public, d’ouverture commerciale 
progressive et de modernisation de l’appareil productif. La maîtrise de l’inflation préserve 
un cadre propice à la demande intérieure et au financement de l’investissement, tandis 
que l’allègement relatif des contraintes budgétaires et financières réduit le stress 
économique domestique.
Après une phase de détente au début des années 2000, l’environnement international 
s’est dégradé à partir de 2007, culminant avec la crise de 2008. Ce choc exogène s’est 
transmis à l’économie nationale par la contraction de la demande extérieure et la volatilité 
des cours des matières premières. Toutefois, la consolidation préalable des équilibres 
macroéconomiques internes, conjuguée à une conjoncture agricole favorable, a doté le 
Maroc des marges de manœuvre nécessaires pour absorber ces tensions.
Figure 12. Indice de stress économique domestique (1990-2025)
-1,5
-1,0
-0,5
0,0
0,5
1,0
1,5
1990 1995 2000 2005 2010 2015 2020 2025
Déficit budgétaire structurel Endettement
Inflation Taux de dépendance démographique
ISED
Source : HCP
Recomposition des vulnérabilités et exposition extérieure entre 
2011 et 2025
Entre 2011 et 2014, l’ISEE affiche une hausse sous l’effet de la crise des dettes 
souveraines de la zone euro et d’une nouvelle hausse des cours mondiaux. Parallèlement, 
l’ISED amorce une remontée graduelle, le déficit budgétaire structurel et l’endettement 
s’affirmant comme déterminants majeurs.
De 2015 à 2019, une divergence s’observe entre les sous-indices. L’ISEE et l’ISED 
s’inscrivent dans une période d’apaisement relatif, tandis que l’agriculture, favorable 
jusqu’en 2015, bascule en 2016 vers une contrainte hydrique durable, masquée par la 
détente apparente de l’ISEG.

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35
BUDGET ÉCONOMIQUE EXPLORATOIRE 2027
L’année 2020 marque la rupture la plus nette de la période, avec une tension simultanée 
des trois sous-indices, à savoir une nette contraction de l’activité en France et en 
Espagne, un stress agricole en augmentation, et un stress économique domestique en 
accroissement. L’année 2021 présente une configuration atypique, l’ISEG basculant 
en territoire négatif suite à un simple effet de base lié au rebond post-crise, sans 
assainissement réel des équilibres.
À partir de 2022, les trois canaux se réactivent simultanément. La guerre en Ukraine 
provoque un choc inflationniste mondial, amplifié par des sécheresses successives 
portant le stress agricole à son maximum en 2024. Ces conditions climatiques traduisent 
désormais une contrainte structurelle. Un repli graduel des composantes extérieure et 
domestique s’amorce à partir de 2023, sans que l’ISEG ne marque une baisse notable.
Sur le plan interne, le recours accru aux finances publiques pour amortir les chocs, la 
préservation des revenus et l’accompagnement des réformes sociales renforcent 
la contribution du déficit budgétaire structurel et de l’endettement à l’ISED, qui se 
maintient à un niveau élevé après 2021. Un mouvement de repli s’amorce néanmoins 
à partir de 2023, reflétant l’atténuation progressive des pressions inflationnistes. Ce 
repli reste toutefois limité compte tenu des fragilités structurelles persistantes des 
composantes budgétaires.
L’évolution de l’indice de stress économique global met en évidence une mutation 
profonde des vulnérabilités de l’économie nationale sur les trois dernières décennies. 
Initialement exposé à des fragilités essentiellement internes et climatiques, le Maroc fait 
face, depuis 2011, à une recomposition de ses risques caractérisée par une sensibilité 
accrue aux chocs extérieurs. Les crises géopolitiques récentes et la contrainte hydrique 
devenue structurelle confirment que l’économie marocaine opère désormais dans 
un environnement de stress composite et persistant, où la gestion des équilibres 
macroéconomiques s’avère particulièrement complexe.
Figure 13. Indice de stress économique global (1990-2025)
-1,0
-0,5
0,0
0,5
1,0
1,5
1990 1995 2000 2005 2010 2015 2020 2025
ISEE ISA ISED ISEG
Source : HCP

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36
BUDGET ÉCONOMIQUE EXPLORATOIRE 2027
Dans ce contexte, le choc dans le détroit d’Ormuz porterait l’ISEE à un niveau 
comparable à celui de 2023, alimenté par l’augmentation des cours à l’international et 
le ralentissement de la croissance chez les principaux partenaires. En revanche, l’ISA 
repasserait en territoire négatif, sous l’effet des indicateurs de la campagne agricole 
2025/2026. La configuration de l’année 2026 serait ainsi celle d’un stress économique 
extérieur croissant, conforté par une détente agricole.

=== PAGE PDF 37 ===
37
BUDGET ÉCONOMIQUE EXPLORATOIRE 2027
Dynamisme de la demande intérieure porté par la consommation 
des ménages et l’effort d’investissement 
La demande intérieure devrait conserver son rôle de moteur de croissance économique 
en 2026 et 2027. Elle devrait poursuivre sa contribution positive à la croissance malgré 
la persistance des aléas externes. Ce dynamisme serait porté par la relance de la 
consommation finale, associée à un effort d’investissement qui, bien qu’en décélération, 
préserverait une trajectoire de croissance robuste. 
Le volume de la consommation finale des ménages devrait afficher une progression, 
s’établissant à 4,4 % en 2026, avant de ralentir à 2,4 % en 2027, pour une contribution 
à la croissance avoisinant 2,5 points en 2026 et 1,3 point en 2027. Cette tendance 
trouverait son origine dans la consolidation des acquis salariaux, dans l’augmentation 
des revenus agricoles, ainsi que dans la vigueur des transferts des Marocains résidant 
à l’étranger (MRE). Ces facteurs devraient continuer de soutenir le pouvoir d’achat 
des ménages en dépit d’une inflation orientée à la hausse, atténuée partiellement par 
les retombées d’une campagne agricole favorable. Celles-ci limiteraient l’évolution de 
l’inflation alimentaire. En outre, le dispositif d’aides sociales directes devrait continuer 
de jouer un rôle d’amortisseur, préservant la demande des ménages les plus vulnérables. 
La consommation finale des administrations publiques devrait progresser de 4,2 % en 
2026 puis de 3,9 % en 2027, contribuant à la croissance de près de 0,8 point en 2026 et 
d’environ 0,7 point en 2027. La consommation finale nationale devrait afficher ainsi une 
évolution de 4,4 % en 2026 puis de 2,8 % en 2027, soutenant la croissance à hauteur de 
près de 3,3 points en 2026 et de 2,1 points en 2027.
L’investissement brut serait porté en 2026 et 2027 par l’accélération des infrastructures 
liées aux préparatifs des grandes manifestations internationales et par le maintien de 
l’effort d’investissement des établissements et entreprises publics. L’investissement 
brut devrait ainsi progresser de 9,5 % et 4,8 % respectivement en 2026 et 2027, 
contribuant de 3,2 points et de 1,7 point à la croissance. Dans ce contexte, la demande 
intérieure dans son ensemble devrait croître de 5,9 % en 2026, contribuant de 6,5 points 
à la croissance du PIB, puis de 3,4 % en 2027, avec une contribution de 3,8 points. 
DEMANDE INTÉRIEURE

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38
BUDGET ÉCONOMIQUE EXPLORATOIRE 2027
Figure 14. Contribution des principales composantes de la demande intérieure à la 
croissance économique (en points)
-4
-3
-2
-1
0
1
2
3
4
5
2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026* 2027*
Investissement brut
Consommation finale des ménages
Consommation finale des administrations publiques
* Prévisions.
Source : HCP
Dans ce sillage, le ratio de l’épargne intérieure devrait poursuivre sa trajectoire haussière 
pour atteindre 25,1 % du PIB en 2026 et 25,6 % en 2027. Cette dynamique résulte 
de la croissance du PIB nominal attendue à 6,8 % en 2026 et 4,5 % en 2027, et de la 
progression en valeur de la consommation finale nationale qui progresserait en valeur 
de 6,2 % et 3,8 % respectivement en 2026 et 2027. En tenant compte des revenus 
extérieurs nets, qui devraient se maintenir autour de 6,1 % du PIB en moyenne entre 
2026 et 2027, l’épargne nationale devrait continuer de s’améliorer pour avoisiner 31,3 % 
du PIB en 2026 puis 31,6 % en 2027. Parallèlement, le taux d’investissement brut, qui 
devrait s’établir à 35,2 % du PIB en 2026 puis à 35,3 % en 2027, continuerait de peser sur 
le besoin de financement. Ce dernier devrait s’établir à 3,9 % du PIB en 2026 avant de 
s’alléger à 3,6 % du PIB en 2027.
Figure 15. Ratios des composantes du besoin de financement (en % du PIB)
-4,5
-4
-3,5
-3
-2,5
-2
-1,5
-1
-0,5
0
0
5
10
15
20
25
30
35
40
2022 2023 2024 2025 2026* 2027*
Épargne intérieure Épargne nationale
Investissement brut Besoin du financement
Source : HCP

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BUDGET ÉCONOMIQUE EXPLORATOIRE 2027
Échanges extérieurs affectés par le renchérissement des cours 
mondiaux et les tensions géopolitiques 
Les échanges extérieurs en 2026 devraient évoluer dans un contexte marqué par des 
facteurs d’offre favorables et des conditions externes contraignantes. Ces dernières 
ont perturbé les marchés des matières premières entraînant une révision des prévisions 
établies dans l’édition précédente du Budget économique. Les exportations seraient 
ainsi pénalisées par une demande adressée au Maroc en ralentissement, sous l’effet du 
ralentissement de l’activité économique chez les principaux partenaires.
Les exportations de phosphates et dérivés devraient pâtir en 2026 des tensions logistiques 
et du renchérissement des intrants. La flexibilité de l’appareil productif de l’OCP, la 
suspension des droits compensateurs américains et la diversification des débouchés 
internationaux devraient toutefois en limiter l’impact. En 2027, les exportations de ce 
segment devraient retrouver leur dynamique soutenue. De leur côté, les exportations 
du textile devraient rester orientées à la baisse, le secteur peinant à tirer pleinement 
profit du « nearshoring » méditerranéen. Cette contre-performance résulterait à la fois 
d’une baisse des parts de marché en Espagne, au profit notamment de la Turquie et de 
l’Égypte, et d’un repli plus général de la demande sur le marché français. 
Par ailleurs, les exportations agricoles et agroalimentaires devraient s’inscrire en 
amélioration, bénéficiant des retombées d’une campagne agricole 2025/2026 favorable, 
et de la vigueur de la demande étrangère sur ce segment de produits. De même, les 
exportations des secteurs de l’automobile et de l’aéronautique devraient s’inscrire en 
hausse en 2026 et 2027 par rapport à la tendance observée l’année précédente. Pour 
le secteur automobile, ceci serait notamment porté par le report de certaines mesures 
antipollution en Europe, qui contribuerait à soutenir la demande. Pour sa part, le secteur 
aéronautique devrait poursuivre sa performance soutenue, confirmant la montée en 
puissance continue de cette filière et sa capacité à consolider ses parts sur les marchés 
extérieurs. Dans ce contexte, le volume des exportations de biens devrait se stabiliser 
autour de 4 % en 2026 avant de marquer une reprise à 5,7 % en 2027.
Au niveau des importations, la nette amélioration attendue de la production agricole 
nationale devrait se traduire par un recul des importations de produits alimentaires, 
notamment des achats de céréales, d’animaux vivants et de sucre brut ou raffiné, 
contribuant ainsi à alléger la facture alimentaire importée. En revanche, les importations 
de biens intermédiaires et de biens d’équipement resteraient orientées à la hausse, sous 
l’effet du maintien d’un effort d’investissement soutenu. Les importations énergétiques, 
quant à elles, devraient poursuivre leur trajectoire tendancielle en 2026 et 2027. Ainsi, 
le volume des importations de biens devrait enregistrer une hausse de 8,5 % en 2026, 
et de 7,3 % en 2027.
Les tensions géopolitiques qui affectent le détroit d’Ormuz perturbent fortement le 
trafic maritime, impliquant une baisse des volumes échangés et une hausse des prix des 
DEMANDE EXTÉRIEURE

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BUDGET ÉCONOMIQUE EXPLORATOIRE 2027
matières premières. En 2026, le cours du pétrole Brent devrait augmenter de 31,8 %7, 
tandis que celui du gaz naturel progresserait de 22 %7. Les cours des engrais phosphatés 
suivraient également une trajectoire haussière, évoluant de 5,8 %8 pour les cours du DAP 
et de 8,2 % 8 pour le TSP, sous l’effet conjugué du renchérissement énergétique et de 
la flambée spécifique du soufre et de l’ammoniac, intrants stratégiques de la filière. Le 
blé américain aurait, quant à lui, mieux résisté à ces tensions, avec un renchérissement 
limité à 4 %8.
En 2027, une détente des marchés est attendue à mesure que les perturbations 
s’estompent. Le cours du pétrole devrait ainsi reculer de 11,8 %7, et celui des phosphates 
de plus de 10 %8. Le blé, moins exposé aux chocs énergétiques, verrait sa hausse se 
modérer.
Figure 16. Évolution des déficits externes (en % du PIB)
0%
5%
10%
15%
20%
25%
2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026* 2027*
Déficit commercial
Déficit en ressources
Déficit courant
* Prévisions.
Source : HCP
Sur le plan des services, segment relativement moins affecté par les perturbations des 
chaînes de valeur mondiales, les indicateurs témoignent de la poursuite de la bonne 
tenue des recettes touristiques et du transport. Dans ces conditions, la facture des 
importations devrait s’alourdir, induisant une progression de la valeur des importations 
des biens et services de 10,5 % en 2026 avant une décélération à 6,1 % en 2027. Par 
ailleurs, la valeur des exportations des biens et services devrait augmenter de 8,3 % en 
2026 et de 7,5 % en 2027.
Le déficit commercial devrait marquer un creusement en 2026, passant de 20,5 % du 
PIB à 21,9 %, avant de s’alléger à 21,1 % en 2027. L’excédent de la balance des services, 
faisant preuve d’une solidité structurelle, permettrait de ramener le déficit en ressources 
à seulement 12,3 % du PIB en 2026 et à 10,9 % en 2027.
Les transferts des MRE devraient maintenir leur tendance favorable malgré la dégradation 
du pouvoir d’achat en Europe. Ainsi, le déficit du compte courant devrait atteindre 3,9 % 
du PIB en 2026, contre 2,4 % en 2025, avant de s’alléger légèrement à 3,6 % du PIB en 
2027.
7 Fonds monétaire international, « Mise à jour des Perspectives de l’économie mondiale », juillet 2026.
8 Banque mondiale, « Commodity Markets Outlook », avril 2026.

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BUDGET ÉCONOMIQUE EXPLORATOIRE 2027
Effort budgétaire renforcé dans un contexte de consolidation  
de la trajectoire baissière des ratios d’endettement 
Les prévisions établies au titre du Budget économique prévisionnel 2026 pour les 
finances publiques reposaient sur une trajectoire de croissance favorable à l’échelle 
internationale, conjuguée à un raffermissement de l’activité agricole nationale et la bonne 
tenue des autres secteurs. Cependant, l’intensification des tensions géopolitiques au 
Moyen-Orient a conduit à une révision du cadrage macroéconomique, en particulier les 
hypothèses relatives à l’évolution des cours des matières premières et de la demande 
adressée au Maroc. 
Afin d’atténuer l’impact de ces crises externes sur le marché national, le gouvernement a 
approuvé une rallonge budgétaire de 20 milliards de dirhams pour 2026. Ce financement 
exceptionnel est destiné à stabiliser les prix des produits de base et à couvrir les 
dépenses imprévues tout en maintenant les objectifs de croissance et de consolidation 
budgétaire. 
Dans ce contexte, les dépenses globales de l’État devraient poursuivre leur trajectoire 
haussière pour s’établir à près de 28,1 % du PIB en 2026 puis 26,9 % en 2027. Cette 
dynamique resterait tributaire, d’une part, de la progression incompressible des charges 
de fonctionnement notamment les dépenses de personnel, qui devraient avoisiner 
10,6 % du PIB en 2026 et en 2027 et d’autre part, de l’augmentation des dépenses des 
autres biens et services qui devraient atteindre près de 7 % du PIB en moyenne entre 
2026 et 2027. 
Les dépenses de compensation, quant à elles, devraient enregistrer une accentuation 
considérable en 2026 par rapport à l’année précédente, atteignant près de 1,2 % du 
PIB, sous l’effet du renchérissement du gaz butane, dépassant le niveau initialement 
prévu à près de 500 dollars la tonne 9. À cela s’ajoutent la poursuite des subventions 
accordées aux professionnels du transport ainsi que l’accroissement des transferts vers 
l’Office National de l’Électricité et de l’Eau Potable destinés à absorber la hausse des 
cours des intrants. Ces mesures ont pour objet la préservation du pouvoir d’achat des 
ménages face à l’exacerbation des tensions inflationnistes. Les charges d’intérêts de la 
dette publique, pour leur part, devraient se maintenir à près de 2,2 % du PIB en 2026 et 
2027, dans un contexte de durcissement des conditions de financement sur les marchés 
internationaux, renchérissant l’accès aux ressources extérieures.
S’agissant des dépenses d’investissement, l’État devrait maintenir son effort budgétaire 
pour assurer la réalisation des projets d’infrastructure programmés. Elles devraient ainsi 
atteindre 6,9 % du PIB en 2026 et 6,4 % en 2027, renforçant la rigidité à la baisse des 
dépenses globales. 
9 Ministère des Finances.
FINANCES PUBLIQUES, DETTE ET MONNAIE

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BUDGET ÉCONOMIQUE EXPLORATOIRE 2027
Du côté des ressources, les recettes ordinaires devraient maintenir leur trajectoire 
haussière pour atteindre près de 24,3 % du PIB en 2026 et 23,5 % en 2027. Cette bonne 
tenue serait portée par l’évolution des recettes fiscales qui devraient atteindre près de 
20,6 % du PIB en 2026 et 20,4 % en 2027. L’impôt sur les sociétés devrait enregistrer une 
progression significative représentant près de 5,5 % du PIB en 2026 et 5,4 % en 2027. 
Pour leur part, les recettes de l’impôt sur le revenu devraient décélérer en 2026 après 
la dissipation de l’effet exceptionnel lié à l’opération de régularisation fiscale volontaire 
enregistrée en début d’exercice 2025. Les impôts directs devraient ainsi atteindre près 
de 9,5 % du PIB en 2026 et 9,2 % du PIB en 2027. En matière d’impôts indirects, ces 
derniers devraient progresser pour atteindre près de 8,7 % du PIB en 2026 et 8,8 % en 
2027, tirant profit de l’amélioration de la TVA intérieure et des recettes additionnelles, 
résultat de la hausse des prix à l’importation. Les recettes non fiscales, quant à elles, 
devraient avoisiner 3,4 % du PIB en 2026 et 2,9 % en 2027 en liaison avec les produits 
versés par les établissements et entreprises publics ainsi que les recettes issues des 
mécanismes de financements innovants. 
Compte tenu de l’ensemble de ces évolutions, le déficit budgétaire devrait s’inscrire en 
allègement à près de 3,4 % du PIB en 2026 et 3,2 % en 2027, après 3,5 % en 2025. 
Figure 17. Évolution du déficit budgétaire (en % du PIB)
-8
-6
-4
-2
0
0
5
10
15
20
25
30
2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026* 2027*
Recettes ordinaires Dépenses totales Déficit budgétaire
* Prévisions.
Source : MEF, HCP
Nonobstant les pressions persistantes sur les finances publiques, la poursuite des efforts 
de consolidation budgétaire devrait permettre de conforter l’inflexion baissière des 
indicateurs d’endettement. Ainsi, à la lumière de la tendance des agrégats budgétaires, 
des mesures adoptées au titre du financement extérieur, des dispositions introduites 
par la loi de finances 2026 ainsi que les projections présentées dans la Programmation 
Budgétaire Triennale 2026-2028, l’encours de la dette du Trésor devrait s’établir à 65,8 % 
du PIB en 2026, avant de refluer à 65,2 % en 2027.
Cette dynamique masque toutefois des trajectoires contrastées selon la composante 
considérée. Le ratio de la dette intérieure du Trésor devrait s’inscrire en repli, passant 

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BUDGET ÉCONOMIQUE EXPLORATOIRE 2027
de 47,8 % du PIB en 2026 à 46,9 % en 2027, tandis que la dette extérieure du Trésor 
afficherait une légère progression s’établissant à 18 % du PIB en 2026 puis à 18,3 % en 
2027. Compte tenu de la dette extérieure du reste du secteur public, le ratio de la dette 
publique globale devrait enregistrer un léger repli, passant de 76,5 % du PIB en 2026 à 
76,1 % en 2027.
Figure 18. Structure de la dette du Trésor (en % du total)
78,3
75,8
73,8
72,6
72,0
21,7
24,2
26,2
27,4
28,0
2015-2019
 2020-2024
2025
2026*
2027*
Dette intérieure du Trésor Dette extérieure du Trésor
Source : MEF, HCP
Figure 19. Dette publique globale (en % du PIB)
75,0
83,7
78,0
76,5
76,1
2015-2019
2020-2024
2025
2026*
2027*
Source : MEF, HCP
Sur le plan monétaire, la vigueur de la demande intérieure, soutenue par les conditions 
de financement globalement stables, devrait dynamiser les crédits bancaires. Il en 
résulterait une progression des créances sur l’économie de 8,6 % en 2026, puis de 7,4 % 
en 2027. Ainsi, adossée à des réserves de change assurant l’équivalent de 5,6 mois 
d’importations de biens et services en 2026 et 5,8 mois en 2027, la masse monétaire 
devrait enregistrer une croissance de 8,5 % en 2026, suivie de 5,9 % en 2027.

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BUDGET ÉCONOMIQUE EXPLORATOIRE 2027
INDICATEURS MACROÉCONOMIQUES
Indicateurs
Réalisations Prévisions
2023 2024 2025 2026 2027
Évolution de l’environnement international (en %)
Économie mondiale (FMI) 3,3 3,5 3,5 3,0 3,4
Cours du pétrole (FMI) -17,2 -1,8 -14,4 31,8 -11,8
Cours des matières premières non énergétiques (FMI) -9,7 3,7 9,9 18,6 1,3
Commerce mondial (FMI) 3,9 3,7 5 3,5 4,3
Demande adressée au Maroc -1,7 0,7 4,9 2,6 2,9
Économie nationale
Évolution des secteurs productifs (en %)
PIB en volume 3,8 4,4 4,9 4,8 3,0
Valeur ajoutée agricole 1,5 -5,7 8,2 19,1 -6,8
PIB non agricole 4 5,6 4,5 3,3 4,2
Valeur ajoutée secondaire 0,9 3,8 3,3 1,1 3,7
Valeur ajoutée tertiaire 5,2 5,6 4,3 3,9 4,2
Inflation (indice implicite du PIB) 7,3 4,1 1,6 1,9 1,5
Évolution des composantes de la demande (en %)
Demande intérieure 5,1 6,7 6,1 5,9 3,4
Consommation finale nationale 5,3 4,1 2,1 4,4 2,8
Consommation finale des ménages 4,7 2,9 1,2 4,4 2,4
Consommation finale des administrations publiques 6,8 8,0 5,1 4,2 3,9
Investissement brut 4,4 13,9 16,3 9,5 4,8
Importations de biens et services en volume 9,5 12,2 9,0 8,2 7,0
Exportations de biens et services en volume 7,8 7,7 6,6 6,1 6,8
Principaux ratios (en % du PIB)
Déficit commercial 19,2 18,9 20,5 21,9 21,1
Déficit en ressources 10,4 10,2 11,3 12,3 10,9
Déficit du compte courant 1,0 1,2 2,4 3,9 3,6
Déficit budgétaire 4,3 3,8 3,5 3,4 3,2
Dette du Trésor 68,7 67,7 66,6 65,8 65,2
Dette publique globale 81,2 80,2 78,0 76,5 76,1
Taux d’investissement 29,0 30,6 33,6 35,2 35,3
Épargne intérieure 20,7 22,6 24,7 25,1 25,6
Épargne nationale 27,9 29,4 31,1 31,3 31,6

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